Savoir questionner la mort, et lors même de son agonie douter de sa fin.
En apprenant à connaître les maux de la nature, on méprise la mort ; en apprenant à connaître ceux de la société, on méprise la vie.
L'homme, s'il le veut, peut toujours à côté d'un arbre mort planter un arbre de vie.
La mort est un manque de savoir-vivre.
Ce qui m'excite le plus, c'est quand un entraîneur appelle un temps mort et mâche son attaquant parce que je viens de lui tremper la tête.
Le plaisir et la douleur sont les deux extrêmes de la sensibilité : son moyen terme est le calme vivant ; sa nullité, la mort.
Comme si la mort était quelque chose de terrible, comme si quiconque avait une telle importance !
L'idée de la mort n'est supportable qu'aux imbéciles.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
Le mort et l'absent ne sont plus des personnes.
La mort est la destination que nous partageons tous, personne n'y a jamais échappé. Et c'est comme il se doit parce que la mort est très probablement la meilleure invention de la vie.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
Il vaut mieux visiter l'enfer de son vivant qu'après sa mort.
Le dos chargé de bois et le corps tout en eau,Un pauvre bûcheron, dans l'extrême vieillesse,Marchait en haletant de peine et de détresse;Enfin, las de souffrir, jetant là son fardeau,Plutôt que de s'en voir accablé de nouveau,Il souhaite la Mort [...] â–º Lire la suite
La mort est notre hôte.
L'avenir est inconnu et source d'inquiétude : seuls les condamnés à mort sont rassurés.
Toi et moi sommes unis pour l'éternité, la mort seule peut nous séparer.
La nature de l'homme veut qu'il soit un animal social et politique, vivant en collectivité.
La bureaucratie réalise la mort de toute action.
On peut se douter du doigt de Dieu, car il se l'est mis dans l'oeil indiscutablement en créant le monde.
La mort n'est rien. Elle n'est que l'extinction de l'artifice par lequel la nature vous a fait croire que vous étiez quelqu'un. La vie n'est rien. Elle n'est que la lumière que vous avez produit en croyant que vous étiez quelqu'un.
L'homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
Comme c'est étrange, ils m'ont dit "Tu vas perdre une journée de ta vie dans le vol entre Buenos Aires et l'Australie". Quel jour ? Le 6 juin, l'anniversaire de la mort de Ma. Et je me suis dit "Ca, c'est une journée que je serai ravie de perdre".
Quand un vivant plie bagageEt que les gentils héritiersOnt les yeux trop secs, on m'engageA venir faire mon métier.Car je suis pleureuse à gages,La plus capable du quartier.
C'est la vie et non point la mort qui sépare l'âme du corps.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.
Ceux qui disent que la vie n'est qu'un assemblage de malheurs veulent dire que la vie même est un malheur. Si elle est un malheur, la mort est donc un bonheur.
Aucun homme n'est blessé que par lui-même.
À Paris et dans le monde, les terroristes qui disent que Charlie Hebdo est mort ont tort. La liberté d'expression est indestructible.