Quand la tourmente sera passée, vous vous rendrez compte que ces épreuves, qui auraient pu vous faire perdre courage, vous ont au contraire renforcé.
Les ignorants et le vulgaire sont bien heureux. Tout est pour eux carrément arrangé dans la nature. Ils comprennent tout ce qui est, par la raison que cela est.
Qu'il est fou de perdre sa vie pour des idées,Des idées comme ça, qui viennent et qui font,Trois petits tours, trois petits morts,et puis s'en vont.
L'âme qui ne souffre pas reste un bourgeon de fleur fermé, alors que l'âme qui souffre donne des fleurs qui se transformeront un jour en fruits.
Celui qui dit que le bonheur ne s'achète pas a oublié qu'il y a les petits chiots.
Les pires choses en général sont faites des meilleures qui ont mal tourné.
C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
On peut souvent juger de l'esprit d'une femme sur ce qui la fait rire, mais aussi sur ce qui ne la fait pas rire.
Ceux qui font de leurs vêtements l'essentiel de leur personnalité finissent en général par ne valoir guère mieux qu'eux.
Une oreille attentive est exceptionnelle aussi bien pour celui qui écoute que pour celui qui parle. Lorsque nous sommes reçus à coeur ouvert, sans être jugés, qu'on nous écoute d'une oreille intéressée, notre esprit s'ouvre.
Celui qui donne un bon conseil, construit d'une main, celui conseille et donne l'exemple, à deux mains ; mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d'une main et détruit de l'autre.
La langue de coton se distingue de son homologue de bois, dure et soviétique, par son côté rassurant, chaud, moelleux, qui fait oublier sa totale insignifiance.
Depuis des siècles, l'homme est victime d'un paradoxe : il cherche le métal précieux qui le libérera, et pourtant il reste son prisonnier.
Celui qui brise une chose pour apprendre ce qu'elle est, a quitté les chemins de la raison.
Je condamne simplement les hommes et tout le fonctionnement du monde, qui n'ont jamais voulu prendre conscience du rôle important, difficile mais en fin de compte magnifique, lui aussi, que joue la femme dans la société.
L'Enfer, c'est pour ceux qui n'ont jamais pris de risques. Qui se sont laissés vivre sans se remettre en question, sans rien faire, ou alors en emmerdant les autres, en profitant d'eux.
Rien n'est plus précieux à mes yeux qu'un collaborateur qui ose me contredire, me démontre que j'ai tort, me force à étayer mes décisions. Etre entouré de flatteurs et autres lèche-bottes ouvre la voie à l'échec.
Ceux qui ne croient pas en Dieu font preuve d'une crédulité qui n'a rien à envier à celle qu'ils reprochent aux croyant.
Toutes les religions sont fausses par la surface qui est le dogme, et vraies par le fond qui est Dieu.
Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux.
La guerre n'est tout au plus que barbarie. Sa gloire n'est qu'illusion. Ce n'est seulement que ceux qui n'ont jamais tiré un coup de feu ou qui n'ont jamais entendu les cris et gémissements des blessés, ce sont ceux-là qui appellent à la vengeance,
Un humoriste, c'est un philosophe qui rit jaune...
Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l'instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.
L'avenir d'un couple est creux. C'est une duperie qui engendre l'accoutumance et la dépendance.
Tout paraît simple à qui est transfiguré par sa vie intérieure.
A qui le bon Dieu donnerait-il son ciel s'il n'y avait pas sur la terre que des gens heureux ?
Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes.
Il y a des gens au monde qui aimeraient mieux perdre une dizaine d'amis qu'un bon mot.
Le philosophe, se portant pour un être qui ne donne aux hommes que leur valeur véritable, il est fort simple que cette manière de juger ne plaise à personne.
C'est étonnant comme ces écrivains célibataires qui n'ont pas d'enfants s'occupent du problème de l'enfant !
Chantons la gloire de nos pèresQui dans l'histoireOnt fait leur trouEt qui toujours, nous disent les livres,Sont restés libresComme la mer et le mistral.
Quand, deux ou trois heures plus tard, le calme revint à la maison, ma soeur me coiffa et me maquilla. Mais quelque chose était mort en moi. Et, comme dans les histoires que j'avais lues à propos de fées qui [...] ► Lire la suite
Celui qui va doucement, va loin.
Il y a des choses qui paraissent incroyables à la plupart des hommes qui n'ont pas étudié les mathématiques.
Une femme ne doit pas faire de bruit, ne pas déranger, ne pas se faire remarquer, ne pas avoir l'esprit de compétition, ne pas chercher la gloire. Çà, c'est réservé aux hommes. Mais rebellez-vous ! Pensez enfin à vous. A ce qui vous plaît.
Qui a du beurre sur la tête, ne doit pas marcher au soleil.
Je bouge avec le temps. Tout ce qui se passe dans le temps, je suis preneur.
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous mets tout proches de la divinité.
Parce que, au fond, c'est ça l'amour : une déclaration d'éternité qui doit se réaliser ou se déployer comme elle peut dans le temps.
L'homme n'est qu'un animal plus parfait que les autres et qui raisonne mieux.
Celui qui n'aime est malheureux, Et malheureux est l'amoureux.
Le Temps ressemble à un hôte du grand monde, qui serre froidement la main à l'ami qui s'en va et qui, les bras étendus, embrasse le nouveau venu.
C'est toujours le métro d'en face qui arrive le premier.
Le socialisme est la forme moderne de la protestation qui, à toutes les époques d'activité intellectuelle, s'est élevée, plus ou moins vive, contre l'injuste répartition des avantages sociaux.
Un homme qui craint de s'enivrer ne jette pas son vin, il le mélange.
Il est étonnant de voir que le nombre d'événements qui se produisent chaque jour dans le monde remplissent exactement un journal.
Ce qui nous trompe, c'est la prodigieuse variété de nos actions, jointe à l'habitude que nous avons prise en naissant de confondre le volontaire avec le libre.
L'arrière-pensée est une chose commune qui ne mérite pas qu'on l'exprime.
Les Anglais sont un peuple de pirates qui, après avoir pillé le monde, ont commencé à s'ennuyer.
Nier la foi, c'est se condamner soi-même ainsi que l'esprit qui engendre nos forces créatrices.