Tous les changements ont beau se produire - sociaux, politiques, religieux, planétaires - chacun de nous n'en est pas moins rempli de sa vie privée.
C'est lorsque la religion atteint son apogée, sa plus haute puissance, qu'elle fait commettre le plus de crimes.
Il n'est pas impossible qu'un homme n'aime qu'une femme dans sa vie : il suffit pour cela qu'il n'aime point les femmes.
Le théologien : il sollicite la raison tant qu'elle sert sa démonstration et la récuse dès qu'il risque de la mettre en péril.
On ne peut réduire les autres à l'ordinaire que si, fort de sa propre médiocrité, on se juge supérieur.
Il n'y a pas d'émission quelle qu'elle soit, qui ne soit tributaire de la santé de sa chaîne. La star, c'est la chaîne.
A mesure que nous vieillissons, les jours semblent devenir plus courts, et notre familiarité avec le temps diminue pour nous la perception de sa durée.
La solitude est la plus terrible des souffrances qui puisse éprouver l'homme au cours de sa vie.
Le coeur du fou est dans sa bouche, mais la bouche du sage se trouve dans son coeur.
Le bien et le mal attendent l'homme au sortir de l'enfance : celui qui choisit le mal est en fuite de l'homme et celui qui choisit le bien est sur le chemin de sa libération !
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Le principe de la monarchie se corrompt lorsque des âmes singulièrement lâches croient que ce qui fait que l'on doit tout au prince fait que l'on ne doit rien à sa patrie.
Meg Ryan est une femme belle et courageuse. Je regrette la perte de sa compagnie, mais je n'ai pas perdu son amitié. Nous nous téléphonons toujours pour une bonne conversation.
L'homme est le seul mâle qui batte sa femelle. Il est donc le plus brutal des mâles, à moins que, de toutes les femelles, la femme ne soit la plus insupportable.
C'est horrible de vivre avec un être qui cache un coeur dans chaque objet de sa maison.
L'amour n'est pas aussi important qu'on le dit. L'individu est seul, il doit l'accepter. Ce n'est pas l'amour qui le guérira de sa solitude.
Il ne sied pas à un homme de coeur, devenu tout-puissant, de prendre des moeurs nouvelles ; à ses amis mieux que jamais il doit être fidèle, à l'heure où sa prospérité lui permet mieux que jamais de les servir.
Ô femmes sépharades ! À l'hypocrisie si forte qu'elles sont capables d'enlacer tendrement leur pire ennemie, juste après souhaité sa mort ! Ô étrange douceur sépharade, si proche de la douleur.
Le meilleur moyen de doubler sa fortune ? Plier ses billets en deux et les mettre dans sa poche.
C'est peu de chose d'être loué de son père, de sa nourrice et de son curé.
Un médecin qui vous guérit par une ordonnance vous donne une rechute par sa note d'honoraires.
Je mets Dieu au pluriel, pour m'assurer de sa fragmentation. Je le mets aussi en mots. Il est ce qui en moi ne saurait se contenter du peu que je suis.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Ton but n'est pas nous garder affamés - Mais nous transformer, de l'intérieur nous changer - Nous élever, progresser dans sa spiritualité - Se réconcilier, et en premier pardonner.
[Renifle] Le taux de phéromone du garçon indique qu'il veut s'accoupler avec sa femelle.
Un gouvernement, de par sa nature, a intérêt à élargir son champ d'action, restreignant par là même la liberté des individus.
L'homme ne doute de sa liberté que parce qu'il ignore l'étendue immense du pouvoir de l'amour.
La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n'en sommes pas l'auteur.
La France est triste parce qu'elle a arrêté de regarder sa jeunesse dans les yeux.
La France a fait la France, elle est fille de sa liberté.
Pour un artiste, il est aussi fatal d'épouser son modèle que pour un gourmet d'épouser sa cuisinière : le premier est privé des séances de pose et le second de dîner.
Le pape bénit d'abord sa barbe.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Ici-bas, accomplir sa tâche de tout son coeur et de toutes ses forces, ne fait pas plus d'effet que de jeter une pierre dans la mer.
Lorsque je veux qu'un son soit menaçant en le retenant et en le tourmentant sans cesse, je l'écris non pour un instrument capable de l'exécuter aisément, mais pour celui à qui il demandera un effort important. Il ne pourra le [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue.
Pour un malheureux, c'est déjà beaucoup d'admettre qu'à chaque jour suffit sa peine.
La mère sait aimer : c'est toute sa science.
Que chacun porte sa faute et il n'y aura pas de coupables.
L'amour n'est pas plus fort que ses maux et sa joie n'est pas plus belle que sa peine.
La force sans la sagesse s'effondre sous sa propre masse.
De même que la chenille choisit les plus belles feuilles pour déposer ses oeufs, le prêtre dépose sa malédiction sur nos plus belles joies.
Ma mère a toujours dit que la seule chose qu'elle aurait souhaité faire différemment, c'est d'avoir un travail. Elle avait l'impression que sa détermination la rendait un peu folle de temps en temps et qu'elle aurait pu utiliser un exutoire pour elle-même quand nous étions petits.
L'Etre divin n'est que l'être de l'homme dans sa subjectivité sans bornes et absolument libre.
L'habitude veut que l'on agrège sa solitude à celle des autres.
Malgré sa folle trahisonN'est-elle pas encor la même ?La fierté n'est plus de saison.Je l'aime.
Non, la guerre n'est pas la mère de toutes choses. La bataille ne produit rien, sauf de nouvelles batailles, d'où sa fécondité nulle.
La société, plus marâtre que mère, adore les enfants qui flattent sa vanité.
Le danger, c'est quand on se met à composer sa vie comme une oeuvre d'art. Le danger, c'est quand l'imagination n'écoute plus que sa propre poésie...
La parole, c'est comme un festin et quand un festin est servi, chacun doit y prendre sa part.