Enfin, en ce qui nous concerne, nous les professionnels, je considère que l'on jongle un peu avec les libertés individuelles. Je suis profondément choqué par le fait que n'importe où, n'importe quand, on puisse nous faire ouvrir notre valise comme au temps de l'occupation.
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense.
Un fusil atomique est une arme excellente, mais on peut le braquer dans la direction que l'on veut.
L'inspiration n'est pas une idée, l'inspiration n'est pas la capacité de faire certaines choses, mais l'inspiration est tout ce qui nous entoure : notre environnement, les gens qui existent sur cette terre et ce que l'on vit au jour le jour qu'il soit bon ou mauvais.
Il arrive souvent que l'on nous estime à proportion que nous nous estimons nous-mêmes.
Où cherche-t-on ce que l'on cherche ?
Les critiques que l'on nous adresse ne sont rien à côté de celles que nous nous faisons. C'est que nous créons dans le doute et qu'ils écrivent en toute certitude.
L'on prouve que l'on a du caractère quand on parvient à vaincre le sien.
Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.
Si vous faites peindre une cible sur la porte de votre jardin, vous pouvez être certain que l'on tirera dessus.
J'étais un élève malheureux. Je faisais toujours l'école buissonnière. J'étais mauvais élève et il n'y avait vraiment que l'art qui me plaisait, parce qu'on pouvait y faire ce que l'on voulait.
En général, on parvient aux affaires par ce qu'on a de médiocre, et l'on y reste par ce que l'on a de supérieur.
Ce n'est point par une abondance de paroles que l'on s'énonce ; souvent la bouche ne dit rien, et l'âme sent.
La tactique, c'est l'art de se faire demander comme une grâce ce que l'on brûle d'offrir.
Je suis d'accord pour que la surveillance du dopage s'exerce sur les jeunes, sur les amateurs et je suis encore plus d'accord pour que l'on fasse des conférences dans les clubs. C'est par là qu'il aurait fallu commencer.
On ne se suicide pas parce que l'on est désespéré, on se suicide pour garder un peu d'espoir.
Toute affaire que l'on me propose est mauvaise, car si elle était bonne, on ne me la proposerait pas.
En essayant d'indiquer quelques-uns des enseignements que l'on peut retirer de la lecture de ce livre, je n'ai pas besoin de dire que j'en attribue exclusivement le mérite aux orateurs dont je traduis les discours, car, quant à la traduction, je suis le premier à en reconnaître l'extrême faiblesse.
Rarement ce que l'on entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
Je ne crois pas que l'on puisse passer des décennies avec quelqu'un sans l'aimer comme un ami.
On ne se lasse pas des amitiés que l'on noue avec les livres.
Il est difficile de définir l'amour. Dans l'âme c'est une passion de régner, dans les esprits c'est une sympathie, et dans le corps ce n'est qu'une envie cachée et délicate de posséder ce que l'on aime après beaucoup de mystères.
Quel genre d'homme vais-je décider d'être ? A dix-neuf ans, c'est une question que l'on se pose. A trente-neuf, on dit : "Si seulement le destin n'avait pas fait de moi l'homme que je suis."
Il m'est apparu une fois de plus qu'il y a dans la douleur autant de regrets pour ce que l'on n'a jamais eu que de tristesse pour ce qu'on a perdu.
Les pensées que l'on garde pour soi se perdent.
Si j'ai fait la carrière que l'on sait, tout a commencé par hasard.
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
Vous savez bien que l'on n'y peut rienMême Paris crève d'ennuiToutes ses rues me tuent.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce que l'on espère.
L'espoir, une des rares choses que l'on entretienne à peu de frais - souvent même pour rien.
Les idées comptent moins que la façon dont on les soutient et que le type d'hommes que l'on cherche à y faire adhérer (ou qui s'en réclament).
Il y a en Art une catégorie de joies supérieures, si profondes et si hautes que l'on est à jamais l'obligé de celle ou de celui qui vous les ont données.
Les meilleures leçons sont celles que l'on prend sans que les personnes à qui on les prend en soient informées.
Ce que l'on aime, on le trouve partout et l'on voit partout des ressemblances.
Il faut avoir une très haute idée, non pas de ce que l'on fait, mais de ce qu'on pourrait faire un jour. Sans quoi, ce n'est pas la peine de travailler.
Le moins que l'on puisse dire du pouvoir, c'est que la vocation en est suspecte.
L'intelligence est la faculté qui fait que l'on s'abstient.
Je ne songe pas à nier que l'on peut opposer à la théorie de la descendance, modifiée par la variation et par la sélection naturelle, de nombreuses et sérieuses objections que j'ai cherché à exposer dans toute leur force.
La maille, je l'ai commencée par hasard, parce que je voulais à tout prix quelque chose de très petit. Et c'est vrai que l'on a tous quelque chose qui nous touche. Moi, c'était le tricot, pour la tendresse, la douceur.
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce que l'on fait.
On ne vit pas de ce que l'on gagne, mais de ce que l'on en fait.
Rarement ce que l'on n'entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
Avec les années les relations conflictuelles avec les parents se sont effacées, de même que les reproches que l'on se fait à soi-même une fois qu'ils ne sont plus. Alors vient le temps de la douceur.
On ne se repent bien des fautes que l'on n'est plus en état de commettre.
Puissé-je avoir contribué à l'enrichissement et aux joies de l'esprit, à tout ce qui apporte aux vies des laborieux de Pittsburgh, un peu de douceur et de lumière. C'est pour moi le meilleur usage que l'on puisse faire de la richesse.
Franchement, les émissions de télé que l'on regarde, elles sont tellement cons qu'on pourrait les faire!
Une chanson peut être comme une prière. Toutes les choses que l'on a vécues ou pas vécues, que l'on garde en soi, que d'habitude on retient, ces mémoires indicibles trouvent soudain un passage, une façon de se soulager.
Que l'on parle bien quand on parle dans le désert !
Les alentours de la trentaine, c'est un âge critique, pour un homme, celui où l'on fait les grosses bêtises, ou plutôt l'âge où les bêtises que l'on fait commencent à être irrémédiables.
A l'aspect des lieux que l'on hante,Aux mots qu'on ne dit pas, aux motsQu'on a dits peut-être trop tôt,Aux nerfs sensibles d'une amanteEt à l'énervance de l'airUn soir trop parfumé, trop clair.