L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
Il faut considérer la vie comme une partie que l'on peut gagner ou perdre.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
Être mécontent, c'est avouer que l'on ne veut pas avoir une vision claire de la réalité. Il faut au moins avoir l'honnêteté de voir les deux côtés.
Penser savoir ce qu'on ne sait pas, c'est une sottise expresse ; vouloir faire le savant de ce qu'on connaît bien que l'on ne sait pas, c'est une vanité insupportable.
Je reviens te chercherJe savais que tu m'attendaisJe savais que l'on ne pourraitSe passer l'un de l'autre longtempsJe reviens te chercherBen tu vois, j'ai pas trop changéEt je vois que de ton côtéTu as bien traversé le temps.
Je meurs d'avoir cru que l'on pouvait vivre seul.
La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
Comment peut-on croire à ce que l'on crée alors que la publicité donne aux personnages tellement plus de réalité qu'on ne pourrait le rêver ?
Le premier signe de l'ignorance, c'est de présumer que l'on sait.
Je n'ai pas besoin que l'on m'offre des cadeaux, je ne veux pas être achetée. J'ai déjà tout ce que je veux. Ce que je souhaite vraiment, c'est quelqu'un qui sera là pour moi, qui me donnera le sentiment d'être en sécurité.
Il n'est point d'amitié que l'on doive rompre.
On est tous les jours dans le cas de se laisser enseigner des choses que l'on sait par des gens qui les ignorent.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
Il faut commencer par arrêter de faire trop de politique politicienne et essayer de vivre avec ce que l'on a. Nous avons détruit les trois quarts de ce que nous avions.
Le temps n'est qu'une machine qui broie dans ses rouages l'amour, jusqu'à ce qu'il ne forme plus qu'un tas de poussière, que l'on balaie sous les tapis de la mémoire.
On dit toujours le lendemain ce que l'on a vu la nuit en rêve.
Ciel : lieu de délices que l'on dit être le Paradis et d'où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement.
Il y a deux buts dans la vie : obtenir d'abord ce que l'on désire, ensuite en jouir. Les sages seuls atteignent le second.
Ce n'est pas en remettant au lendemain que l'on remplit sa grange.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Ce qu'on mange avec goût se digère aisément.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
Tant que l'on sera dans ce régime de l'unanimité en matière fiscale dans la zone euro, il n'y aura aucun progrès.
Ce n'est pas de la bigoterie qu'être certain d'avoir raison ; mais cela l'est d'être incapable d'imaginer que l'on puisse se tromper.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on a.
Pour un instrumentiste, un concertiste, il y a une limite dans les progrès que l'on peut accomplir, en revanche, dans la comédie, c'est illimité.
La supériorité de la guerre civile sur l'autre, c'est qu'on connaît ceux que l'on tue.
Quand on est enfant, ce que l'on dit est enfantin, ce que l'on pense est enfantin, ce dont on parle est enfantin. Mais quand on est adulte, on tue l'enfant qui est en nous.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
Qu'est-ce que l'inspiration ? C'est d'avoir une seule chose à dire, que l'on n'est pas fatigué de dire.
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.
Souvent on appelle la vie les bêtises que l'on fait.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Qu'est-ce que l'on est quand on ne peut plus être soi-même ?
Les monuments aux morts des guerres que l'on perd sont moins laids que les monuments aux morts des guerres que l'on gagne.
Je ne veux pas donner de faux espoirs aux malades en laissant croire que l'on peut guérir des cancers par antioxydants.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
On souffre davantage des déceptions que l'on inflige à ceux qu'on aime que de celles qu'on subit.
On ne doit pas faire payer le fait que l'on doit de la reconnaissance, et c'est une tentation qui nous guette tous.
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
La vérité est une dame que l'on replonge volontiers dans son puits après l'en avoir tirée.
Je pense être en mesure de me soumettre à n'importe quel régime pourvu que l'on me laisse la sauce.
Si bien doué que l'on soit, on ne fait rien de grand sans travail.