Les barbelés ne lui suffisent plus, il ordonne que l'on édifie un barrage beaucoup plus solide et durable, le Mur.
On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride.
On ne vole que ce que l'on désire.
Du bâton que l'on tient on est souvent battu.
Quand on cherche vraiment la vérité, ce que l'on trouve, c'est Dieu.
Dire que l'on peut naître sénile !
Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
Ce que l'on aime surtout, ce sont les faveurs auxquelles on n'a pas droit.
Ce que l'on appelle ordinairement la vie, reste dans l'indicible.
C'est avec les hommes que l'on fait les évêques.
Il y a une sorte de mal là-bas. Quelque chose de très, très étrange dans ces vieux bois. Appelez ça comme vous voulez. Une obscurité, une présence. Il prend de nombreuses formes mais... il existe depuis aussi longtemps que l'on s'en souvienne et nous avons toujours été là pour le combattre.
Pour un grand nombre de gens, la télévision est une variété de tranquillisant que l'on branche au lieu d'avaler.
Le devoir ne consiste pas à faire grand, mais à faire ce que l'on a à faire.
L'art, c'est un élément que l'on ne peut pas apprendre. Il faut le vivre, sinon il n'existe pas.
Quand on vieillit, toutes les choses que l'on a pas vues dans sa jeunesse, on n'y croit pas. Les autres, on les comprend moins. Il ne reste que ce qui est vrai.
Le moins mauvais gouvernement est celui qui se montre le moins, que l'on sent le moins et que l'on paie le moins cher.
En observant on se sent plus grave et se sentant plus grave on se sent plus âgé. De là se croire plus sage, il n'y a qu'un pas que l'on franchit sans cesse.
Dès que l'on est plus de deux l'authentique s'évapore.
Nous n'avons pas encore le projet de remonter sur scène. Si on devait le faire, on reprendrait nos anciens sketches que l'on réécrirait en attendant d'en inventer de nouveaux. Comme dit Bernard (Campan), on est un peu monotâche. On n'arrive pas à faire plusieurs projets en même temps.
Le retournement le plus radical, le plus fou, le plus extravagant, qui va le plus contre tout ce que l'on croit savoir de la vie en société, de la vie humaine, quoi qu'on fasse et deux mille ans après, c'est toujours le christianisme.
De quelque endroit que l'on parte, le chemin est égal pour le séjour des morts.
Il est plus facile de paraître digne des emplois qu'on n'a pas que de ceux que l'on exerce.
La faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger.
L'avantage, quand deux anciens amants tournent ensemble, c'est que l'on se connaît bien. Cela évite de perdre des heures pendant les préliminaires... scénaristiques.
On est et on demeure esclave aussi longtemps que l'on n'est pas guéri de la manie d'espérer.
J'ai l'habitude de dire quelque chose de flatteur pour commencer, pour que l'on m'excuse ensuite si je mets les pieds dans le plat.
La raison d'être de l'écrivain, qui est de bien écrire, n'existe plus depuis que l'on ne sait plus lire.
Il est plus juste de conclure à une connivence entre père et mère, mari et femme, pour adopter les comportements que l'on vient de voir.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le quotidien, c'est ce qu'il y a de plus difficile à partager.
Il suffirait que l'on vive simplement, pour que d'autres puissent tout simplement vivre.
L'amitié d'homme à femme est une chimère, à moins que l'on ne donne le nom d'amitié à une liaison dans laquelle l'amour est devenu l'accessoire après avoir été le principal.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
Vieillir offre du moins un avantage: c'est que l'on ne mourra pas d'un seul coup, mais peu à peu, bout par bout.
C'est la première fois que l'on a une cagole ministre de l'Intérieur.
Ce n'est pas parce que l'on sort une grande phrase qu'on est un grand homme.
Il est plus difficile de dissimuler les sentiments que l'on a que de feindre ceux que l'on n'a pas.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
La fréquentation des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
Il pousse dans un jardin, plus de choses que l'on y a semé.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
On peut oublier son passé, mais cela ne signifie pas que l'on va s'en remettre.
Mais les principes, ce ne sont pas des vêtements que l'on enfile ou que l'on enlève quand ça vous arrange. On doit s'y tenir quelles que soient les circonstances.
L'âge, cette maladie héréditaire que l'on attrape dès sa naissance et dont on cherche à guérir le plus tard possible.
Cela ne me pose pas de problème que l'on me compare à Justin. On a tous deux les mêmes racines musicales : la soul des Jackson Five et le hip-hop.
On ne regrette que ce que l'on aime.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Un livre posthume est presque toujours une oeuvre que l'on a eu tort de ne pas enterrer avec son auteur.