Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
Quand on sait qui l'on est, c'est plus facile de savoir ce que l'on veut et de le demander aux autres.
Il suffirait que l'on vive simplement, pour que d'autres puissent tout simplement vivre.
Ce que l'on aime surtout, ce sont les faveurs auxquelles on n'a pas droit.
Dès que l'on est plus de deux l'authentique s'évapore.
Les barbelés ne lui suffisent plus, il ordonne que l'on édifie un barrage beaucoup plus solide et durable, le Mur.
Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.
Le moins mauvais gouvernement est celui qui se montre le moins, que l'on sent le moins et que l'on paie le moins cher.
En observant on se sent plus grave et se sentant plus grave on se sent plus âgé. De là se croire plus sage, il n'y a qu'un pas que l'on franchit sans cesse.
Quand on vieillit, toutes les choses que l'on a pas vues dans sa jeunesse, on n'y croit pas. Les autres, on les comprend moins. Il ne reste que ce qui est vrai.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Il est plus facile de paraître digne des emplois qu'on n'a pas que de ceux que l'on exerce.
C'est avec les hommes que l'on fait les évêques.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Il y a une sorte de mal là-bas. Quelque chose de très, très étrange dans ces vieux bois. Appelez ça comme vous voulez. Une obscurité, une présence. Il prend de nombreuses formes mais... il existe depuis aussi longtemps que l'on s'en souvienne et nous avons toujours été là pour le combattre.
Nous n'avons pas encore le projet de remonter sur scène. Si on devait le faire, on reprendrait nos anciens sketches que l'on réécrirait en attendant d'en inventer de nouveaux. Comme dit Bernard (Campan), on est un peu monotâche. On n'arrive pas à faire plusieurs projets en même temps.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
Tant que l'on n'a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie ? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé ?
De quelque endroit que l'on parte, le chemin est égal pour le séjour des morts.
J'ai l'habitude de dire quelque chose de flatteur pour commencer, pour que l'on m'excuse ensuite si je mets les pieds dans le plat.
On est et on demeure esclave aussi longtemps que l'on n'est pas guéri de la manie d'espérer.
Le devoir ne consiste pas à faire grand, mais à faire ce que l'on a à faire.
Il est plus juste de conclure à une connivence entre père et mère, mari et femme, pour adopter les comportements que l'on vient de voir.
Il pousse dans un jardin, plus de choses que l'on y a semé.
Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
L'avantage, quand deux anciens amants tournent ensemble, c'est que l'on se connaît bien. Cela évite de perdre des heures pendant les préliminaires... scénaristiques.
La raison d'être de l'écrivain, qui est de bien écrire, n'existe plus depuis que l'on ne sait plus lire.
L'amitié d'homme à femme est une chimère, à moins que l'on ne donne le nom d'amitié à une liaison dans laquelle l'amour est devenu l'accessoire après avoir été le principal.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
On peut oublier son passé, mais cela ne signifie pas que l'on va s'en remettre.
C'est la première fois que l'on a une cagole ministre de l'Intérieur.
Le retournement le plus radical, le plus fou, le plus extravagant, qui va le plus contre tout ce que l'on croit savoir de la vie en société, de la vie humaine, quoi qu'on fasse et deux mille ans après, c'est toujours le christianisme.
Il est plus difficile de dissimuler les sentiments que l'on a que de feindre ceux que l'on n'a pas.
On est dans l'idéologie inverse : plus on a le nez sur l'événement, plus on pense que l'on comprend.
La faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le quotidien, c'est ce qu'il y a de plus difficile à partager.
Vieillir offre du moins un avantage: c'est que l'on ne mourra pas d'un seul coup, mais peu à peu, bout par bout.
Tant que l'on n'est pas prêt à affronter éventuellement la contrariété des autres, ce n'est jamais le moment pour s'affirmer...
Cela ne me pose pas de problème que l'on me compare à Justin. On a tous deux les mêmes racines musicales : la soul des Jackson Five et le hip-hop.
Il y a des femmes que l'on n'écoute que d'un oeil.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
La lecture, c'est comme les auberges espagnoles, on n'y trouve que ce que l'on y apporte.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
On ne regrette que ce que l'on aime.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
L'âge, cette maladie héréditaire que l'on attrape dès sa naissance et dont on cherche à guérir le plus tard possible.
Mais les principes, ce ne sont pas des vêtements que l'on enfile ou que l'on enlève quand ça vous arrange. On doit s'y tenir quelles que soient les circonstances.
Ce n'est pas parce que l'on a mangé une fois du caviar que l'on a traversé la Volga à la nage.
Ce n'est pas en mangeant que l'on devient forgeron. Même si on ne veut pas devenir forgeron.