Nous ne devons pas accepter une vérité tant que vous ne l'avons pas examinée et débattue de sa véracité.
Ce qui est sans partage dans sa vie ne laisse pas de quoi se ressouvenir.
On ne refait pas sa vie à soixante-quinze ans, non, mais on peut bien la commencer.
On ne brise pas sa coquille de l'extérieur en la projetant avec force contre les parois de ce monde. Lui seul peut la briser qui, reprenant vigueur et vérité, peut la faire éclater de l'intérieur.
Je suis tout pour lui : sa femme, sa confidente, son assistante personnelle, son amie.
Quand un mari vous surprend chez sa femme, blotti dans un placard, dites-lui que vous avez toujours été un homme rangé.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
Chaque mendiant loue sa béquille.
L' assimilation est la seule "intégration à la française" possible ; la seule conforme aux traditions historiques de la France, à ses valeurs et même à sa nature.
Un travesti passe toute sa vie à essayer de paraître aussi féminin que possible et j'ai clairement passé la mienne célébrant ma masculinité.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
Un homme courtois doit, avant d'entrer dans la mort, faire passer sa femme avant lui.
La grande passion de sa vie aura été la bouteille, les bars et les épiceries ouvertes toute la nuit. Il a l'alcool heureux. Jamais la bouteille ne l'a déçu, ni laissé tomber.
Il brille, le sauvage Été,La poitrine pleine de roses,Il brûle tout, hommes et choses,Dans sa placide cruauté.
Qui se mêle du métier d'autrui, trait sa vache dans un panier.
On apprend la vie toute sa vie..et même en mourant on apprend encore la vie.
Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie.
Nous appelons désintéressé tout homme à qui l'intérêt de sa gloire est plus précieux que celui de la fortune.
Qui ignore l'amour vit heureux ; il a des nuits tranquilles et des jours sans trouble, dans sa paisible maison.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
La solitude de Dieu est Sa force.
Il faut aimer beaucoup pour avouer à quelqu'un sa misère.
Il n'y a pas d'autre drame dans la vie d'un être que celui de l'instant, se répétant sans fin, de sa première perte de pureté...
Si toute vie bouge inévitablement vers sa fin, alors nous devons, pendant la nôtre, la colorer avec nos couleurs d'amour et d'espoir.
Ma responsabilité c'est de faire en sorte que la culture prenne toute sa place en France et que la France rayonne partout dans le monde grâce à la culture.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
La leçon la plus importante que l'homme puisse apprendre dans sa vie n'est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu'il dépend de nous d'en tirer profit, qu'il nous est loisible de la transmuer en joie.
Comme c'est terrible d'être vieux et de savoir qu'on a gâché sa vie.
La science de l'homme est la mesure de sa puissance, parce qu'ignorer la cause, c'est ne pouvoir produire l'effet.
Un beau concours de beauté doit toujours offrir un circuit d'activités professionnelles à son titre et à sa porteuse de couronne.
Les soins d'une mère pour son enfant sont le fruit de l'expérience de toute sa vie.
On passe les trois quarts de sa vie à vouloir, sans faire.
Dans toute magistrature, il faut compenser la grandeur de la puissance par la brièveté de sa durée.
Poser sa tête sur un oreillerEt sur cet oreiller dormirEt dormant rêverÀ des choses curieuses ou d'avenir,Rêvant croire à ce qu'on rêveEt rêvant garder la notionDe la vie qui passe sans trêveDu soir à l'aube sans rémission.
Quel plus grand amour y a-t-il que de donner sa vie pour ses ennemis ?
Celui qui exhibe trop souvent sa femme et son portefeuille risque de se faire emprunter les deux.
L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise:Oui je t'aime malheureux.
Le mari parfait est celui que toutes les amies de sa femme lui envient, sans parvenir à le lui enlever.
Les nuages blancs passent sans s'arrêter ; le ciel clair reste toujours à sa place.
Pourquoi épouser une femme pour sa dot ? Les chemises de nuit n'ont pas de poches.
Le faible est toujours faible, il ne varie que dans sa faiblesse ; mais le fort est faible quelquefois.
Une pièce n'est jamais faite, et quand elle ne se défait pas toute le soir de la première, c'est déjà bien gentil de sa part.
De tous les moyens de faire sa fortune, le plus court et le meilleur est de mettre les gens à voir clairement leurs intérêts à vous faire du bien.
La parole est, finalement, la convention la plus fictive créée pour l'homme, et est sa plus extraordinaire merveille.
Qu'est-ce que le nationalisme ? C'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l'idée fixe est à la conviction normale.
La nature peint avec l'élan de sa force même, tandis que le peintre marie son imagination aux hésitations de sa main et de son esprit.
Je me souviens que quand j'étais enfant, j'étais un monstre. La connaissance du devoir ne s'acquiert que très lentement, et ce n'est que par la douleur, le châtiment, et par l'exercice progressif de la raison, que l'homme diminue peu à peu sa méchanceté naturelle.
La langue du coeur est mille fois plus variée que celle de l'esprit, et il est impossible de donner les règles de sa dialectique.