J'ai toujours su que notre peuple, dans sa grande majorité, voulait la paix, qu'il est prêt à prendre des risques pour la paix.
Le fou loue son cheval, l'insensé sa femme et le maladroit ses enfants.
Un homme qui supplie perd sa foi.
Remercier sa mère est une perte de temps.
Dieu est toujours devant mes yeux. Je réalise sa toute-puissance et je crains sa colère ; mais je reconnais aussi sa compassion et sa tendresse envers ses créatures.
Souffrir dans son amour, c'est moins pénible que de souffrir dans sa dignité.
Jamais le coeur de l'amoureux ne peut goûter la joie du repos, tant que l'amour le tient dans sa main.
Je tiens mon âme en paix et en silence, comme un enfant contre sa mère.
Vouloir sauver sa patrie au prix de l'âme, c'est les perdre toutes les deux.
Le chef-d'oeuvre littéraire de la France est peut-être sa prose abstraite, dont la pareille ne se trouve nulle part.
Écoutez la musique qui élucide De sa flûte savante au faîte des choses Le son de la couleur dans ce qui est.
Je ne cacherai pas une science qui a été révélée avant moi par la grâce de Dieu ; je ne la garderai pas pour moi, de peur d'attirer sa malédiction.
Oser pour moi, c'est avoir du courage; C'est une méditation quotidienne pour reprendre son souffle et trouver sa force.
Il est très facile au pauvre de s'en remettre à Dieu. A qui d'autre voudriez-vous qu'il se confie ? Mais qu'il est difficile au riche d'avoir confiance en Dieu ? Toute sa fortune est là qui lui crie : Fie toi à moi.
La passion fait le bonheur et la femme est sa complice. La femme est la chance du bonheur.
Sa ferme est si petite que ses vaches ne donnent que du lait condensé.
La femme dans le mariage n'est pas la servante de l'homme, elle est encore moins son esclave. Elle est la compagne de l'homme, son aide, les os de ses os, la chair de sa chair.
Il faut voir dans les événements la main de Dieu, sans jamais oublier que c'est son coeur qui guide sa main.
Le problème, quand on a été heureux au moins une fois dans sa vie, c'est qu'on ne peut plus s'en passer.
Les pensées, les passions, les délices sont délégués de l'amour, nourrissant sa flamme sacrée.
Une passion peut s'épurer en cours de route, c'est le terme qui en détermine la valeur, non sa provenance.
Rien n'est cher comme les mille caprices de fleurs, de loges, de soupers, de parties de campagne qu'on ne peut jamais refuser à sa maîtresse.
Le pauvre homme n'a que deux amis : sa pomme de terre et son cochon.
Chacun veut tenter sa propre expérience ; chacun la tente à ses dépens. Les leçons d'une génération ne servent jamais à la suivante.
La langue de coton se distingue de son homologue de bois, dure et soviétique, par son côté rassurant, chaud, moelleux, qui fait oublier sa totale insignifiance.
Il faut aimer l'autre au point de l'accepter jusque dans sa bêtise.
Sans doute la mort est-elle l'expérience humaine essentielle et faudrait-il s'y préparer à chaque minute de sa vie ?
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
Il ne faut pas ne savoir vivre qu'avec ceux qui peuvent nous apprécier ; mais il faut ne placer le fond de sa vie habituelle qu'avec ceux qui peuvent sentir ce que nous valons.
Sarah se souvient de cette femme, dans l'ancien cabinet où elle exerçait, qui venait d'être promue associée et qui, à l'annonce de sa grossesse, s'était vue destituée, renvoyée au statut de collaboratrice. C'était une violence sourde, invisible, une violence ordinaire que personne ne dénonçait.
Un texte n'est un texte que s'il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d'ailleurs toujours imperceptible. La loi et la règle ne s'abritent pas dans [...] ► Lire la suite
Qu'il est fou de perdre sa vie pour des idées,Des idées comme ça, qui viennent et qui font,Trois petits tours, trois petits morts,et puis s'en vont.
Il n'y a pas un bon fils au monde qui n'a jamais résisté aux larmes de sa mère.
L'ignorant, lui, quand il parle, est compris de tout le monde, tandis que l'homme instruit avec sa fricassée de grands mots et de proverbes, n'est compris que de ses pareils...
Devant Dieu, l'homme fait le dos rond, il s'abîme dans sa petitesse. Ainsi pense-t-il offrir moins de prise à la colère divine.
Considérer l'homme comme un consommateur, c'est tout simplement lui faire perdre son identité, sa véritable image...
La guerre n'est tout au plus que barbarie. Sa gloire n'est qu'illusion. Ce n'est seulement que ceux qui n'ont jamais tiré un coup de feu ou qui n'ont jamais entendu les cris et gémissements des blessés, ce sont ceux-là qui appellent à la vengeance,
Sur sa branche, une fleur se croit toujours immortelle, même fanée. Comme nous.
Le moyen d'acquérir la justice parfaite, c'est de s'en faire une telle habitude qu'on l'observe dans les plus petites choses, et qu'on y plie jusqu'à sa manière de penser.
La seule richesse d'un fonctionnaire c'est sa réputation.
Le génie apprend de la nature, de sa propre nature. Le talent apprend de l'art.
J't'ai vu tout seul, connaître, le temps sa lenteur, je sais que tu sais la haine éclaire ta lanterne.
Tout paraît simple à qui est transfiguré par sa vie intérieure.
S'il y a un combat à mener, il est dans sa vie, dans le fait de ne pas être consommateur.
Un amour n'est jamais assez fort pour trouver sa propre expression.
Si un homme peut combler l'écart entre la vie et la mort, s'il peut vivre après sa mort, alors peut-être qu'il était un homme formidable.
La vérité doit forcément être plus étrange que la fiction car la fiction n'est qu'une création de l'esprit humain et, par conséquent, est à sa mesure.
Celui qui dit : "J'agirai ainsi dans la mesure du possible" révèle ou bien son orgueil, ou bien sa faiblesse.
L'amour, c'est un moyen comme un autre de priver quelqu'un de sa liberté - c'est rien d'autre !
Lorsqu'on envisage la vie dans toute sa gravité, les considérations de réussite sociale vous paraissent rapidement vaines.