De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] ► Lire la suite
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
L'amour à sens-unique n'a pas de sens. L'amour est fait de deux morceaux, de deux parties égales que l'on rassemble pour former un tout, une boule ronde, une pomme.
Ce qui est, presque toujours, est fort peu de choses, toutes les fois que l'on ne pense pas que ce qui est produit ce qui sera.
Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.
Plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.
Dès lors que l'on jette sa vie à tous les vents, on découvre des choses qu'on avait jamais soupçonnées, qu'on ne peut apprendre en nulle autre circonstance.
Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui.
L'on projette toujours dans le héros ce qu'on est, ou ce que l'on aimerait être.
Nous avons tous des secrets que nous gardons cachés aux yeux du monde. Des amitiés que l'on prétend ; des relations que l'on cache ; mais les plus dangereux secrets qu'une personne puisse déterrer sont ceux qu'on garde en nous.
Lorsqu'il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l'on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
La vie est une chose fabuleuse, étonnante, incroyable, créatrice, que l'on trivialise et banalise en la réduisant en des jeux de molécules.
La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrètement de faire.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
C'est dans les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande solitude.
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
L'amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l'on passera à le faire.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Si Dieu avait voulu que l'on prit la Vie sérieusement, il ne nous aurait pas donné le sens de l'humour.
Que de gens que l'on croit heureux et qui sont au désespoir.
A certains moments, il semble qu'on ait besoin d'une âme attentive, étrangère à soi, pour s'assurer de ce que l'on est. Seul, on ne s'entend plus vivre...
Sexcuse : motif que l'on invoque pour se dérober à une invitation érotique trop pressante.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
La solitude que l'on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C'est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l'on n'a pas produit.
C'est en donnant de la gaieté au drame que l'on peut supporter le désespoir.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.
On ne respecte que les femmes que l'on ne désire pas.
Il y a un amour que l'on appelle vénal pour laisser croire que l'autre ne se vend pas.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
L'amour : c'est une maladie qui rend mauvais. Dès que l'on aime vraiment quelqu'un, on ne peut s'empêcher de lui nuire, même et surtout si l'on veut le rendre heureux.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
On admire les choses que l'on ne comprend pas.
Solitude. C'est le prix que l'on paie à se différencier des autres.
Le chat est un domestique infidèle que l'on ne garde que par nécessité.
Les seules choses qui sont impossibles à finir sont celles que l'on ne commence pas.
L'indépendance est un droit que l'on acquiert difficilement.
Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà.
La folie est souvent la logique d'un esprit juste que l'on opprime.
Rien ne peut être vendu, à l'exception de ce que l'on peut emporter avec soi.
Dans un amour vrai que l'on rompt, il y a toujours un coeur que l'on brise.
La terre, cela ne se vend pas, car rien ne peut-être vendu que l'on ne peut emporter avec soi.
Il est toujours amusant de voir que l'on ose convoquer des parlementaires en session extraordinaire alors qu'ils ne viennent déjà pas en session normale.
L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance.
Le plaisir de trouver vaut mieux que ce que l'on trouve.
Tout effort que l'on fait dessert la pratique, car il fait des vagues dans notre esprit. D'autre part, il est impossible d'atteindre le calme absolu de l'esprit. Il faut donc faire un effort, mais il faut s'oublier dans cet effort.