On avait les poches pleines de mouizka, si bien qu'on n'avait vraiment pas besoin, histoire de craster encore un peu de joli lollypop, de toltchocker un vieux veck au fond d'une impasse et de le relucher baigner dans son sang [...] ► Lire la suite
Conférencier. Homme qui met sa main dans sa poche, sa langue dans votre oreille et sa foi dans votre patience.
La plus grande couardise consiste à éprouver sa puissance sur la faiblesse d'autrui.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
Un état chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand on les élève aux premières dignités.
L'expérience d'autrui est peu profitable, et il faut que chacun paie le tribut de sa propre inexpérience.
Au fil des jours ordinaires, les yeux perdent leur acuité et l'âme sa résonance.
Je voudrais que le lecteur ne soit pas simplement modifié pendant la lecture, je voudrais que quelque chose soit modifié aussi dans sa façon de voir le monde.
Si les gens connaissaient le fonctionnement de la loi de vérité et de non-violence, alors ils régleraient eux-mêmes la question de sa pénurie.
A mesure que l'homme avance dans la vie, il arrive à une sorte de possession invétérée des idées et des objets, qui n'est autre chose qu'une profonde habitude de vivre. Il devient à lui-même sa propre tradition.
Se venger d'un faquin, c'est se déshonorer. Mépriser sa lâche insolence, c'est toute la vengeance qu'un noble coeur en doit tirer.
Qui n'est pas maître de sa langue aura à s'en repentir.
Beau vieillard, vert sans doute, mais de ce vert particulier que lui donne le commencement de sa décomposition lente.
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Un fou ne fait jamais que réaliser à sa manière la condition humaine.
Réservant au peintre la tâche sévère et contrôlable de commencer les tableaux, attribuons au spectateur le rôle avantageux, commode et gentiment comique de les achever par sa méditation ou son rêve.
Un créateur n'a que faire de l'amour, sa tâche le requiert sans partage.
Plus on étudie l'homme, plus on connaît que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste misère.
Le boeuf ne se vente pas de sa force devant l'éléphant.
Rien ni personne ne commande à l'amour. Et qui veut garder sa vie la perd.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Chacun est, dans ce monde, heureux à sa manière.
Il se prépara un grand vocabulaire et attendit toute sa vie une idée.
Ne cours jamais te prodiguer au-dehors avant de t'être donner audience à toi-même. Comment voudrais-tu que les autres s'intéressent à une créature qui ne trouve pas en elle de quoi jouir de sa propre société ?
Je voudrais être Maria, mais il y a La Callas qui exige que je me porte avec sa dignité.
Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on monte avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que de penser avec les pieds comme il arrive souvent.
L'homme le plus sage n'est jamais suffisamment prévenu contre sa propre vanité.
L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
L'homme est le rêve de sa pensée.
L'écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n'existons plus pour personne. De là sa magie, sa divine hérédité.
Une bonne action faite dans ce monde reçoit sa récompense dans l'autre.
On ne perd rien à être poli sauf sa place dans le métro.
S'il existe bien des pays pour gagner sa vie, la France est, tout compte fait, celui où l'on dépense le mieux.
Mettre un antiviol à sa femme est un abus de pouvoir.
Ce qui donne à un individu sa valeur génétique, ce n'est pas la qualité propre de ses gènes. C'est qu'il n'a pas la même collection de gènes que les autres.
Lire, c'est d'abord donner - ou plutôt restituer - au texte sa dimension musicale.
La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaires. D'autant plus solitaires, tristement, s'il est entouré de sa race.
Un gouin finit par trouver sa gouine.
Il n'y a rien qu'un être humain fasse une seule fois. Si un être humain fait une chose un jour, c'est que c'est dans sa nature. Chaque personne passe son temps à reproduire les mêmes actes.
La raison discute. La sagesse oriente. La connaissance aiguise Sa vision.
Le peuple déjeune, la bourgeoisie dîne, la noblesse soupait. L'estomac se lève plus ou moins tard chez l'homme selon sa distinction.
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
Tout croyant se masturbe dans sa propre sacristie.
Pensez de temps en temps qu'il y a un homme qui donnerait sa vie, pour garder une vie que vous aimez à côté de vous.
Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par la vache.
On ne devient grand qu'en mesurant la petitesse de sa douleur.
C'est la mémoire qui soude les choses à sa façon.