On a l'impression quand on a atteint la quarantaine, qu'on n'a pas fait ce que l'on devait faire et qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on a à faire.
Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l'on transforme en saucisson.
C'est en faisant confiance aux possibilités des acteurs de générer des sens beaucoup plus larges que l'on peut avoir une maîtrise de l'espace qui ne soit pas rétrécissante.
Tant que l'on fera perdre la vie aux voleurs comme aux meurtriers, les vols ne se commettront jamais sans assassinats. Les deux délits se punissant également, pourquoi se refuser au second, dès qu'il peut couvrir le premier ?
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
Le plus grand outrage que l'on puisse faire à un gourmand, c'est de l'interrompre dans l'exercice de ses mâchoires.
Le fermier qui aura réussi à croiser une dinde avec un kangourou aura créé la première volaille que l'on puisse farcir de l'extérieur.
Pour la grande, l'immense majorité des créateurs, il y a une volonté évidente de se survivre, ou de faire survivre ce que l'on a devant soi.
Il doit être possible de nager dans l'océan de celui que l'on aime sans se noyer...
Une chose que l'on ne connaît que par les journaux et les livres, on peut jurer qu'on ne la connaît pas.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
La vie que l'on recherche ressemble toujours à nous-mêmes.
J'écris pour que l'on puisse me lire et non pas pour que l'on parle de moi.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
On devient stupide dès que l'on cesse d'être passionné.
J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
C'est toujours ce qui se passe dans la vie : on s'imagine jouer son rôle dans une certaine pièce, et l'on ne soupçonne pas qu'on vous a discrètement changé les décors, si bien que l'on doit, sans s'en douter, se produire dans un autre spectacle.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
La vie est une mèche que l'on consume, les pièces d'artifices reflétant nos joies ou nos malheurs.
La fréquentations des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
Trop de douceur écrite sur la figure. C'est le signe de ceux que l'on exploite.
La vie n'aime pas que l'on désespère d'elle.
On a mécontenté tout le monde ? Il y a des chances pour que l'on ait dit la vérité.
L'honneur est un vieux saint que l'on ne chôme plus. Il ne sert plus de rien, sinon d'un peu d'excuse.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Mais ériger en dogme que toutes les sociétés ne font qu'une; qu'il n'existe qu'une vérité; que chaque expérience est compatible avec toutes les autres; que l'on peut tout savoir et que toute virtualité peut se réaliser est une entreprise qui ne peut sans doute que mal finir.
Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.
Un ambassadeur est un honnête homme que l'on envoie mentir à l'étranger dans l'intérêt de son pays.
Il y a tant de génies de nos jours que l'on peut vraiment se réjouir lorsque le ciel nous envoie un enfant qui n'en est pas un.
L'amour que l'on refuse aux uns finit tôt ou tard par manquer à tous les autres, même à celui ou celle que l'on croit adorer.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
Il faut être indulgent avec les acteurs, les défauts qu'on leur reproche ne s'appliquent jamais à celui que l'on croit.
Les plus belles histoires d'amour sont hélas, bien souvent, celles que l'on n'a pas eues.
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
Dans le champ amoureux, les blessures les plus vives viennent davantage de ce que l'on voit que de ce que l'on sait.
On est si bien la tète appuyée sur l'épaule de la femme que l'on aime.
Le corps humain n'est pas fait pour toutes les années que l'on pourrait vivre.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
C'est en parlant le moins possible de ce que l'on mijote qu'on a le plus de chances de rester un bricoleur de l'inusité.
On s'habitue à tout, même à ce que l'on n'acceptera jamais.
Les résolutions prises lors des campagnes électorales ne sont rien d'autre que l'agrandissement de celles que l'on prend au Nouvel An.
Tout ce que l'on réussit, on le rate d'abord.
Faire croire à des gens d'esprit que nous sommes ce que nous ne sommes point est plus difficile, dans la plupart des cas, que de devenir vraiment ce que l'on veut paraître.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.