On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
C'est la mémoire qui soude les choses à sa façon.
On ne reçoit pas dans sa maison avec les chiens de garde en laisse dans sa cour.
Il faut avoir le courage dans la vie de quitter sa péniche, sinon on vogue au fil de l'eau en se faisant du cinoche et on crève sans être allé ailleurs qu'au cinoche.
La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue ; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle...
On naît tous avec un certain fonds de folie à dépenser ; heureux qui le dépense en détail dans sa jeunesse !
Il n'existe aucun être, aucune substance mais, non plus, aucune institution humaine qui ne finisse par vieillir. Cependant, chaque institution doit se croire éternelle, sous peine de s'abandonner elle-même. L'acier le plus dur s'amollit, tous les éléments se désagrègent. Aussi surement que la terre aura sa fin, toutes les institutions trouvent un jour la leur.
On aura beau informatiser, normaliser; chaque bibliothèque conservera son odeur spécifique, sa stratégie, ses sésames et ses secrets.
Chaque chose cherche sa perfection dans la mort.
L'homme le plus sage n'est jamais suffisamment prévenu contre sa propre vanité.
Ce n'est pas la façon dont sa lame est aiguisée qui fait le talent du sabreur.
Dans sa lutte contre l'individu, la société dispose de trois armes : loi, opinion publique et conscience.
Nul ne perd sa liberté que par sa propre faiblesse.
Est-il seul qui a du courage à sa main droite et de la foi à sa main gauche?
Maîtresse évanescente, grain de peau soie et satin Mon esprit fuit toute décence quand ton corps m'appartient A mes songes rêvés si fort, la nuit offre sa trêve Et se poursuit le corps à corps ailleurs que dans mes rêves.
Une surabondance de miel écoeure, une surabondance de vin trouble le cerveau, ainsi une surabondance de confort draine l'homme de sa force.
Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par la vache.
Le bon écrivain est un homme qui met toute sa vie à rédiger en bonne et due forme son testament.
Un penseur n'est jamais plus grand que lorsqu'il découvre les limites de sa pensée.
Il existait, naguère, un exercice auquel devait se livrer tout candidat à l'élection : la rédaction de sa profession de foi. Nous avons gardé la profession, mais nous avons perdu la foi.
Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Milena. Quel nom riche et lourd, presque trop plein pour être soulevé... Sa couleur, sa forme est celle, merveilleuse d'une femme, une femme que l'on transporte dans ses bras en fuyant le monde ou en fuyant l'incendie.
Un homme est connu par sa conduite envers sa femme, sa famille et ses subordonnés.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
Quand on veut dresser sa conscience, elle vous embrasse, en vous mordant.
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
Avec son intelligence, son tempérament et sa culture générale, il était surprenant qu'elle n'eût pas cherché un cadre plus vaste à ses aptitudes qu'une salle d'école remplie de gosses de six ans. « Non, me dit-elle. Je suis très heureuse. [...] ► Lire la suite
Qui est emporté par le fleuve s'accroche à tout ce qui passe à sa portée.
On ne devient grand qu'en mesurant la petitesse de sa douleur.
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
Se venger d'un faquin, c'est se déshonorer. Mépriser sa lâche insolence, c'est toute la vengeance qu'un noble coeur en doit tirer.
Il rendit comme il put son âme machinale,Et sa vie n'ayant pas été originale,L'Etat lui fit des funérailles nationales...Corne d'Aurochs.
Qui augmente sa connaissance augmente son ignorance.
Du mal à s'accorder, on joue pas les mêmes partitions. On marche seuls ensemble, chacun campé sur sa vision.
Au fil des jours ordinaires, les yeux perdent leur acuité et l'âme sa résonance.
Au fond, toute peur ne vient-elle pas directement ou non du refus de perdre son bien le plus précieux, sa propre vie ? Au fond la seule vraie peur n'est-elle pas celle de ne plus être ?
Lire, c'est d'abord donner - ou plutôt restituer - au texte sa dimension musicale.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l'on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C'est la prérogative du pouvoir exécutif.
L'homme est entraîné par son esprit à des souffrances qui sont bien au-dessus de sa condition.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
Un mari trop ardent trompe déjà sa femme.
Il n'y a rien qu'un être humain fasse une seule fois. Si un être humain fait une chose un jour, c'est que c'est dans sa nature. Chaque personne passe son temps à reproduire les mêmes actes.
Nous devons créer dans notre vie un espace pour le Sauveur eucharistique afin qu'il puisse convertir notre vie en sa vie.
Il est affreux qu'une mère perde son enfant; il est affreux qu'un enfant perde sa mère.
Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu'une volonté s'y trouve déjà.
Si l'homme n'a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut.
Les hommes aiment se ranger. L'autorité a des droits imprescriptibles, qui font partie de sa nature essentielle. Lorsqu'elle s'affirme, la force de sa personnalité est telle que tout homme ne peut que s'incliner.
Chacun poursuit en lui sa Route des Indes et l'homme est plus vaste que la terre, dont on fait le tour en quelques heures.