Je n'ai pas parlé à Alcassar de la visite au pacha dans sa tente. La selle à droite, son sabre sur son matelas blanc, couvertures; un homme à ses pieds dormant enveloppé dans un burnous noué par derrière.
Se marier dans sa jeunesse, c'est comme faire l'acquisition d'un poêle en plein été ; ce n'est qu'en hiver qu'on sait s'il chauffe ou s'il fume.
Quelle avait été son existence, cette existence qu'elle ne partageait pas avec lui? Il ne parvenait pas à la comprendre. Et puis il avait honte de sa curiosité et de l'intérêt qu'il prenait à elle. Ce n'était, après tout, Qu'une femme.
Mexico lui parut une ville sans limites, livrée à sa propre vitesse, ayant perdu ses freins, prête à rivaliser avec l'infini, remplissant le moindre espace vide, avec n'importe quoi, murets, bicoques, gratte-ciel, toits de tôle, murs de carton, monceaux d'ordures, ruelles sordides, panneau publicitaire sur panneau publicitaire...
Au moment où vous écrivez les derniers paragraphes, le livre vous témoigne une certaine hostilité dans sa hâte de se libérer de vous.
Sénèque ferma le vaste cercle de sa connnaissance en apprenant qu'un ami au pouvoir était un ami de moins.
Le monde a sa carte de famines nombreuses.
Ce que peut faire la nature, l'homme le peu aussi, à sa façon.
Vous savez qu'on peut être hanté par le remords toute sa vie, non pas pour avoir choisi l'erreur, dont au moins on peut se repentir, mais pour s'être trouvé dans l'impossibilité de se prouver à soi-même qu'on n'aurait pas choisi l'erreur.
Comme son rôle est de séduire, la femme se croit toujours au centre de l'univers, surtout quand elle est tombée très bas. L'avilissement de la femme est sans fond, de même sa vanité.
Pour pardonner à la raison le mal qu'elle a fait à la plupart des hommes, il faut imaginer par nous-mêmes ce que serait l'homme sans sa raison. C'est un mal nécessaire.
Il y a un rythme dans chaque phrase, donc une musique. Chaque syllabe y prend sa place. C'est un automatisme: quand je lis un texte, je ne lis pas, je le chante dans ma tête. C'est naturel, j'associe toute phrase à un tempo.
Le parfum enivrant de Badenheim justifiait encore une fois sa réputation.
La réalité de l'homme c'est sa pensée, ce n'est pas son corps.
Celui qui se veut triomphant, l'espoir est dans sa main.
Le moins qu'on puisse dire du pouvoir, c'est que sa vocation est suspecte.
Soudain elle entendit des récris, et sonner des bien-aller sur sa gauche, et la voix des piqueux soutenant les chiens.
Quand on abuse de sa force, on est un lâche.
La pleine santéNe connaît point sa limite. Mais la maladieDerrière le mur est sa voisine pressante.Et la fortune d'un homme dans sa course directeA heurté le roc caché.
Qui peut n'être pas convaincu de son inutilité, quand il considère qu'il laisse en mourant un monde qui ne se sent pas de sa perte, et où tant de gens se trouvent pour le remplacer ?
L'avare ne fait de bien qu'après sa mort.
Savoir questionner la mort, et lors même de son agonie douter de sa fin.
Une personne ne peut pas empêcher sa naissance.
Le mérite a sa pudeur comme la chasteté.
Tout le monde se plaint de la barbarie, mais tous agissent en barbares, chacun à sa manière. Tout le monde se plaint de la barbarie, mais tous agissent en barbares, chacun à sa manière.
Chacun trouva sa plus grande sécurité dans le silence.
Il faut chercher en chaque chose sa simplicité.
Sa boutonnière enrubannée, où toutes les académies avaient mis leurs couleurs.
Dans sa volonté, notre paix.