Heureux celui qui ne s'attache qu'à l'essentiel; sa vie se déroule dans la sérénité.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
L'homme est devenu trop puissant pour se permettre de jouer avec le mal. L'excès de sa force le condamne à la vertu.
Si l'homme demeure immortel, quelle est sa raison d'être ?
Il faut mettre son coeur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part.
Ce Dieu bon surpasse en cruauté bestiale tout ce qui peut se passer de plus canaille sur la terre. Sa maison de détention s'appelle enfer, son bourreau est le diable, ses punitions durent éternellement.
La bonne marche harmonique d'un système d'hommes exige que chacun ne soit ni inférieur ni supérieur à sa tâche.
Quand les vieux et les enfants ne versent plus de larmes, cela signifie que le monde est entré soit dans sa phase la plus paisible, soit dans sa phase la plus terrible.
Pour celui dont le temps est passé, l'or jaune perd sa couleur ; pour celui dont le temps est venu, le fer même a de l'éclat.
Qui redescend d'une montagne de joyaux les mains vides mérite de mendier sa vie.
Il n'est pas un archevêque, ni un savant illustre, qui ne croie à la providence, chacun de son côté : le savant en contemplant sa science et l'archevêque en regardant son archevêché.
- Il a peut être plongé exprès ? - Oui, il s'est payé un coup de blues alors il a sauté et s'est vautré la tête la première. Le coup lui a fait du bien, il se remet debout, il prend sa bagnole et il va faire un tour peinard...
L'influence d'un livre ne dure guère plus longtemps que sa lecture.
La paresse est un vice très agréable puisqu'il nous traîne tous les autres à sa suite.
C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre.
L'homme mortel n'a pas le pouvoir d'écarter le voile du temps afin de dire quel sera l'avenir de sa race. Mais il a la faculté de juger minutieusement le futur par le présent et par le passé.
Tout homme qui exerce un art, et quel que soit cet art, et même tout homme qui acquiert une oeuvre d'art, cherche à prolonger sa durée biologique, à se rattacher au passé et à se projeter dans l'avenir.
Les bibliothèques ne servent qu'à cela : offrir des occasions de méditer, penser, réfléchir sa vie, son existence.
Un mari doit toujours savoir ce qu'a sa femme, car elle sait toujours ce qu'elle n'a pas.
Chacun doit trouver sa solution.
Le corps aussi a sa géographie. S'il est certain que c'est le Nord qui commande, le Sud aussi existe ! S'il n'y avait pas ce que les filles ont au Sud du nombril, par où elle naîtrait, l'humanité ?
Quand un homme tombe et qu'il est tout seul dans un champ, il ne sait pas à qui dédier sa chute.
Alexander, j'ai bien peur qu'il ait tout pris de moi. Il fait constamment du bruit avec sa bouche et c'est un vrai clown.
Nul ne peut veiller sur sa solitude, s'il ne sait se rendre odieux.
Quand l'homme regarde la femme, il voit d'un oeil sa moitié et de l'autre sa rivale. La femme voit d'un oeil ou de l'autre, son appui et son maître, même quand elle se croit affranchie.
Quelle misérable chose que l'homme ! Ne pas pouvoir seulement sauter par sa fenêtre sans se casser les jambes ! Être obligé de jouer du violon à dix ans pour devenir un musicien passable ! Apprendre pour faire une omelette !
Le philosophe n'en sait pas réellement plus que sa cuisinière.
Les courses d'avions ne demandent pas nécessairement beaucoup de courage mais une certaine folie et un total mépris de sa propre vie.
On doit vivre sa vie en essayant d'en faire un modèle pour d'autres.
La toilette d'une femme lui donne souvent une partie de sa contenance, et un habillement négligé lui enlève, par conséquent, quelque chose de ses moyens.
J'espère que demain, nous pourrons tous, où que nous soyons, nous joindre pour exprimer notre chagrin face à la perte de Diana et notre gratitude pour sa vie trop courte. C'est une chance de montrer au monde entier la nation britannique unie dans le chagrin et le respect.
Niaiserie d'une époque où chacun cherche les événements dans le journal au lieu de les voir sur sa route.
Je ne me querellerais pas plus avec une personne à cause de sa religion que son art.
Ne reprochez à personne sa mauvaise fortune : L'avenir est incertain, c'est le sort qui règle tout ici-bas.
- Attends, t'as déjà vu un mec mourir électrocuté dans sa baignoire ?! Faut arrêter un peu de délirer. [il allume la radio] - Et après Claude François...
Posséder un objet qui symbolise sa liberté peut rendre un homme plus heureux que la liberté elle-même.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
Un fou a toujours dans sa famille un plus fou qui l'amuse.
C'est bien qu'en démocratie chacun veuille jouer sa partition.
L'obéissance, c'est la mort. Chaque instant dans lequel l'homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
En voyant cette fille, magnifique j'me suis dit que c'était vraiment horrible la beauté. Rajouté à la jeunesse, c'est carrément injuste, presque indécent. J'observais son visage, ses sourcils, ses yeux, sa bouche, elle avait un visage sublime. Je me suis [...] ► Lire la suite
Le créateur, ce n'est pas parmi les personnages qu'on doit le chercher, ses secrets sont dans sa manière de créer.
L'histoire d'un amour, c'est le drame de sa lutte contre le temps.
En cette saison printanière de l'année, quand l'air est doux et plaisant, ce serait une injure à la nature et vraiment dommage de ne pas aller dehors voir sa magnificence et partager sa façon de relier le ciel et la terre.
Je pense à un héros comme quelqu'un qui comprend le degré de responsabilité qui vient avec sa liberté.
L'homme qui s'adjuge, en vertu de sa supériorité intellectuelle, une plus large part de biens terrestres, perd le droit de maudire l'homme fort qui, aux époques de barbarie, asservissait le faible en vertu de sa supériorité physique.
La cruauté, bien loin d'être un vice, est le premier sentiment qu'imprime en nous la nature ; l'enfant brise son hochet, mord le téton de sa nourrice, étrangle son oiseau, bien avant que d'avoir l'âge de raison.
Le seul caractère qui distingue l'homme des autres vertébrés supérieurs est une timidité excessive, sa faculté de s'alarmer, et son incapacité de se lancer dans l'aventure sans une foule derrière lui.
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
Le vrai désir n'est peut-être pas la possession d'un être, mais sa dépossession dans l'attente du plaisir, du rejet du monde où nous sommes enfermés avant d'entrer dans un monde extatique.