Toutes les passions, comme le nom l'indique, viennent de ce que l'on subit au lieu de gouverner.
Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
Quelque délicat que l'on soit en amour, on pardonne plus de fautes que dans l'amitié.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
Ce que l'on gagne est à soi et l'on a le droit d'en disposer.
On ne sait jamais ce que deviennent les paroles que l'on profère, les phrases que l'on écrit.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Faire appel. En termes de justice, demander que l'on remette les dés dans le cornet pour un nouveau lancer.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
La faute que l'on commet pour ses maîtres est un acte de vertu.
Je pense que l'on peut faire plus d'ennemis en tant que femme avec un cerveau.
On est dans l'idéologie inverse : plus on a le nez sur l'événement, plus on pense que l'on comprend.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
J'ai eu le sentiment que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d'enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l'autorité américaine, comme un train que l'on attelle à une puissante locomotive.
Il faut toujours se souvenir des compliments que l'on reçoit et ne pas faire cas des remarques désobligeantes !
Quand, à propos d'une idée, on dit qu'on est d'accord sur le principe, cela signifie que l'on n'a pas la moindre intention de la mettre à exécution.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
Un homme malin c'est un homme qui comprend en ignorant pourquoi il comprend, à la différence d'un homme intelligent qui comprend pourquoi il ne comprend pas, et de l'imbécile qui comprend en ignorant que l'on est en train de parler d'autre chose.
Je pense que l'on peut avoir une personnalité, mais qu'il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
On se vaut, bien que l'on ne se convienne pas.
Quand on sait tous les dons exceptionnels qu'il faut pour être ministre, on comprend mieux que l'on soit presque toujours obligé de prendre les mêmes.
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Il faut penser deux fois à ce que l'on veut, parce qu'un jour ou l'autre l'on possède.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Un programme c'est un sort que l'on jette à un ordinateur et qui se transforme en messages d'erreur.
Le grand monde est un mauvais lieu que l'on avoue.
On ne saurait bien être que ce que l'on est.
Ce serait formidable si l'on s'autorisait à dire la vérité de ce que l'on sent, comme des gamins.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Il est parfois mieux de vivre avec ce que l'on aime, plutôt que de vivre avec ceux qu'on aime, car le premier ne nous trahit jamais.
Richesse. Notion relative. Depuis l'instauration de l'impôt sur les grandes fortunes, on sait toutefois que l'on est considéré comme riche à partir de 3.500.000,00 francs et pauvre jusqu'à 3.499.999,00 francs.
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
Ce qui console, ce sont les livres, le plaisir que l'on éprouve à lire...
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Les épreuves sont une matière brute sur laquelle nous devons travailler. Dès l'instant où nous adoptons ce point de vue, c'est tout un processus qui se déclenche, c'est-à-dire que l'on commence à moudre cette matière brute pour la transformer.
C'est le mal d'une société, on ne sait plus dire que l'on s'aime.
Il arrive que l'on se fréquente soi-même, entre un rêve éveillé et un bouquet de désespoir.
Il faut de l'âge pour savoir au juste ce que l'on aime.
Que de gens prouvent que l'on peut-être médiocre, même avec de l'esprit !
Ne considérer les petits incidents que comme des victoires que l'on doit toujours sacrifier aux grandes affaires.
Ils sont plus honnêtes - et c'est naturel - ceux qui recherchent la simplicité de préférence à l'abondance ; car mieux on se contente de ce que l'on a, et moins on convoite le bien d'autrui.
Quand on sait qui l'on est, c'est plus facile de savoir ce que l'on veut et de le demander aux autres.
Du bâton que l'on tient on est souvent battu.
Il faut inventer en même temps que l'on apprend.
Je suis né et j'ai travaillé dans une période que l'on pourrait qualifier d'enviable.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.