Si la raison est un don du ciel et que l'on en puisse dire autant de la foi, le ciel nous a fait deux présents incompatibles et contradictoires.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'arriver au même but : celui de posséder ce que l'on désire.
La maladie est une réponse, une pauvre réponse que l'on invente à une souffrance.
Il faut faire attention à ce que l'on désire, car il n'est pas impossible que l'on finisse par l'obtenir.
Lorsqu'on cherche par cupidité à avoir plus que l'on n'a, on perd même ce qu'on possède.
En général, la mort fait que l'on devient plus attentif à la vie.
Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil.
Si fort que l'on soit, on trouve toujours son maître.
Ce que l'on croît de la vanité, résulte souvent d'un complexe d'infériorité.
J'ai depuis toujours un sens de la perception qui ne vient pas de ce que j'ai appris mais de cet indicible que je ressens chez les autres et chez moi, qui est là au moment présent. C'est un espace silencieux [...] ► Lire la suite
Le plus difficile dans la maternité, c'est cette inquiétude intérieure que l'on ne doit pas montrer.
Mieux vaut vivre enchaîné près de celui que l'on aime, que libre au milieu des jardins près de celui que l'on hait.
La vraie beauté, c'est ce que l'on dégage. Si l'on dégage du soleil, du bonheur, si on s'aime un peu soi-même, le regard que les autres posent sur vous sera infiniment plus indulgent.
Mais voici le plus atroce : l'art de la vie consiste à cacher aux personnes les plus chères la joie que l'on a à être avec elles, sinon on les perd.
Prolonger des adieux ne vaut jamais grand-chose ; ce n'est pas la présence que l'on prolonge, mais le départ.
L'indifférence est une épreuve. Le succès est une épreuve que l'on réserve à ceux que l'indifférence n'a pas su tuer.
Dire ce que l'on a sur le coeur permet de garder intact ce qu'il y a à l'intérieur !
Le "politiquement correct" est la meilleure chose que l'on ait inventée pour permettre aux imbéciles de l'ouvrir et obliger les gens de bon-sens à la fermer.
Un livre est comme un jardin que l'on porte dans sa poche.
Quand on n'a pas ce que l'on aime Faut aimer ce que l'on a.
C'est certainement un des principes les plus importants et les efficaces de la stratégie que de mettre séance tenante à profit un succès de quelque manière qu'on l'ait conquis, autant que les circonstances le permettent, car tous les efforts que [...] ► Lire la suite
Il faut reconnaître à travers la parole détournée, les mauvaises intentions que l'on nous prête.
L'avenir, c'est ce que l'on a devant soi et qui nous botte le cul quand on lui tourne le dos.
C'est l'appartenance à un camp - la position décentrée - qui va permettre de déchiffrer la vérité, de dénoncer les illusions et les erreurs par lesquelles on vous fait croire - les adversaires vous font croire - que l'on est [...] ► Lire la suite
La barque que l'on retient au port n'apprend pas à naviguer. Laissons-la donc prendre le large...
Tant que l'on ne comprend pas les autres, on ne peut pas se comprendre, et inversement.
Il est préferable d'affronter une fois dans sa vie un danger que l'on craint que de vivre dans le soin éternel de l'éviter.
L'absence ne fait mal que de ceux que l'on aime.
Les mouettes naissent des mouchoirs que l'on agite au départ du bateau.
La règle du jeu était de ne rien changer, et ce que l'on pouvait appeler taquinerie lorsqu'on était gamin devait à présent s'appeler perversion.
Ce que l'on nomme fermeté chez un roi s'appelle entêtement chez un âne.
Que les actes qui constatent la naissance, le mariage, la mort des citoyens soient soustraits à une autorité étrangère et ne reçoivent leur authenticité que d'officiers d'état civil établis par la loi. Que la morale fasse partie d'une éducation publique [...] ► Lire la suite
Le meilleur usage que l'on puisse faire de la parole est de se taire.
S'il est vrai que l'on soit riche de tout ce dont on n'a pas besoin, un homme fort riche, c'est un homme qui est sage.
La vie humaine est une suite de compromis, et il n'est pas toujours facile de réaliser en pratique ce que l'on a trouvé vrai en théorie.
On ne récolte jamais que les sentiments que l'on sème.
La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l'on pense mais à penser tout ce que l'on dit.
Ce que l'on apprend durant l'enfance est mieux gravé que dans la pierre.
C'est un amour bien pauvre, celui que l'on peut calculer.
L'étranger est un ami que l'on n'a pas encore rencontré.
Le silence est fait de paroles que l'on n'a pas dites.
Le dimanche soir, l'un des pires moments que l'on puisse imaginer : encore en congé mais déjà au travail, toute la force du capitalisme à l'oeuvre.
Le bonheur n'est-il point de feindre de faire par passion ce que l'on fait par intérêt ?
La liberté de l'Humanité ne réside pas dans le fait qu'elle peut faire ce que l'on veut, mais que l'on n'est pas obligé de faire ce qu'on ne veut pas.
Chaque fois que l'on refuse 1 milliard pour le logement, c'est 10 milliards que l'on prépare pour les tribunaux, les prisons, les asiles de fous.
Si l'on faisait tout ce que l'on doit vraiment faire avant de partir en vacances, elles seraient terminées sans même avoir commencé.
Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche.
Chaque fois que l'on fait passer nos différences avant nos ressemblances, on met le doigt dans un processus d'affrontement.
On ne vit pas de ce que l'on mange, mais de ce que l'on digère.
Ce que l'on fait dans sa vie résonne dans l'éternité.