Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
Ne vous réjouissez point quand votre ennemi sera tombé, et que votre coeur ne tressaille point de joie dans sa ruine ; de peur que le Seigneur ne le voie, que cela ne lui déplaise et qu'il ne retire sa colère de dessus lui.
Il semble que la nature se soit proposée, en la créant, d'aller jusqu'aux limites de sa puissance et de se faire absoudre de tous ses tâtonnements et de tous ses défauts.
Un pédant, enivré de sa vaine science, n'a souvent fait qu'un sot.
Faire l'amour à sa femme, c'est comme tirer un canard endormi.
Le monde est sa propre magie.
Un gouin finit par trouver sa gouine.
Aider l'autre, c'est aider sa propre vie à s'épanouir.
Qui peut supporter une offense, peut mieux prendre à son point le temps de sa vengeance.
Chaque secret de l'âme d'un écrivain, chaque expérience de sa vie, chaque qualité de son esprit est écrit en grand dans ses oeuvres
C'est la sélection des détails et non pas leur nombre, qui donne à un portrait sa ressemblance.
Le succès d'une oeuvre littéraire ne confirme pas toujours sa valeur.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui.
C'est par un amour surhumain qu'on dépasse sa nature.
On ne peut connaître tous les aspects de sa propre culture ; ainsi le poisson vit dans l'eau mais il ne peut bondir hors de celle-ci pour voir à quoi elle ressemble.
Un auteur est jugé, considéré, soigné à mesure de sa notoriété ou de l'argent qu'il rapporte.
Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal.
Sans réponse devant l'absurde. Comment justifier l'évidence quand tout le monde la nie, et qu'on n'a d'autre preuve à opposer que sa bonne foi ?
L'enthousiasme des oies pour les hautes eaux est fort subtile, qui ne peut s'apprécier à sa juste valeur que si l'on a l'habitude de leurs commérage ; Mais l'enthousiasme des carpes est tellement visible qu'il est impossible de passer à côté.
L'animal poursuit sa proie ; l'être humain court après son salut.
Si un homme était immortel, réalisez-vous ce que serait sa note de boucher ?
La force sans la sagesse s'effondre sous sa propre masse.
Les fleurs contenaient l'été tout entier, avec ses ombres et ses lumières gravées dans les feuilles, et elle en pressa toute la fraîcheur contre sa joue.
Il n'y a pas de mauvaise chaussure qui ne trouve sa pareille.
Nos cauchemars, c'est notre âme qui balaye devant sa porte.
Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l'esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l'office des trépassés.
La femme, a plus de mérite à rester honnête, car un homme peut toujours se satisfaire avec sa femme, pourvu qu'elle soit jeune et propre. Il peut se passer de la bonne volonté de sa femme, qui ne peut rien faire sans la sienne à lui.
L'originalité, la seule, de Jean Aicard aura été, au cours de sa sinistre existence de plagiaire, ce contraste d'une âme banale jusqu'au vil et d'un visage presque dantesque. Avec cela, une voix merveilleusement nuancée, pathétiquement timbrée, qui fait de tout [...] ► Lire la suite
C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge; qui ayant le choix d'être sujet ou d'être libre, quitte sa franchise et prend le joug; qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse.
Trump dit qu'il veut se présenter à la présidence. Pourquoi pas? Ce ne serait pas la première fois qu'il poussait une famille noire hors de sa maison.
Afin de se maintenir, l'économie est en permanence obligée de créer et de répandre davantage de technologie. C'est comme si l'enfant à naître dévorait sa mère dans le ventre de celle-ci.
Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais que la société. Chaque homme y porte les défauts : 1/ de l'humanité ; 2/ de l'individu ; 3/ de la classe dont il fait partie dans l'ordre social.
Que personne ne méprise la gentillesse. Une personne gentille dort en paix. Les êtres vivants sont rassurés en sa présence.
Un opéra commence bien avant que le rideau ne se lève et se termine longtemps après sa chute. Ça commence dans mon imagination, ça devient ma vie et ça reste une partie de ma vie bien après mon départ de l'opéra.
Ce qui donne au romancier le sentiment de l'échec, c'est l'immensité de sa prétention.
Quand un homme accomplit une bonne besogne, tout à fait hors de proportion avec son salaire, c'est sept fois sur neuf, qu'il y a une femme derrière le rideau de sa vertu.
Tout pardon a sa récompense.
La liberté de l'homme commence à la libération de sa dette sociale.
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.
Dans les bras de sa mère, tout bébé est beau.
Le chien rit avec sa queue.
L'amour est toujours dévoué, toujours héroïque, toujours capable de grandes choses, prêt à donner sa vie en échange d'un sourire, et je me porte garant pour l'amour.
La célébrité moyenne rencontre, en une année, dix fois le nombre de personnes que la personne moyenne rencontre dans sa vie entière.
Le plat du jour c'est bien, à condition de savoir à quel jour remonte sa préparation.
Dans la condition où se trouve l'homme, Dieu se contente d'exiger de lui qu'il cherche la vérité le plus soigneusement qu'il pourra et que, croyant l'avoir trouvée, il l'aime et y règle sa vie.
L'homme qui se croit Dieu tue le dieu qu'il porte en lui. L'homme qui ne pense plus aussi loin que Dieu tue la création qu'il porte en lui. L'homme qui ne se soucie plus de sa divinité ferme la porte à sa félicité.
L'homme moderne communique souvent mieux avec sa souris qu'avec sa langue.
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
Comme toute production artistique, le sens le plus profond du conte est différent pour chaque individu, et différent pour la même personne à certaines époques de sa vie.
Espoir aveugle et vain Qui émane des cieux Pour duper les humains De sa forme de Dieu !