L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance.
Il est un temps où il faut s'avouer ses propres vérités et identifier ce que l'on attend de la vie.
Je n'avais que 4 ans quand j'ai compris qu'on pouvait être abandonné par ceux que l'on aime le plus.
Savoir ce que l'on veut, vouloir ce que l'on sait.
Les choses vont si vite de nos jours que l'on a à peine le temps de dire : "C'est impossible !", c'est fait.
Peut-être que la seule chose que l'on puisse faire, c'est tenter de finir avec les bons regrets.
Dans un amour vrai que l'on rompt, il y a toujours un coeur que l'on brise.
C'est ceux que l'on aime qui nous donnent une raison de vivre et de mourir.
Rien ne peut être vendu, à l'exception de ce que l'on peut emporter avec soi.
La terre, cela ne se vend pas, car rien ne peut-être vendu que l'on ne peut emporter avec soi.
Aucun fou n'est fou tant que l'on se plie à ses raisons.
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
Chaque repas que l'on fait est un repas de moins à faire.
L'expiation est puissante : c'est le verrou sur la porte que l'on referme sur le passé.
Le plus grand reproche que l'on puisse faire aux auteurs difficiles, c'est de céder à la facilité.
Les mauvaises herbes même sont de celles que l'on pourrait rendre bonnes en en usant congrûment.
On devient ce que l'on est, et cela sans même le vouloir et malgré toute volonté adverse.
Vice : plaisir que l'on n'a pas goûté.
Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires.
Il ne faut point faire par les lois ce que l'on peut faire par les moeurs.
C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.
Les choses qu'on pense que l'on va perdre deviennent excessivement précieuses. On aime ceux que l'on a peur de perdre.
Le seul travail que l'on puisse commencer par le haut, c'est creuser un trou.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Apprendre les langues prend énormément de temps, et il en est de même pour toutes les choses que l'on veut connaître.
Je vous mets au défi de me citer un film de Stanley Kubrick que l'on peut interrompre.
Ce que l'on dit à l'être à qui l'on dit tout n'est que la moitié de ce qu'on lui cache.
Il n'est pas de limite, de frontière, de garde-fou que l'on puisse imposer au temps.
Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l'énergie de le faire.
Comprendre ne peut être qu'une longue construction ; dire que l'on n'a pas compris, c'est faire preuve d'une vive intelligence. Comprendre qu'on n'a pas compris, c'est ce qu'il y a de plus difficile à admettre.
L'amour que l'on peut mesurer est un amour bien pauvre.
C'est très puissant de dire non. C'est la chose la plus puissante que l'on puisse dire."
Ce que l'on voit est toujours décevant. Il faut croire à ce que l'on mange.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
Ecrire, ce n'est pas commenter ce que l'on croit savoir, mais chercher ce qu'on ne sait pas encore et ce que parler veut dire.
On a le visage que l'on mérite.
Il y a des affections que l'on appelle amour, comme il y a des tisanes que l'on baptise champagne.
Il se publie actuellement tant d'ouvrages sur la sexualité que l'on ne demande même plus aux gens de se taire dans les bibliothèques, mais seulement de conserver leur calme.
Quand on veut défendre les libertés, on est bien obligé de constater que l'on va à contre-courant de l'histoire.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
Si jeune que l'on soit, le jour où l'on perd sa mère, on devient vieux tout à coup.
L'aventure c'est le trésor que l'on découvre chaque matin.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
En chaque enfant, on l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on ait à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. Il a raison.
Du côté positif, mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout.
La seule chose que l'on peut obtenir à temps des artisans, c'est un cercueil.
Il faut avoir vis-à-vis de l'oeuvre que l'on écoute, que l'on interprète ou que l'on compose, un respect profond devant l'existence même. Comme si c'était une question de vie ou de mort.
En ce monde mortel, il n'est de grave que ce rapport tendre entre les hommes que l'on nomme Amour.