Quand on sait tous les dons exceptionnels qu'il faut pour être ministre, on comprend mieux que l'on soit presque toujours obligé de prendre les mêmes.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Il est parfois mieux de vivre avec ce que l'on aime, plutôt que de vivre avec ceux qu'on aime, car le premier ne nous trahit jamais.
On ne saurait bien être que ce que l'on est.
Il faut toujours se souvenir des compliments que l'on reçoit et ne pas faire cas des remarques désobligeantes !
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
Quand on sait qui l'on est, c'est plus facile de savoir ce que l'on veut et de le demander aux autres.
Un programme c'est un sort que l'on jette à un ordinateur et qui se transforme en messages d'erreur.
On ne sait jamais ce que deviennent les paroles que l'on profère, les phrases que l'on écrit.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme, dit un jour Clea. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
Vie : c'est l'espace de temps que l'on met à parcourir en partant d'un trou pour entrer dans un autre.
Il arrive que l'on se fréquente soi-même, entre un rêve éveillé et un bouquet de désespoir.
On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride.
Le devoir ne consiste pas à faire grand, mais à faire ce que l'on a à faire.
Il faut inventer en même temps que l'on apprend.
Ne considérer les petits incidents que comme des victoires que l'on doit toujours sacrifier aux grandes affaires.
Le retournement le plus radical, le plus fou, le plus extravagant, qui va le plus contre tout ce que l'on croit savoir de la vie en société, de la vie humaine, quoi qu'on fasse et deux mille ans après, c'est toujours le christianisme.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Les barbelés ne lui suffisent plus, il ordonne que l'on édifie un barrage beaucoup plus solide et durable, le Mur.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
La fréquentation des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Il suffirait que l'on vive simplement, pour que d'autres puissent tout simplement vivre.
Ce que l'on aime surtout, ce sont les faveurs auxquelles on n'a pas droit.
Que de gens prouvent que l'on peut-être médiocre, même avec de l'esprit !
Les désirs ne peuvent s'étendre à ce que l'on ne connaît pas.
J'ai appris ceci : ce n'est pas ce que l'on fait qui est mal, mais ce que l'on devient en conséquence.
On ne vole que ce que l'on désire.
La raison d'être de l'écrivain, qui est de bien écrire, n'existe plus depuis que l'on ne sait plus lire.
Je suis né et j'ai travaillé dans une période que l'on pourrait qualifier d'enviable.
Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
Je crois que l'on devient ce que notre père nous a enseigné dans les temps morts, quand il ne se souciait pas de nous éduquer. On se forme sur des déchets de sagesse.
Pour un grand nombre de gens, la télévision est une variété de tranquillisant que l'on branche au lieu d'avaler.
L'âge, cette maladie héréditaire que l'on attrape dès sa naissance et dont on cherche à guérir le plus tard possible.
J'ai l'habitude de dire quelque chose de flatteur pour commencer, pour que l'on m'excuse ensuite si je mets les pieds dans le plat.
Le moins mauvais gouvernement est celui qui se montre le moins, que l'on sent le moins et que l'on paie le moins cher.
Dès que l'on est plus de deux l'authentique s'évapore.
Les mots que l'on prononce ne sont pas les mots qu'on écrit. Autre syntaxe, autre monde.
Il est plus juste de conclure à une connivence entre père et mère, mari et femme, pour adopter les comportements que l'on vient de voir.
De quelque endroit que l'on parte, le chemin est égal pour le séjour des morts.
On est et on demeure esclave aussi longtemps que l'on n'est pas guéri de la manie d'espérer.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
Il est plus facile de paraître digne des emplois qu'on n'a pas que de ceux que l'on exerce.
Quand on cherche vraiment la vérité, ce que l'on trouve, c'est Dieu.
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le quotidien, c'est ce qu'il y a de plus difficile à partager.
On peut oublier son passé, mais cela ne signifie pas que l'on va s'en remettre.