Il est vain de vouloir, si l'on ne sait pas ce que l'on veut !
C'est une générosité très française que celle que l'on fait sur le dos des autres.
J'ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos, les injustices que l'on rencontre.
Les voyages prouvent moins de curiosité pour les choses que l'on va voir que l'ennui de celles que l'on quitte.
Ce que l'on appelle ordinairement la vie, reste dans l'indicible.
La pire vacherie que l'on peut faire à un copain que l'on n'aime pas, c'est de lui souhaiter de devenir célèbre. Un peu de célébrité, ce n'est pas désagréable. Au-delà d'un certain degré, il y en a franchement marre.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
Une loi naturelle veut que l'on désire son contraire, mais que l'on s'entende avec son semblable. L'Amour suppose des différences. L'amitié suppose une égalité.
On se vaut, bien que l'on ne se convienne pas.
Dans les ennuis, les tracas, l'homme est seul. Une fois que l'on est dedans, on doit s'en sortir par soi-même, pas de sauveur pour s'occuper de ces vétilles.
Si on accepte les différences, tout type d'influence, le fait qu'on est fait de plein de choses, à ce moment-là on n'a plus de danger, on est prêt à accepter même des choses que l'on ne comprend pas. Une chose que je ne comprends pas, je l'accepte mille fois plus qu'une chose que je comprends.
Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l'on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres.
Pourquoi confie-t-on toujours ce que l'on porte de plus intime à des inconnus ?
C'est encore dans les cimetières que l'on fréquente le plus fort pourcentage d'êtres complètement inoffensifs.
Je ne blâme pas que l'on soit de son pays, mais avant tout il faut être de l'humanité.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Comme des bibliothèques aux multiples rayons que l'on classe, déplace, aménage, lentement nos identités se recomposent.
Pour s'établir dans le monde on fait tout ce que l'on peut pour y paraître établi.
On devient ce que l'on crée.
Il vaut mieux être infidèle avec l'homme que l'on aime que fidèle avec un homme que l'on aime pas.
Le lien avec autrui ne se noue que comme responsabilité, que celle-ci, d'ailleurs, soit acceptée ou refusée, que l'on sache ou non comment l'assumer, que l'on puisse ou non faire quelque chose de concret pour autrui.
Pourquoi les hommes ont-ils peur de la mort, alors que l'on meurt toutes les nuits ?
Il y a toujours de la grandeur et du courage dans la confiance que l'on donne à ceux qui nous la demandent , et cela ne peut inspirer que l'estime et la clémence.
Le luxe, c'est ce que l'on doit avoir, lorsque l'on a déjà eu tout le reste.
On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
Qu'on ne mette pas la crainte chez l'homme, qu'on lui procure une vie au sein de la paix, et que l'on obtienne qu'il donne volontiers ce qu'on lui prenait en l'effrayant.
Lorsque l'oeil contient des impuretés, c'est à l'oeil que l'on montre ces impuretés pour que ce premier se rende compte de son manque d'hygiène.
On ne triomphe bien que de ce que l'on assimile.
Il faut penser deux fois à ce que l'on veut, parce qu'un jour ou l'autre l'on possède.
Le moyen d'arriver à la gloire, est d'être tel que l'on veut paraître.
Péché, c'est le mot que l'on donne à la mauvaise conscience.
C'est vrai que l'on doit la vie à ceux qui ne doutent pas de vous.
Regretter ce que l'on a pas, c'est gâcher ce que l'on a.
On est seulement ce que l'on peut, on est rarement ce que l'on croit.
Il arrive que l'on soit certain du plaisir qu'on fait puisqu'il est celui qu'on éprouve.
Un petit sanglot est juste ce que l'on doit entendre des hommes à la veille de l'éternité.
Il est un âge où l'on enseigne ce que l'on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce que l'on ne sait pas : cela s'appelle chercher.
Un homme malin c'est un homme qui comprend en ignorant pourquoi il comprend, à la différence d'un homme intelligent qui comprend pourquoi il ne comprend pas, et de l'imbécile qui comprend en ignorant que l'on est en train de parler d'autre chose.
La faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger.
Il faut mépriser tout ce que l'on peut perdre.
On aime parce que... parce que l'amour est inhérent à la nature humaine. C'est un penchant très vif que l'on éprouve pour un être, une forte sympathie... On ne sait pas pourquoi l'on aime. On aime et voilà tout.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Cette chose que l'on nomme échec n'est pas une chute, mais une interruption.
Tant que l'on n'a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie ? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé ?
Tout ce que l'on donne à satiété lasse celui qui le reçoit.
A quoi servent les aveux ? A faire croire que l'on n'est coupable que de ce que l'on avoue.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout.
La brièveté de la vie n'a d'égal que le temps que l'on aime.
De ce qu'à moi, ou à tout le monde, il semble ainsi, il ne s'ensuit pas qu'il en est ainsi. Mais ce que l'on peut fort bien se demander, c'est s'il y a sens à en douter.