Celui qui connaît les femmes, ne connaît pas leur âme ; il ne connaît même pas leur corps ; il ne connaît que leurs nerfs.
La vraie pudeur est de cacher ce qui n'est pas beau à faire voir.
Deux regards qui se croisent, c'est un peu d'éternité reconnue.
Un homme qui a la foi doit se préparer à être un martyr mais aussi un sot.
Même après qu'elles ont disparu, les choses continuent d'exister par le nom qui seul reste en définitive.
L'agriculteur est un homme qui tire son argent de la campagne et le dépense à la ville.
La vie est un pur phénomène du hasard : on peut calculer le nombre de possibilités existant dans l'ordre des chromosomes, mais qui peut prévoir les chances qui s'offrent à un nouveau né ?
Tous les grands poètes ont écrit à dix-sept ans ; les plus grands sont ceux qui parvinrent à le faire oublier.
Il y aura toujours des gens qui n'aiment pas la jeunesse, Pour qui d'avoir vingt ans et de vivre sans un sou Est un péché dont le bonheur les rend fous.
Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent.
Il y a des régions qui doivent rester obscures. Ni floues ni ignorées mais simplement privées de la mémoire des mots.
Ce qui sauve la plupart des hommes de la perdition, c'est que la plupart des femmes ne draguent pas.
Tout ce qui n'est pas moi est incompréhensible.
Et qu'est-ce qu'un ami, sinon quelqu'un qui respecte vos nerfs ?
Le temps est une femme qui ne cesse d'accoucher obstinément, furieusement, vicieusement.
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
Chaque citoyen peut faire tout ce qui n'est pas contraire à la loi, sans en craindre d'autres inconvénients que ceux qui résultent de l'action même.
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
L'eau, le conseil et le sel ne donnent pas à ceux qui ne vous le demandent pas.
Qui croit tout est souvent déçu.
Personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au ciel ne veulent pas mourir pour y arriver.
Un esprit vif et à l'aise, peut se contenter de ne rien voir, et ne peut rien voir qui ne réponde.
C'est le motif seul qui donne du caractère aux actions des hommes.
Je ne suis pas une personne qui s'intéresse à la réalité. Je suis sur la réalité augmentée.
De quelque côté qu'un homme se tourne. Il en trouvera un autre qui a besoin de lui.
Exister, c'est ne pas se confondre avec le milieu environnant, c'est être hétérogène, c'est être différent. Chaque couleur n'est elle-même que par le contraste avec la couleur qui lui fait face. Elle n'a de valeur que dans l'opposition.
La liberté naturelle consiste dans le droit de faire tout ce qui ne nuit pas au droit d'autrui.
Je suis un partisan des frontières, à condition de pouvoir les franchir sans tracasseries inutiles. Mais j'aimerais qu'on fasse passer chaque voyageur devant un détecteur qui refoulerait impitoyablement les imbéciles et les vulgaires, le petit nombre étant seul admis à jouir des différences et s'en abreuver.
Il y a deux moments qui sont pareils pour moi : lorsque je suis en scène et lorsque je suis dans un lit avec un homme amoureux.
On se persuade mieux, pour l'ordinaire, par les raisons qu'on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres.
Le bien et le mal naissent dans l'homme Tel le poussin qui naît dans l'oeuf.
Un homme amoureux est un homme qui veut être plus aimable qu'il ne peut ; et voilà pourquoi presque tous les amoureux sont ridicules.
L'artiste qui renonce à une heure de travail pour une heure de causerie avec un ami sait qu'il sacrifie une réalité pour quelque chose qui n'existe pas.
L'enthousiasme est une maladie qui se gagne.
La terre est peuplée de truqueurs et de bavards, qui se servent des mots comme d'une monnaie qu'ils sauraient fausse.
Les jeunes gens s'imaginent que rien n'est plus facile à faire qu'une pièce de théâtre, ce qui est vrai. Mais rien n'est plus difficile à réussir.
Quelque horreur qu'inspire une violence amoureuse à la personne qui en est l'objet, il est à remarquer qu'elle en inspire encore davantage aux femmes à qui elle n'est point faite.
Sait-on jamais qui, de celui qui part ou de celui qui reste, ira le plus loin ?
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Ce ne sont pas les héroïsmes et les coups d'éclat qui font avancer le monde, mais plutôt l'accumulation de tous les gestes quotidiens et modestes dont la somme finit par racheter l'humanité toute entière.
Ceux qui s'enferment dans la souffrance le font pour se protéger de la sympathie d'autrui.
Le souvenir, ce n'est pas une réminiscence du passé, c'est le moment où le présent trébuche sur une aspérité de l'histoire et libère un message laissé là longtemps auparavant, qui se déploie et prend son sens.
L'horizon qui cerne cette plaine, c'est celui qui cerne toute vie; il donne une place d'honneur à notre soif d'infini, en même temps qu'il nous rappelle nos limites.
La solitude est la plus terrible des souffrances qui puisse éprouver l'homme au cours de sa vie.
L'aiguille qui habille tout le monde, reste elle-même toute nue.
Amadeus Mozart est à la musique quelque chose comme Jean Nicolas Arthur Rimbaud à la littérature. Ce sont des gens qui ont créé quelque chose que personne avant eux n'avait. Des génies absolus. Vous pouvez reconnaître leurs harmonies parmi des milliers.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Le fil qui unit deux amis est tellement bon qu'on ne peut jamais le rafistoler lorsqu'il est coupé.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
Le monde ne sera pas hérité par le plus fort, il sera hérité par ceux qui sont le plus en mesure de changer.