Les deux maximes de tout grand courtisan sont : toujours tenir son sérieux et ne jamais tenir sa parole.
Le plaisir, sa recherche comme son refus, préoccupe également l'homme et la femme.
L'armée ne doit être que le bras de la nation, jamais sa tête.
L'homme ne devient homme que dans la poursuite de sa voie la plus haute.
Un homme réussit mieux sa vie auprès d'une femme qui le seconde.
L'humanité est une vieille ivrognesse qui, pour le moment, cuve sa dernière guerre.
Il n'est pas de sourire plus pur que celui de l'enfant qui se jette dans les bras de sa mère ou de son père.
L'homme habile cache sa science, le coeur de l'insensé se hâte de produire sa folie.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Celui qui, après sa mort, ne remarque aucune différence ne mérite pas d'être venu au monde.
La laideur est la meilleure gardienne d'une jeune fille, après sa vertu.
L'amour est-il, comme on le prétend, la purification de l'instinct ou, au contraire, sa perversion ?
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Règle du jeu : mettre l'argent du client dans sa poche.
A notre époque, on fait d'autant mieux sa pelote qu'on est plus ficelle.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
Le grave inconvénient d'être l'ami le plus intime d'un jeune auteur dramatique, c'est qu'il vous prie d'assister à la première dans la loge de sa mère.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.
L'homme ne peut se dire libre si sa liberté s'appuie sur l'oppression d'autrui.
Si la société parfaite ne peut s'établir sans sacrifier la raison d'être de l'homme, sa solitude, c'est que la perfection est l'ennemie de l'homme.
Croyez en Dieu, dans sa providence, dans une vie future, dans la récompense du bien; Dans le châtiment des méchants; Dans la sublimité et la vérité des doctrines du Christ, dans une révélation de cette doctrine par une inspiration divine spéciale pour le salut de la race humaine.
De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice.
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
Ecrire, c'est espérer. Ecrire, c'est transformer une chose en une autre. C'est se solidariser avec les autres. Ecrire, c'est l'essentiel dans sa pureté.
Garder son argent dans sa poche est le meilleur moyen de ne pas le dépenser.
Le théâtre doit faire des propositions qui permettent d'appréhender le chaos de la langue des médias et des modes. Sa langue doit être un foyer de réflexion.
Ma poésie : c'est une île qui vole à la recherche de sa page natale.
Qui épouse deux femmes écourte sa vie.
L'idiot se marie à crédit, et accuse sa jeune épouse de lui porter malchance.
Il est bien à plaindre celui qui ne vit pas sa vie, mais son autobiographie.
Tout penseur qui voudra devenir orateur, tout homme d'esprit et de coeur qui voudra se faire éloquent et être éloquent, remuer les masses, dominer les assemblées, avec sa parole, n'aura qu'à passer de la région des idées dans le domaine des lieux communs.
La vérité tient sa lumière en elle-même, non dans celui qui la dit.
Celui qui, fût-ce d'un atome, a le moindre soupçon de sa grandeur, s'annihile, devient rien.
Il est allé droit au chef, au généralissime, à Voltaire en personne, et l'a insulté de toutes les sortes, lui donnant tous les noms, avec une verve, un mordant, une insolence égale à son objet, et tout à fait heureuse. [...] ► Lire la suite
Le contact de la femme est délicieux, et sa présence insupportable.
Penser, ce n'est pas unifier, rendre familière l'apparence sous le visage d'un grand principe. Penser, c'est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
Pour tout homme, la gloire qui découle de sa vertu est plus grande que la gloire de sa lignée.
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
Les mathématiques sont l'outil spécialement adapté pour traiter des concepts abstraits de toute nature et il n'y a pas de limite à sa puissance dans ce domaine.
Il n'y a au monde que deux manières de s'élever, ou par sa propre industrie, ou par l'imbécillité des autres.
Notre vie, dit une vague, est trop brève, Mais l'autre lui répond : Ma soeur Sa brièveté fait sa douceur.
Celui qui parvient à la Grande Destinée s'adapte, mais celui qui ne saisit que sa petite destinée la subit.
Dites adieu aux stéréotypes séculaires de la séduction. Séduisante, mais pas séductrice, une femme porte un parfum pour révéler sa personnalité.
On n'est pas toute sa vie à l'école, vient l'âge où il faut mettre en pratique.
Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?
On appartient à sa patrie comme on appartient à sa mère.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
Je crois profondément en sa propre volonté positive de surmonter même les défis les plus redoutables.
C'est perdre de sa force que compatir.