J'aime les citations car c'est une joie de trouver des pensées que l'on pourrait avoir, admirablement exprimées avec beaucoup d'autorité par quelqu'un de plus sage que soi-même.
Rarement ce que l'on n'entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
Ce n'est point par une abondance de paroles que l'on s'énonce ; souvent la bouche ne dit rien, et l'âme sent.
Ce que l'on sait le mieux, c'est ce que l'on a deviné, puis ce que l'on a appris par l'expérience.
Vaudrait mieux dire ce que l'on a à dire que de mourir sans dire ce que l'on avait à dire.
L'intelligence est la faculté qui fait que l'on s'abstient.
Il est très ennuyeux de faire ce que l'on a déjà compris, déjà fait.
Il est difficile de définir l'amour. Dans l'âme c'est une passion de régner, dans les esprits c'est une sympathie, et dans le corps ce n'est qu'une envie cachée et délicate de posséder ce que l'on aime après beaucoup de mystères.
Quel genre d'homme vais-je décider d'être ? A dix-neuf ans, c'est une question que l'on se pose. A trente-neuf, on dit : "Si seulement le destin n'avait pas fait de moi l'homme que je suis."
Un fusil atomique est une arme excellente, mais on peut le braquer dans la direction que l'on veut.
J'étais un élève malheureux. Je faisais toujours l'école buissonnière. J'étais mauvais élève et il n'y avait vraiment que l'art qui me plaisait, parce qu'on pouvait y faire ce que l'on voulait.
La tactique, c'est l'art de se faire demander comme une grâce ce que l'on brûle d'offrir.
Si vous faites peindre une cible sur la porte de votre jardin, vous pouvez être certain que l'on tirera dessus.
La maille, je l'ai commencée par hasard, parce que je voulais à tout prix quelque chose de très petit. Et c'est vrai que l'on a tous quelque chose qui nous touche. Moi, c'était le tricot, pour la tendresse, la douceur.
Il arrive souvent que l'on nous estime à proportion que nous nous estimons nous-mêmes.
Nous convenons de nos défauts, mais c'est pour que l'on nous démente.
Les critiques que l'on nous adresse ne sont rien à côté de celles que nous nous faisons. C'est que nous créons dans le doute et qu'ils écrivent en toute certitude.
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce que l'on fait.
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
En essayant d'indiquer quelques-uns des enseignements que l'on peut retirer de la lecture de ce livre, je n'ai pas besoin de dire que j'en attribue exclusivement le mérite aux orateurs dont je traduis les discours, car, quant à la traduction, je suis le premier à en reconnaître l'extrême faiblesse.
Vous savez bien que l'on n'y peut rienMême Paris crève d'ennuiToutes ses rues me tuent.
On ne se suicide pas parce que l'on est désespéré, on se suicide pour garder un peu d'espoir.
On ne se repent bien des fautes que l'on n'est plus en état de commettre.
Je suis d'accord pour que la surveillance du dopage s'exerce sur les jeunes, sur les amateurs et je suis encore plus d'accord pour que l'on fasse des conférences dans les clubs. C'est par là qu'il aurait fallu commencer.
Les idées comptent moins que la façon dont on les soutient et que le type d'hommes que l'on cherche à y faire adhérer (ou qui s'en réclament).
Rarement ce que l'on entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
On est un dès que l'on s'aime.
Une chanson peut être comme une prière. Toutes les choses que l'on a vécues ou pas vécues, que l'on garde en soi, que d'habitude on retient, ces mémoires indicibles trouvent soudain un passage, une façon de se soulager.
On ne voit que ce que l'on aime !
Il faut avoir une très haute idée, non pas de ce que l'on fait, mais de ce qu'on pourrait faire un jour. Sans quoi, ce n'est pas la peine de travailler.
Toute affaire que l'on me propose est mauvaise, car si elle était bonne, on ne me la proposerait pas.
Il y a en Art une catégorie de joies supérieures, si profondes et si hautes que l'on est à jamais l'obligé de celle ou de celui qui vous les ont données.
Je ne crois pas que l'on puisse passer des décennies avec quelqu'un sans l'aimer comme un ami.
Les pensées que l'on garde pour soi se perdent.
On croit aisément ce que l'on désire.
Je ne songe pas à nier que l'on peut opposer à la théorie de la descendance, modifiée par la variation et par la sélection naturelle, de nombreuses et sérieuses objections que j'ai cherché à exposer dans toute leur force.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
Si j'ai fait la carrière que l'on sait, tout a commencé par hasard.
Puissé-je avoir contribué à l'enrichissement et aux joies de l'esprit, à tout ce qui apporte aux vies des laborieux de Pittsburgh, un peu de douceur et de lumière. C'est pour moi le meilleur usage que l'on puisse faire de la richesse.
Où cherche-t-on ce que l'on cherche ?
L'espoir, une des rares choses que l'on entretienne à peu de frais - souvent même pour rien.
Il est dur de parler de la peur et de la faim. Ce sont des choses que l'on ressent très fort, mais que l'on ne peut pas décrire.
Ce que l'on aime, on le trouve partout et l'on voit partout des ressemblances.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce que l'on espère.
Avec les années les relations conflictuelles avec les parents se sont effacées, de même que les reproches que l'on se fait à soi-même une fois qu'ils ne sont plus. Alors vient le temps de la douceur.
Les meilleures leçons sont celles que l'on prend sans que les personnes à qui on les prend en soient informées.
Le moins que l'on puisse dire du pouvoir, c'est que la vocation en est suspecte.
On ne se lasse pas des amitiés que l'on noue avec les livres.
On ne s'éprend pas de ce que l'on respecte, ni peut-être de ce que l'on aime ; on ne s'éprend pas surtout de ce à quoi l'on ressemble ; et ce dont je différais le plus, ce n'étaient pas les femmes.