Il n'y a pas que de doctrine vraie en art, parce qu'on se lasse de tout et que l'on finit par s'intéresser à tout.
Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà.
Quand on peut tout ce que l'on veut, il n'est pas aisé de ne vouloir que ce que l'on doit.
Comprendre ne peut être qu'une longue construction ; dire que l'on n'a pas compris, c'est faire preuve d'une vive intelligence. Comprendre qu'on n'a pas compris, c'est ce qu'il y a de plus difficile à admettre.
S'accepter tel que l'on est voilà une des sagesses à acquérir.
On choisit l'âge de faire des enfants suivant le temps que l'on est prêt à passer avec eux.
C'est bien plus souvent dans les petites choses que dans les grandes que l'on connaît les gens courageux.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
On ne s'accuse de la rage que pour faire croire que l'on sait mordre.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
Chaque repas que l'on fait est un repas de moins à faire.
Tirez du péril ceux que l'on mène à la mort, et ne cessez point de délivrer ceux qu'on entraîne pour les faire mourir.
Lorsqu'il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l'on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
Ce que l'on voit est toujours décevant. Il faut croire à ce que l'on mange.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
L'amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l'on passera à le faire.
On ne fait pas son bonheur avec la place que l'on occupe, mais avec son caractère.
Tout effort que l'on fait dessert la pratique, car il fait des vagues dans notre esprit. D'autre part, il est impossible d'atteindre le calme absolu de l'esprit. Il faut donc faire un effort, mais il faut s'oublier dans cet effort.
Nous avons tous des secrets que nous gardons cachés aux yeux du monde. Des amitiés que l'on prétend ; des relations que l'on cache ; mais les plus dangereux secrets qu'une personne puisse déterrer sont ceux qu'on garde en nous.
L'amour à sens-unique n'a pas de sens. L'amour est fait de deux morceaux, de deux parties égales que l'on rassemble pour former un tout, une boule ronde, une pomme.
Le chat est un domestique infidèle que l'on ne garde que par nécessité.
Le sexe représente une force trop immense pour que l'on en fasse bon marché ou mauvais usage.
L'on projette toujours dans le héros ce qu'on est, ou ce que l'on aimerait être.
Dans un amour vrai que l'on rompt, il y a toujours un coeur que l'on brise.
C'est dans les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande solitude.
La puissance est le signe que nous donne la vie pour nous prévenir que l'on est en train de vieillir.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Une fois que l'on a commencé à voir, nous ne pouvons que chercher le courage de voir plus.
L'aventure c'est le trésor que l'on découvre chaque matin.
La vie est une chose fabuleuse, étonnante, incroyable, créatrice, que l'on trivialise et banalise en la réduisant en des jeux de molécules.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l'énergie de le faire.
On ne respecte que les femmes que l'on ne désire pas.
En ce monde mortel, il n'est de grave que ce rapport tendre entre les hommes que l'on nomme Amour.
Que de gens que l'on croit heureux et qui sont au désespoir.
La folie est souvent la logique d'un esprit juste que l'on opprime.
Les reproches ne sont fait qu'à ceux que l'on estime.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus place pour le mal.
Sexcuse : motif que l'on invoque pour se dérober à une invitation érotique trop pressante.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Le seul travail que l'on puisse commencer par le haut, c'est creuser un trou.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
Le plus grand reproche que l'on puisse faire aux auteurs difficiles, c'est de céder à la facilité.