Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui.
Il y a un amour que l'on appelle vénal pour laisser croire que l'autre ne se vend pas.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.
La solitude que l'on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C'est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Savoir ce que l'on veut, vouloir ce que l'on sait.
Je vous mets au défi de me citer un film de Stanley Kubrick que l'on peut interrompre.
C'est en donnant de la gaieté au drame que l'on peut supporter le désespoir.
L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance.
Peut-être que la seule chose que l'on puisse faire, c'est tenter de finir avec les bons regrets.
Ce qui est, presque toujours, est fort peu de choses, toutes les fois que l'on ne pense pas que ce qui est produit ce qui sera.
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
On devient ce que l'on est, et cela sans même le vouloir et malgré toute volonté adverse.
Pas plus sans doute que l'on aime ou que l'on souffre, il ne faut dire que l'on écrit.
Le plaisir de trouver vaut mieux que ce que l'on trouve.
Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.
La vie ne vaut que par le bonheur que l'on donne, ou le malheur que l'on empêche.
Ne pas comprendre la langue du seul ami que l'on possède, ça fait peur.
Solitude. C'est le prix que l'on paie à se différencier des autres.
Si on veut remonter à l'origine de l'intuition que l'on a des nombres, il faut revenir à l'intuition que l'on a du temps.
Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l'on n'a pas produit.
L'indépendance est un droit que l'on acquiert difficilement.
L'amour que l'on peut mesurer est un amour bien pauvre.
Aucun fou n'est fou tant que l'on se plie à ses raisons.
Les seules choses qui sont impossibles à finir sont celles que l'on ne commence pas.
Il est un temps où il faut s'avouer ses propres vérités et identifier ce que l'on attend de la vie.
Comme l'avenir est incertain, comme les prévisions que l'on peut faire aujourd'hui risquent d'être contredites par la réalité de demain, alors essayons de vivre heureux, hic et nunc.
Il est plus facile que l'on croit de se haïr. La grâce est de s'oublier.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
C'est ceux que l'on aime qui nous donnent une raison de vivre et de mourir.
La terre, cela ne se vend pas, car rien ne peut-être vendu que l'on ne peut emporter avec soi.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrètement de faire.
L'arithmétique la plus difficile à maîtriser est celle qui nous permet de ne compter que sur ce que l'on a.
Vice : plaisir que l'on n'a pas goûté.
C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.
Rien ne peut être vendu, à l'exception de ce que l'on peut emporter avec soi.
On a tant besoin que l'on ait besoin de nous.
Les seuls amis dignes d'intérêt sont ceux que l'on peut appeler à 4 heures du matin.
On admire les choses que l'on ne comprend pas.
Les choses qu'on pense que l'on va perdre deviennent excessivement précieuses. On aime ceux que l'on a peur de perdre.
Sapiens Humain, est-ce ton genre qui est en cause ou ton espèce ? « Homo sapiens ». Connais-tu la signification de ton nom ? « Sapiens », dit le Gaffiot : « intelligent, sage, raisonnable, prudent ». Veux-tu que l'on [...] ► Lire la suite
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
La meilleure action que l'on puisse faire est de ne pas agir.
C'est très puissant de dire non. C'est la chose la plus puissante que l'on puisse dire."
En chaque enfant, on l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on ait à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. Il a raison.
On s'attaque à ta vie privée ? C'est que l'on ne trouve rien à redire à tes ouvrages.
Il nous reste, quoi qu'on fasse, la grande interrogation : sa propre mort, celle surtout de ceux que l'on aime.