Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
On s'habitue à tout, même à ce que l'on n'acceptera jamais.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
C'est toujours ce qui se passe dans la vie : on s'imagine jouer son rôle dans une certaine pièce, et l'on ne soupçonne pas qu'on vous a discrètement changé les décors, si bien que l'on doit, sans s'en douter, se produire dans un autre spectacle.
On a l'impression quand on a atteint la quarantaine, qu'on n'a pas fait ce que l'on devait faire et qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on a à faire.
La vie que l'on recherche ressemble toujours à nous-mêmes.
On devient stupide dès que l'on cesse d'être passionné.
Ce que l'on dit à l'être à qui l'on dit tout n'est que la moitié de ce qu'on lui cache.
Faire croire à des gens d'esprit que nous sommes ce que nous ne sommes point est plus difficile, dans la plupart des cas, que de devenir vraiment ce que l'on veut paraître.
Rien de bon n'est jamais sorti des reflets de l'esprit se mirant en lui-même. Ce n'est que depuis que l'on s'efforce de se renseigner sur tous les phénomènes de l'esprit en prenant le corps pour fil conducteur, que l'on commence à progresser.
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
Il arrive souvent de ne rien obtenir parce que l'on ne tente rien.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
Il faut être indulgent avec les acteurs, les défauts qu'on leur reproche ne s'appliquent jamais à celui que l'on croit.
Que la morale fasse partie d'une éducation publique commune à toutes les classes de citoyens. Que l'on écarte avec soin de cette éducation toute influence sacerdotale.
Le premier signe de l'ignorance, c'est de présumer que l'on sait.
J'écris pour que l'on puisse me lire et non pas pour que l'on parle de moi.
Tant que l'on fera perdre la vie aux voleurs comme aux meurtriers, les vols ne se commettront jamais sans assassinats. Les deux délits se punissant également, pourquoi se refuser au second, dès qu'il peut couvrir le premier ?
Le corps humain n'est pas fait pour toutes les années que l'on pourrait vivre.
La vie n'aime pas que l'on désespère d'elle.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Ne rien promettre, et donner en disant que l'on refuse.
Les résolutions prises lors des campagnes électorales ne sont rien d'autre que l'agrandissement de celles que l'on prend au Nouvel An.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
On est tous les jours dans le cas de se laisser enseigner des choses que l'on sait par des gens qui les ignorent.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Il n'est point d'amitié que l'on doive rompre.
On est si bien la tète appuyée sur l'épaule de la femme que l'on aime.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
On a sans doute a peu près les mêmes chances de gagner à la loterie, que l'on y joue ou pas.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
On peut parce que l'on croit pouvoir.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
Les choses qu'on pense que l'on va perdre deviennent excessivement précieuses. On aime ceux que l'on a peur de perdre.
Là où commence le caractère dégradant de l'intrigue, c'est quand on fait la cour à ceux que l'on méprise.
Je meurs d'avoir cru que l'on pouvait vivre seul.
Ce n'est pas de la bigoterie qu'être certain d'avoir raison ; mais cela l'est d'être incapable d'imaginer que l'on puisse se tromper.
Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
Qu'est-ce que l'inspiration ? C'est d'avoir une seule chose à dire, que l'on n'est pas fatigué de dire.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
Il faut considérer la vie comme une partie que l'on peut gagner ou perdre.