Quand on ne pense pas à ce que l'on dit, c'est qu'on dit ce que l'on pense.
On peut dire et écrire ce que l'on veut sur moi ou presque, parce que je pars du principe suivant : Dîtes ce que vous voulez, pourvu que ça ne soit pas vrai.
Dans l'amitié comme dans l'amour on est souvent plus heureux par les choses qu'on ignore que par celles que l'on sait.
On perd ce que l'on tient quand on veut gagner tout.
C'est par faiblesse que l'on hait un ennemi, et que l'on songe à s'en venger ; et c'est par paresse que l'on s'apaise, et qu'on ne se venge pas.
Les grosses araignées du matin, que l'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leur toile dans tous les coins.
C'est un honneur, un plaisir de voir ce que l'on a transmis être réalisé par d'autres. C'est ce qu'il y a de plus valorisant.
Littérature : clamer devant tout le monde ce que l'on prend soin de dissimuler à son entourage immédiat.
Ce n'est pas du premier coup que l'on trouve son équilibre et la simplicité de la vie au milieu de toutes les complications de la richesse. Il y faut de l'entêtement.
Dès l'instant que l'on s'approprie le pouvoir, on devient impuissant.
Le propre des hommes passionnés est de ne pas croire un seul mot de ce que l'on écrit sur les passions.
Il définissait la philosophie comme l'art de trouver une mauvaise raison à ce que l'on croit d'instinct.
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
La fièvre, à ce que l'on dit, nous délivre des puces, et l'infortune de nos amis.
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l'on capte si l'on est attentif.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
L'inspiration n'est pas une idée, l'inspiration n'est pas la capacité de faire certaines choses, mais l'inspiration est tout ce qui nous entoure : notre environnement, les gens qui existent sur cette terre et ce que l'on vit au jour le jour qu'il soit bon ou mauvais.
Dès qu'on est un peu connu, les sollicitations affluent de toutes parts afin que l'on s'engage au service de causes multiples et variées.
On est heureux que quand on tient dans ses bras ce que l'on aime.
Le gouvernement américain a accès aux données et peut contrôler des paiements à l'échelle planétaire. Les citoyens américains estiment peut-être que leur démocratie est la meilleure que l'on puisse trouver sur le marché, mais, pour les citoyens européens, le prix est inacceptable.
Le cerveau n'est pas une bibliothèque que l'on remplit. A quoi sert de l'encombrer du contenu d'une encyclopédie si l'on est capable d'aller retrouver dans celle-ci les informations nécessaires.
Selon l'anthropologue Jean-Pierre Digard, cet amour croissant pour quelques bébêtes que l'on cajole est le pendant nécessaire des cruautés que l'on fait subir à toutes les autres. Une manière de nous racheter, en somme.
Le monde a deux histoires : l'histoire de ses actes, celle que l'on grave dans le bronze, et l'histoire de ses pensées....
Il existe deux façons de mourir : en songeant à ceux que l'on quitte, en songeant à ceux que l'on rejoint.
Bien poser les questions, c'est tout un art. Où tout dépend, bien sûr, de la réponse que l'on veut obtenir.
Il y a des expériences que l'on préfère se rappeler en prenant des distances envers elles.
L'écriture, la belle écriture, celle qui a résisté à l'usure du temps et que je lis, ne fixait que des paroles importantes, et dans des formes artificielles, le latin ou bien ce langage sophistiqué que l'on employait dans les réunions mondaines.
L'être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d'abord ce que l'on précise. Il y a cette sorte de mystère qu'un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
La réalité, c'est que le montant des impôts par rapport à ce que l'on produit commence à baisser et va continuer à baisser.
On quitte vite les amis, en fin de compte, c'est moins vrai des femmes que l'on aime. Le plus dur reste la famille, mais, là encore, être rapide est la solution. Sinon, condamnation à perpétuité.
C'est d'ailleurs l'un des pièges de la coquetterie : soigner ses cheveux, c'est se préoccuper de l'aspect que l'on a de dos.
Ce que l'on sait le mieux, c'est ce que l'on a deviné, puis ce que l'on a appris par l'expérience.
Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.
La plus commune des inconséquences est de ne pas vouloir les moyens de ce que l'on veut.
Je veux qu'on sorte d'une forme de poujadisme contemporain où ceux qui disent à longueur de journée que l'on paie trop d'impôts sont les mêmes à dire non dès que l'on veut changer quelque chose, ou demander des efforts aux collectivités.
Ceux que l'on raille valent peut-être mieux que les railleurs.
Beaucoup de gens ont déjà fait l'expérience de la transcendance, mais il est possible qu'ils ne s'en soient pas rendu compte.C'est une expérience que l'on peut faire juste avant de s'endormir.
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense.
Des bruits couraient que le ballet La mort du cygne avait été commandité par des bookmakers du nord de l'État de New York et que l'on pariait gros sur la survie de l'oiseau.
Les déboires de la Révolution française ne l'ont pas empêchée de répandre universellement la croyance que tous les hommes sont identiques et interchangeables. Que l'on proclame l'égalité de dignité, certes ! Que l'on s'efforce d'égaliser graduellement les droits et les chances, bien sûr !
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
La force sexuelle est une énergie que l'on peut comparer au pétrole, les ignorants et les maladroits sont brûlés - cette force brûle leur quintessence - tandis que ceux qui savent l'utiliser, les Initiés, volent dans l'espace.
Il est très ennuyeux de faire ce que l'on a déjà compris, déjà fait.
Ce que l'on perd par l'épée, on doit le reprendre par l'épée
Le péché que l'on cache est demi pardonné.
Nous convenons de nos défauts, mais c'est pour que l'on nous démente.
Ton film aura la beauté, ou la tristesse, ou etc. que l'on trouve à une ville, à une campagne, à une maison, et non la beauté, ou la tristesse, ou etc., que l'on trouve à la photographie d'une ville, d'une campagne, d'une maison.
On ne sait bien que ce que l'on n'a point appris.
Enfin, en ce qui nous concerne, nous les professionnels, je considère que l'on jongle un peu avec les libertés individuelles. Je suis profondément choqué par le fait que n'importe où, n'importe quand, on puisse nous faire ouvrir notre valise comme au temps de l'occupation.
J'aime les citations car c'est une joie de trouver des pensées que l'on pourrait avoir, admirablement exprimées avec beaucoup d'autorité par quelqu'un de plus sage que soi-même.