À chacun sa petite croix. Pendant le petit pendant et le bref après.
Je pense que chaque être humain doit être maître de sa vie, on n'a pas à suivre ce qu'on nous a dicté, il faut être libre.
Qui veut conserver sa vie aux dépens des autres doit la donner aussi pour eux quand il le faut.
Une chemise de toile cousue par sa mère est chaude, une chemise de laine cousue par une étrangère est froide.
Le vrai paresseux serait peut-être celui qui aurait besoin d'un autre pour dormir à sa place.
Le bonheur ne réside pas dans le bonheur, mais dans sa réalisation.
L'insignifiance même de la vie oblige l'homme à créer sa propre signification.
Sa ferme est si petite que ses vaches ne donnent que du lait condensé.
L'homme est amoureux toute sa vie, mais il n'intéresse la femme qu'à deux âges : l'âge des reins et l'âge d'or.
Tristesse du réveil. Il s'agit de redescendre, de s'humilier. L'homme retrouve sa défaite : le quotidien.
L'homme qui serait chaste ne serait plus un homme, mais un dieu tant il dominerait les autres par sa force musculaire et par le rayonnement de son intelligence.
Il y a aussi en tout voyageur un homme traqué, découvrant soudain sa solitude, son impuissance à entrer dans la comédie ou la tragédie qui se jouent autour de lui.
L'homme seul est l'auteur de sa propre histoire, même si l'histoire suit ses propres lois.
Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau.
Le crocodile ménage ses forces et laisse sa proie venir à lui.
Quand un homme dit de trop belles paroles à sa femme, elle doit prendre garde, car souvent il lui parle ainsi pour apaiser sa mauvaise conscience et la loue par contrition.
Qui redescend d'une montagne de joyaux les mains vides mérite de mendier sa vie.
Pour beaucoup de Français, j'étais, sans doute possible, du nombre de ceux qui avaient déboulonné la statue de François Mitterrand au soir de sa vie, alors que ce n'était pas mon objectif. Une Jeunesse française avait pour ambition de décrire [...] ► Lire la suite
De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice.
Penser, ce n'est pas unifier, rendre familière l'apparence sous le visage d'un grand principe. Penser, c'est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
Il est plus facile de crier contre le monde que d'y tenir sa place.
Sur sa branche, une fleur se croit toujours immortelle, même fanée. Comme nous.
On est toujours plus vieux que sa femme, surtout lorsqu'on a épousé une femme plus âgée que soi.
Le cauchemar est l'épreuve nécessaire du rêve, sa première incarnation.
Si Madame de Sévigné avait pris le métro, elle aurait peut-être raté sa correspondance.
De nos jours,une fille comme elle ferait d'un mouvement politique,ou d'un syndicat. Elle serait contestataire ou membre du M.L.F.,écologiste ou n'importe quoi qui veuille dire quelque chose.Elle aurait un statut qui lui permettrait de ne pas mourir bêtement de sa [...] ► Lire la suite
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
Même le fleuve le plus long trouve sa source dans un petit ruisseau.
Pour parvenir à pardonner à la raison le mal qu'elle fait à la plupart des hommes, on a besoin de considérer ce que serait l'homme sans sa raison.
Il n'est si étrange mensonge que la femme ne croie, s'il est à sa louange.
Le riche a honte de sa richesse et sait que, si le malheur se dresse, la richesse est une sablière qui s'effondre.
L'homme courageux n'abrège point sa vie en affrontant les dangers. Le poltron ne la conserve point en multipliant les précautions.
Quand on cesse d'aimer ses parents, parce qu'ils ne nous sont plus nécessaires, on cesse d'aimer sa patrie.
Cette façon, si remarquable chez un chrétien, de porter sa croix, mais en sautoir.
Si je laissais la passion pénétrer dans mon corps, la douleur viendrait rapidement à sa suite.
À la différence du rapport de fils-mère, le rapport d'une fille avec sa mère est quelque chose qui peut s'apparenter à la plongée en apnée.
Lorsque son heure est venue, sans doute l'homme laisse-t-il son âme descendre vers les enfers sans retenir sa course.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Aller à l'opéra, comme se saouler, est un péché qui comprend sa propre punition.
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
L'homme n'a pas de marque plus décisive de sa noblesse qu'un certain sourire fin, silencieux, impliquant au fond la plus haute philosophie.
Les révolutions sont des temps où le pauvre n'est pas sûr de sa probité, le riche de sa fortune et l'innocent de sa vie.
A notre époque, on fait d'autant mieux sa pelote qu'on est plus ficelle.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Règle number one en diplomatie : tenir sa langue...
Meg Ryan est une femme belle et courageuse. Je regrette la perte de sa compagnie, mais je n'ai pas perdu son amitié. Nous nous téléphonons toujours pour une bonne conversation.
Prophétie. L'art et la manière de vendre sa crédibilité avec une livraison future.
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s'aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?