La sexualité en tant qu'expression de l'amour est au coeur de tous les drames et de toutes les grandeurs qui nous dévastent.
Certaines choses et certains êtres ont besoin de la distance qui les sépare de nous, et que cette distance demeure infranchissable. Ils y puisent leur nourriture.
Il y a des gens qui retirent volontiers ce qu'ils ont dit, comme on retire une épée du ventre de son adversaire.
Celui qui déplace une montagne commence par déplacer de petites pierres.
La mode est le reflet de notre époque. La mode peut vous dire tout ce qui se passe dans le monde avec une forte image de mode.
Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu'un, si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est ce qu'on nous a laissé ? Des lendemains qui chantent ? Le grand marché Européen ? On a plus qu'a être amoureux comme des cons ! Et ça, c'est pire que tout.
Nul n'est plus misérable que celui qui sait et ne dit pas, si ce n'est celui qui dit et ne fait pas.
Les photos portent cela : la vie passée et la mélancolie qui s'y attache.
Lors d'une dispute conjugale, la seule personne qui écoute attentivement la version de chaque époux, c'est le locataire de l'appartement contigu.
Un homme qui parle trois langues est trilingue. Un homme qui parle deux langues est bilingue. Un homme qui ne parle qu'une langue est anglais.
Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche.
Comme le paysan aime à voir une vache avant de l'acheter, l'électeur aime à connaître celui pour qui il va voter.
Le sexe, ce pauvre instrument à qui nous demandons tant de plaisir, alors qu'il ne peut donner que le soulagement.
Un enfant qui ne s'est instruit qu'à l'école n'est pas un enfant instruit.
Qui n'est pas capable d'applaudir des deux mains à l'effondrement de son bien n'est pas totalement mûr pour le vagabondage.
Ce qui me navre le plus chez l'espèce humaine, ce n'est pas qu'elle passe son temps à s'entre-tuer, c'est qu'elle y survive.
L'attrait qu'exerce le virtuose sur le public paraît assez semblable à celui qui attire les foule vers les jeux du cirque. On espère toujours qu'il va se passer quelque chose de dangereux : M. Ysaye va jouer du violon en [...] ► Lire la suite
Celui qui veut être obéi doit savoir commander.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
J'fais comme j'l'e sens. Ceux qui m'aiment comprendront pourquoi je le fais justement parce qu'ils m'aiment.
Le seul homme qui tire profit du capitalisme est l'escroc, et il devient millionnaire en un rien de temps.
Oui, l'habit ça flatte toujours ; et ce n'est pas moi qui suis élégant, c'est mon costume.
Nous piétinerons éternellement aux frontières de l'Inconnu, cherchant à comprendre ce qui restera toujours incompréhensible. Et c'est précisément cela qui fait des nous des hommes.
Ceux qui parlent la même langue forment un tout que la pure nature a lié par avance de mille liens invisibles.
Ce qui a toujours fait de l'Etat un enfer sur la terre, c'est que l'homme a voulu en faire son ciel.
Le théâtre c'est de l'imagination pour ceux qui n'en ont pas.
La jeune fille bien élevée est le seul animal qui rougit en voyant une banane.
Le vrai écrivain n'est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l'histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit.
C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
Mon père est noir et ma mère est blanche. Par conséquent, je pourrais répondre à l'un ou l'autre, ce qui fait de moi un mélange racial, pris entre deux communautés.
Je ne ferais exister ce moment qu'en fonction des gens qui sont dans cette pièce, et la vie n'est rien d'autre que ça, une longue sucession de pièces et tous ceux et celles qui sont avec nous dans cette pièce contribuent à notre histoire.
L'honnêteté est une folle qui s'aliène ceux qu'elle sert.
Qui sème le casque bleu, récolte la tempête.
Il n'est pas tragique de ne pas atteindre son but, ce qui est tragique, c'est de ne pas avoir de but.
Il faut être indulgent aux parvenus. Songez au surmenage qu'ils s'imposent toute leur vie pour disputer les honneurs à ceux qui les ont mérités.
Etre macho, c'est être comme moi : ceux qui le sont plus sont des mufles ; ceux qui le sont moins ne sont pas des hommes.
Toutes les pièces de théâtre ont fini par créer un monde à côté de la vie, qui se fait illusion à lui-même et finit par se croire vivant.
Le temps est court pour celui qui pense et il est interminable pour celui qui désire.
Ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, c'est la vie qui détermine la conscience.
- Et la cigarette c'est pour qui ? - C'est pour les tapettes ! - Et toi t'est une tapette ? - Nan j'suis pas une tapette.
Souvent les gens prennent leurs propres lacunes pour celles de la société qui les entoure, et cherchent à réformer ladite société parce qu'ils sont incapables de se réformer eux-mêmes.
Il est évident que le poète écrit sous le coup de l'inspiration, mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.
Qui cache ses fautes en veut faire encore.
Un intellectuel, c'est quelqu'un qui a trouvé quelque chose de plus intéressant que le sexe.
Il n'y a pas de classement de l'univers qui ne soit arbitraire et conjectural. La raison en est très simple : nous ne savons pas quelle chose est l'univers.
Hé bien ! filles d'enfer, vos mains sont-elles prêtes ? Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
La douleur persiste pour qui n'a pas d'espoir.
Puits de Lumières qui a inspiré Jules Ferry pour constituer notre École lire, laïque et gratuite. Un ouvrage fort instructif, qui rappelle les grands principes humanistes en perdition dans l'Education Nationale.
La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde, c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi.
A ceux qui objecteraient que nombre de femmes ont rompu aujourd'hui avec les normes et les formes traditionnelles de la retenue et qui verraient dans la place qu'elles font à l'exhibition contrôlée du corps un indice de "libération", il suffit [...] ► Lire la suite