L'État contrôlant une femme reviendrait à lui nier sa pleine autonomie et sa pleine égalité.
On ne devient grand qu'en mesurant la petitesse de sa douleur.
Le public a sa part dans la grâce du théâtre, dans sa force esthétique elle-même. Il est la chair de l'émotion.
Il ne faut jamais prendre des photos dont le sujet perd sa dignité. Les gens te prêtent ce qu'ils ont de plus personnel, leur visage : il faut les respecter, ne serait-ce que pour celà.
Quand deux adversaires doutent en même temps, et chacun pour sa part, d'une possibilité de succès, ils sont prêts à négocier.
Alors Mathilde s'adosse bien droite sur sa chaise, croise les mains sur ses genoux, et le regarde... ... Dans la douceur de l'air, dans la lumière du jardin, Mathilde le regarde... Elle le regarde... Elle le regarde...
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Aimer sans espoir, à blanc, ce serait parfait s'il ne fallait pas compter avec les intempéries de sa cervelle !
Le camarade Mao, qu'il ait traversé « une mer de vagues déferlantes » ou escaladé « un col de montagne imprenable comme le fer », a toujours tenu sa route sans hésiter, donnant un brillant exemple au parti communiste chinois.
Chacun serre sa ceinture à sa manière.
Le partage d'argent est ce qui lui donne sa valeur.
La vérité n'est rien à l'homme sans sa découverte.
Il se prépara un grand vocabulaire et attendit toute sa vie une idée.
Chaque chose cherche sa perfection dans la mort.
Un penseur n'est jamais plus grand que lorsqu'il découvre les limites de sa pensée.
Dieu -à Lui la Puissance et La Gloire- a dit :«...A l'exception Le Jeûne M'appartient; et c'est Moi qui accorde la récompense, car le serviteur jeûneur abandonne pour moi sa nourriture et son désir. Le jeûneur a deux joies : [...] ► Lire la suite
Ayant créé le ciel et la terre, les étoiles et les plantes et les bêtes, l'homme et la femme, Dieu referme sa porte en disant : "Et maintenant je n'y suis pour personne".
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
Ce n'est pas la façon dont sa lame est aiguisée qui fait le talent du sabreur.
Etre en bonne santé, c'est pouvoir abuser de sa santé impunément.
Un académicien, c'est un homme qui, à sa mort, se change en fauteuil.
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
Du mal à s'accorder, on joue pas les mêmes partitions. On marche seuls ensemble, chacun campé sur sa vision.
Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.
L'irréalité du monde est dans sa foudroyante réalité.
Il est moins doux d'assouvir son amour que de satisfaire à sa vengeance.
Des jours brisés qu'il se rappelle,Il n'est pas sûr qu'il ait souffert,Tant sa douleur est naturelle,Son sourire est mort l'autre hiver.
Tel l'archéologue, le psychanalyste creuse dans l'âme du patient pour y révéler toutes les strates de sa vie passée: psychanalyse et archéologie sont bien les deux faces d'une même discipline. (p.32)
Le vrai sens de de la guerre est la mort, c'est son matériau, sa forme et son contenu, son unique spécialité, son produit final, sa marque de fabrique.
A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ?
Le bon écrivain est un homme qui met toute sa vie à rédiger en bonne et due forme son testament.
Au fil des jours ordinaires, les yeux perdent leur acuité et l'âme sa résonance.
Lire, c'est d'abord donner - ou plutôt restituer - au texte sa dimension musicale.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
On dirait un chat qui chie dans sa caisse.
Un mari trop ardent trompe déjà sa femme.
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
Beau vieillard, vert sans doute, mais de ce vert particulier que lui donne le commencement de sa décomposition lente.
Je pense que tout homme serait nerveux si sa liberté est en jeu.
On aura beau informatiser, normaliser; chaque bibliothèque conservera son odeur spécifique, sa stratégie, ses sésames et ses secrets.
Une surabondance de miel écoeure, une surabondance de vin trouble le cerveau, ainsi une surabondance de confort draine l'homme de sa force.
On considère comme normal de vénérer, en général, la virginité et d'aspirer ardemment, en particulier, à sa destruction.
Il faut avoir le courage dans la vie de quitter sa péniche, sinon on vogue au fil de l'eau en se faisant du cinoche et on crève sans être allé ailleurs qu'au cinoche.
Avec son intelligence, son tempérament et sa culture générale, il était surprenant qu'elle n'eût pas cherché un cadre plus vaste à ses aptitudes qu'une salle d'école remplie de gosses de six ans. « Non, me dit-elle. Je suis très heureuse. [...] ► Lire la suite
Avoir le courage de regarder sa vie en face, de n'y voir rien d'ajusté, rien d'harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager.
Il existait, naguère, un exercice auquel devait se livrer tout candidat à l'élection : la rédaction de sa profession de foi. Nous avons gardé la profession, mais nous avons perdu la foi.
Quand on veut dresser sa conscience, elle vous embrasse, en vous mordant.
Le peuple déjeune, la bourgeoisie dîne, la noblesse soupait. L'estomac se lève plus ou moins tard chez l'homme selon sa distinction.
Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par la vache.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.