L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?
Les seules choses qui sont impossibles à finir sont celles que l'on ne commence pas.
La solitude que l'on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C'est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Rien ne peut être vendu, à l'exception de ce que l'on peut emporter avec soi.
C'est un grand art quelquefois de vouloir ce que l'on est assuré de désirer.
La vie est une chose fabuleuse, étonnante, incroyable, créatrice, que l'on trivialise et banalise en la réduisant en des jeux de molécules.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Si Dieu avait voulu que l'on prit la Vie sérieusement, il ne nous aurait pas donné le sens de l'humour.
L'amour à sens-unique n'a pas de sens. L'amour est fait de deux morceaux, de deux parties égales que l'on rassemble pour former un tout, une boule ronde, une pomme.
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
Lorsqu'il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l'on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l'on n'a pas produit.
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
C'est dans les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande solitude.
On ne respecte que les femmes que l'on ne désire pas.
Le chat est un domestique infidèle que l'on ne garde que par nécessité.
Aucun fou n'est fou tant que l'on se plie à ses raisons.
On admire les choses que l'on ne comprend pas.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.
Plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.
Il y a un amour que l'on appelle vénal pour laisser croire que l'autre ne se vend pas.
Dès lors que l'on jette sa vie à tous les vents, on découvre des choses qu'on avait jamais soupçonnées, qu'on ne peut apprendre en nulle autre circonstance.
Il est un temps où il faut s'avouer ses propres vérités et identifier ce que l'on attend de la vie.
L'amour : c'est une maladie qui rend mauvais. Dès que l'on aime vraiment quelqu'un, on ne peut s'empêcher de lui nuire, même et surtout si l'on veut le rendre heureux.
L'indépendance est un droit que l'on acquiert difficilement.
La terre, cela ne se vend pas, car rien ne peut-être vendu que l'on ne peut emporter avec soi.
Peut-être que la seule chose que l'on puisse faire, c'est tenter de finir avec les bons regrets.
Dans un amour vrai que l'on rompt, il y a toujours un coeur que l'on brise.
Il n'est pas de limite, de frontière, de garde-fou que l'on puisse imposer au temps.
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] ► Lire la suite
L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance.
L'amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l'on passera à le faire.
Le plaisir de trouver vaut mieux que ce que l'on trouve.
L'expiation est puissante : c'est le verrou sur la porte que l'on referme sur le passé.
C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
Si on veut remonter à l'origine de l'intuition que l'on a des nombres, il faut revenir à l'intuition que l'on a du temps.
Il y a des affections que l'on appelle amour, comme il y a des tisanes que l'on baptise champagne.
Il se publie actuellement tant d'ouvrages sur la sexualité que l'on ne demande même plus aux gens de se taire dans les bibliothèques, mais seulement de conserver leur calme.
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.
Les mauvaises herbes même sont de celles que l'on pourrait rendre bonnes en en usant congrûment.
La vie ne vaut que par le bonheur que l'on donne, ou le malheur que l'on empêche.
Je vous mets au défi de me citer un film de Stanley Kubrick que l'on peut interrompre.
C'est ceux que l'on aime qui nous donnent une raison de vivre et de mourir.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
Quand on veut défendre les libertés, on est bien obligé de constater que l'on va à contre-courant de l'histoire.
Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires.