On ne s'éprend pas de ce que l'on respecte, ni peut-être de ce que l'on aime ; on ne s'éprend pas surtout de ce à quoi l'on ressemble ; et ce dont je différais le plus, ce n'étaient pas les femmes.
Si c'est ta volonté,De ne plus m'entendre parler,De ne plus entendre ma voix,Comme auparavant;Je resterai coi,J'attendrai le moment,Que l'on m'ai parlé,Si c'est ta volonté.
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
Chaque époque a ses libertés et ses interdits, je pense que l'on peut dire des choses aujourd'hui, que l'on ne pouvait pas dire à l'époque de Desproges ou de Le Luron.
Qui se montre seul au début du XIIIe siècle, sinon les insensés, les possédés, les marginaux que l'on traque ? L'ordre du monde requiert que chacun demeure enserré dans un tissu de solidarités, d'amitiés, dans un corps.
Mais quels privilèges, quels avantages matériels méritent que l'on perde son âme ?
Nous employons des mots qui ne servent à rien, - et qui sont très gênants... et dangereux! On pose! - On dit: mon Coeur, ton Coeur, notre Coeur... On y tient! - Je te jure que l'on s'en passerait très bien, - et que cela simplifierait beaucoup les choses.
Tout l'art d'écrire des lettres est dans l'emploi de ces finesses opportunes, de ces nuances par l'effet desquelles on donne aux gens l'impression que l'on parle d'eux, tout en ne parlant que de soi.
Il est dur de parler de la peur et de la faim. Ce sont des choses que l'on ressent très fort, mais que l'on ne peut pas décrire.
On a toujours besoin de plus d'argent que l'on n'en gagne.
On est un dès que l'on s'aime.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
La conviction certaine que l'on pourrait si l'on voulait est cause d'inertie chez maints bons esprits.
Ce que l'on sait le mieux, c'est... ce qu'on a appris non des livres mais grâce aux livres, par les réflexions qu'ils ont suscitées.
Nous avons une multitude de vies, sauf celle que l'on a prévue.
C'est aux miracles que l'on connaît les saints.
Il y a des maladies extravagantes qui consistent à vouloir ce que l'on n'a pas.
C'est surtout ce que l'on ne comprend pas qu'on explique.
Tant que l'on séjourne sur cette terre, c'est à des êtres humains que l'on a affaire.
Le cocuage n'est que ce que l'on le fait.