Le coup que l'on voit venir perd la moitié de sa force.
La vraisemblance ne se confond pas avec la vérité, ni le réel avec sa représentation.
Les soins d'une mère pour son enfant sont le fruit de l'expérience de toute sa vie.
Comme si toute l'impatience du monde trouvait dans le vent sa résolution.
Ce qui est sans partage dans sa vie ne laisse pas de quoi se ressouvenir.
De même que la chenille choisit les plus belles feuilles pour déposer ses oeufs, le prêtre dépose sa malédiction sur nos plus belles joies.
- Je voudrais que tout s'arrête maintenant et que ça reste comme ça pour toujours. - On dit que si on arrive a ralentir sa respiration, le temps se met à ralentir. C'est les hindous qui disent ça.
Alors Mathilde s'adosse bien droite sur sa chaise, croise les mains sur ses genoux, et le regarde... ... Dans la douceur de l'air, dans la lumière du jardin, Mathilde le regarde... Elle le regarde... Elle le regarde...
On peut le regretter ou s'en féliciter, mais la mère humaine n'a plus qu'un lien fort lointain avec sa cousine primate.
Nous appelons désintéressé tout homme à qui l'intérêt de sa gloire est plus précieux que celui de la fortune.
Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
On ne chérit jamais autant sa chance que lorsqu'on écoute le récit des malheurs d'autrui.
On ne refait pas sa vie à soixante-quinze ans, non, mais on peut bien la commencer.
Salon de l'agriculture : il existe une relation historique très profonde entre les français et les agriculteurs où chaque visiteur arrive avec sa représentation de l'agriculture.
De tous les moyens de faire sa fortune, le plus court et le meilleur est de mettre les gens à voir clairement leurs intérêts à vous faire du bien.
Que chacun porte sa faute et il n'y aura pas de coupables.
Inspirons, s'il est possible, à la nation l'amour de l'architecture nationale. C'est là, l'auteur le déclare, un des buts principaux de ce livre ; c'est là un des buts principaux de sa vie.
Qui se mêle du métier d'autrui, trait sa vache dans un panier.
Quand un mari vous surprend chez sa femme, blotti dans un placard, dites-lui que vous avez toujours été un homme rangé.
Qui brûle sa maison se chauffe au moins une fois.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
On passe les trois quarts de sa vie à vouloir, sans faire.
Qu'est-ce que le nationalisme ? C'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l'idée fixe est à la conviction normale.
La foi, c'est être fraternel concrètement, dans ses amitiés, sa famille et savoir que notre destin est grand s'il nous est commun.
Le faible est toujours faible, il ne varie que dans sa faiblesse ; mais le fort est faible quelquefois.
Le pape bénit d'abord sa barbe.
Un opéra commence bien avant que le rideau ne se lève et se termine longtemps après sa chute. Ça commence dans mon imagination, ça devient ma vie et ça reste une partie de ma vie bien après mon départ de l'opéra.
Une vente de charité est une réunion où l'on achète des objets qui proviennent d'un grenier et qu'on s'empresse de fourrer dans sa cave.
Le succès d'une oeuvre littéraire ne confirme pas toujours sa valeur.
Dans toute magistrature, il faut compenser la grandeur de la puissance par la brièveté de sa durée.
Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.
Je me souviens que quand j'étais enfant, j'étais un monstre. La connaissance du devoir ne s'acquiert que très lentement, et ce n'est que par la douleur, le châtiment, et par l'exercice progressif de la raison, que l'homme diminue peu à peu sa méchanceté naturelle.
Ne le plaignez pas trop : il a vécu sans pactes, Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.
Jésus, portant sa croix dans la montée du Golgotha, aurait souhaité avoir un diable pour l'aider.
La société, plus marâtre que mère, adore les enfants qui flattent sa vanité.
L'homme est lui-même metteur en scène, décorateur, costumier et acteur de sa propre tragédie. Personne n'y échappe.
Chaque grand artiste a sa vérité.
Il brille, le sauvage Été,La poitrine pleine de roses,Il brûle tout, hommes et choses,Dans sa placide cruauté.
On doit vivre sa vie en essayant d'en faire un modèle pour d'autres.
Une dame qui jette son dévolu sur un garçon en uniforme doit se préparer à changer d'amant assez rapidement, sinon sa vie ne sera que triste.
Celui qui veut acquérir la maîtrise de sa destinée ne doit pas tellement attacher de l'importance à ce qui lui vient de l'extérieur.
Je suis un homme qui a passé plus d'un demi-siècle à accompagner ostensiblement et visiblement Yves Saint Laurent tout au long de sa vie - mais pas seulement. Dans le passé et encore aujourd'hui, j'ai été derrière de nombreux créateurs [...] ► Lire la suite
N'y a-t-il pas de mort plus belle, mes frères, que d'affronter sa crainte dans les yeux, que de retourner vers les traces de son père ? Il est temple de son dieu.
L'art ne peut être que personnel. C'est un combat avec sa propre vie, et qui n'a pas de règles
Qui ignore l'amour vit heureux ; il a des nuits tranquilles et des jours sans trouble, dans sa paisible maison.
Disséquer le corps humain, c'est détruire sa beauté ; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d'un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n'aurait pas soupçonnée.
Il faudrait pouvoir unir les contraires, l'amour de la vertu avec l'indifférence pour l'opinion publique, le goût du travail avec l'indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l'indifférence pour la vie.
Il faut qu'un honnête homme ait l'estime publique sans y avoir pensé, et pour ainsi dire, malgré lui. Celui qui l'a cherchée donne sa mesure.
On apprend la vie toute sa vie..et même en mourant on apprend encore la vie.