Le vrai écrivain n'est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l'histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit.
La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir une peine pour des crimes commis dans une existence antérieure.
Soyez liés l'un à l'autre comme les arbres sont liés à la terre ; ainsi votre amour portera le fruit de belles et de nombreuses saisons.
A cette époque de ma vie, j'aimais tout le monde, et je croyais que tout le monde s'aimait.
Dans ce monde il y a deux attitudes : opter pour la vie et opter pour la mort.
Je veux savoir si le monde a un organisateur et comment c'est organisé. Il y a une vraie curiosité chez moi pour la manière dont tout ça fonctionne.
Rien dans ce monde n'arrive par hasard.
La vocation du théâtre est, à mes yeux, la plus basse des misères de ce monde abject et la sodomie passive est, je crois, un peu moins infâme.
Tout le monde a une faiblesse. La mienne c'est la gourmandise.
Le nuage érotique devient parfois orage et retombe vers la terre sous forme de pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'atmosphère. La pluie se redresse aussitôt sous forme de plante immobile.
Comme il serait agréable que les enfants viennent au monde pourvus d'un bouton qu'il suffirait de tourner pour diminuer le volume du son !
Pourquoi ne pas chercher la vérité de la vie, même si vous ne la trouverez jamais, au lieu de chercher quelqu'un à qui crier votre désespoir de trouver le monde si stupéfiant.
Je ne me suis jamais posé la question de savoir comment je me situe, dans le monde et le temps. Je travaille et je paie mes impôts. Les deux, d'ailleurs, s'annulent si bien que je travaille, finalement pour rien.
Impossible de pardonner à qui nous a fait du mal, si ce mal nous abaisse. Il faut penser qu'il ne nous a pas abaissé, mais a révélé notre vrai niveau.
Par la sélection naturelle, notre esprit s'est adapté aux conditions du monde extérieur.
Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu.
La « fibre morale ». Voyons, c'est quoi au fond, la « fibre morale » ? Avant, je croyais que c'était toujours dire la vérité, se montrer généreux, donc à la base, se prendre pour un putain de scout. Mais maintenant je vois les choses [...] ► Lire la suite
Un écrivain a pour métier la vérité. Laquelle a pour meilleure amie la liberté. L'animal par nature étant plus libre que l'humain, nul ne prête plus attention à ses propos que l'écrivain.
Le vrai danger, ce n'est pas quand les ordinateurs penseront comme les hommes, c'est quand les hommes penseront comme les ordinateurs.
Le meilleur livre, c'est le monde ; le meilleur ami, c'est Dieu.
Il est vraisemblable qu'il survienne des choses qui ne sont pas vraisemblables.
L'absolu, tout ce qui est de l'absolu, doit obligatoirement être banni du monde et le quitter. C'est en ce monde, avec le monde qu'il faut vivre.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
Chacun a son Amérique à soi, et puis des morceaux d'une Amérique imaginaire qu'on croit être là mais qu'on ne voit pas.
L'univers, et nous tous, sommes entrés vivants dans la simulation, dans la sphère maléfique, même pas maléfique, indifférente, de la dissuasion: le nihilisme, de façon insolite, s'est entièrement réalisé non plus dans la destrucrion, mais dans la simulation et la dissuasion.
Je préfère être en retard dans ce monde qu'en avance dans l'autre.
Nous avons construit un monde où l'intelligence est la première des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
Cet âge où l'on quitte l'enfance et où l'on se mesure au monde est l'un des moments les plus extraordinaires de la vie. Le second, c'est quand on a des enfants soi-même. Après, tout le reste, ce sont des souvenirs.
Oui, aimer, voilà le vrai fond de penser, cette loi est la mienne.
Le plus grand danger du monde est de perdre le goût de Dieu.