Le principe de la monarchie se corrompt lorsque des âmes singulièrement lâches croient que ce qui fait que l'on doit tout au prince fait que l'on ne doit rien à sa patrie.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
La possession diminue souvent au lieu de la compléter la connaissance que l'on avait l'un de l'autre.
Toutes les idées qui triomphent courent à leur perte, et les autres ne valent que par ce que l'on y aura mis soi-même de fièvre et d'espérance.
C'est curieux, comme on lit bien dans les yeux de ceux que l'on aime pas ; les autres, les yeux de ceux qu'on aime, sont, au contraire, pleins de mystères.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
L'indifférence que l'on porte à l'autre est sans doute la pire des raisons de lui être fidèle.
Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.
Il y a tant de génies de nos jours que l'on peut vraiment se réjouir lorsque le ciel nous envoie un enfant qui n'en est pas un.
Je voudrais que l'on vienne jouer aux dés sur ma tombe, j'ai trop aimé ce bruit.
On part, un jour, parce que l'on veut croire qu'un regard peut triompher des bornes de la pensée.
Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
Là où commence le caractère dégradant de l'intrigue, c'est quand on fait la cour à ceux que l'on méprise.
On dit toujours le lendemain ce que l'on a vu la nuit en rêve.
Rien ne flatte les gens davantage que l'intérêt que l'on prend ou semble prendre à leurs propos.
Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l'on transforme en saucisson.
De la notion que l'on a de Dieu dépend de la manière de concevoir la destinée de l'homme.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
L'habitude veut que l'on agrège sa solitude à celle des autres.
Dès que l'on commence à épier son corps, le vieillissement a commencé.
Les seuls regrets doivent naître des choses que l'on n'a pas pu accomplir.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Il y a deux choses que l'on voit de l'espace. L'Himalaya et le déficit de George Bush.
Il n'y a de défaites que celles que l'on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
On n'est pas payé pour ce qu'on vaut mais pour ce que l'on rapporte.
Quand on court après ce que l'on n'a pas, on se brûle toujours.
Wagner : un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore...
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.
Le marketing est une sorte de sociologie vénale, d'ethnologie de bazar dont le but est de savoir de quoi vous n'avez pas besoin et que l'on pourrait quand même vous vendre.
Comment peut-on croire à ce que l'on crée alors que la publicité donne aux personnages tellement plus de réalité qu'on ne pourrait le rêver ?
On a mécontenté tout le monde ? Il y a des chances pour que l'on ait dit la vérité.
C'est en parlant le moins possible de ce que l'on mijote qu'on a le plus de chances de rester un bricoleur de l'inusité.
L'instruction ce n'est pas tellement ce que l'on sait comme de se rappeler en temps opportun qu'il y en a d'autres qui savent.
Le premier signe de ce que l'on devient religieux est qu'on devient joyeux.
L'adresse n'est autre chose qu'une juste dispensation des forces que l'on a.
Je reviens te chercherJe savais que tu m'attendaisJe savais que l'on ne pourraitSe passer l'un de l'autre longtempsJe reviens te chercherBen tu vois, j'ai pas trop changéEt je vois que de ton côtéTu as bien traversé le temps.
Ce que tu serais fâché que l'on te fît, aie soin de ne jamais le faire à un autre.
Il y a tant de choses que l'on voudrait rattraper mais qui nous échappe.
Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement.
C'est quand il se retrouve pensif que l'on doit observer le technocrate.
L'univers peut se tromper. C'est à cela que l'on reconnaît l'erreur, elle est universelle.
J'écris pour que l'on puisse me lire et non pas pour que l'on parle de moi.
Savoir n'est pas savoir, si personne d'autre ne sait ce que l'on sait.
Il y a des femmes tellement précoces que l'on est tenté de se demander si elles ont été jamais vierges.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
On oublie quelquefois le mal que l'on a souffert, jamais celui que l'on a fait.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.