Quand un gars vous dit qu'il vient de gagner une course, il vaudrait mieux lui demander qui il a battu que le temps qu'il a réalisé.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
Un gentilhomme anglais est un homme, le matin, habillé comme son valet de chambre ; un gentilhomme français est un homme qui a un valet de chambre habillé comme lui.
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le bien, sommé d'être bon à tout prix, se niera lui-même, ou le bien, plus soucieux de survivre sera provisoirement infidèle à soi.
A un pauvre il lui faut peu de chose pour que ce lui soit de l'extraordinaire.
Notre âme est emmaillotée dans notre corps, comme un enfant dans ses langes : on ne lui voit que la figure.
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
Que peut on faire à la beauté qui vous crève les yeux ? On lui coupe la tête. Ainsi se venge d'une rose l'imbécile qui la cueille.
Notre liberté ne saurait être plus en sécurité qu'entre les mains du peuple lui-même.
L'artiste romantique doit se transcender. Il lui faut être plus qu'un créateur. Il lui faut être la conscience de la nation, un prophète, une institution sociale.
Déférence gardée envers Paul Valéry,Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,Le bon maître me le pardonne.Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,Mon cimetière soit plus marin que le sien,Et n'en déplaise aux autochtones.
Une vraie personnalité... est comme un organisme robuste qui, avec une certitude inconsciente, cherche et digère la nourriture qui lui est propre et rejette vigoureusement ce qui ne convient pas.
Ce n'est pas parce que je rêve de Dieu qu'il est, c'est parce qu'il est que je rêve de lui.
La pensée, seul trésor que Dieu mette hors de toute puissance et garde comme un lien secret entre les malheureux et lui.
Dieu se repose une fois l'an chez les riches, et les pauvres se reposent sur lui tout le reste du temps.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
Une laide impérieuse et qui veut plaire est un pauvre qui commande qu'on lui fasse la charité.
Si je lui confie un secret, tout de suite elle a dans la langue un poisson frétillant.
Il paraît que les tests ADN vont permettre de confondre l'assassin ; c'est pourtant pas le confondre qu'il faudrait ! C'est être sûr que c'est bien lui !
Si tu reçois un boeuf de quelqu'un, rends-lui un cheval.
Je fais confiance à Karine mais pas aux hommes qui lui tournent autour.
Souviens-toi que le livre sacré n'est exalté par-dessus tous les livres que parce qu'il a subi lui-même l'épreuve du temps.
Le monde est une caricature perpétuelle de lui-même ; à chaque instant il moque et contredit ce qu'il prétend être.
L'homme a besoin de se tromper lui-même : d'une part, il sauve une espèce qui a perdu sa capacité de survivre, d'autre part, il accélère la destruction de l'environnement qui lui permettait de subsister.
Il est urgent d'éradiquer ce principe de compétition qui place l'enfant, dès sa scolarité, dans une rivalité terrible avec les autres et lui laisse croire que s'il n'est pas le meilleur, il va rater sa vie.
La vie mérite qu'on lui donne sa vie.
Tout homme qui vous blâme de trop parler de vous, ne le fait que parce que vous ne lui laissez pas toujours le temps de parler de lui.
Le temps vole et m'emporte malgré moi ; j'ai beau vouloir le retenir, c'est lui qui m'entraîne.
Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays.
Je n'ai jamais tenté de diriger mon destin ni de lutter contre. Au contraire, je me suis laissé mené par lui.
Jamais la loi n'a rendu les hommes plus justes d'une seule once, mais, en raison du respect qu'ils lui portent.
La bonté, c'est comme un aimant qui entraîne vers lui l'amour des autres.
Exister, c'est ne pas se confondre avec le milieu environnant, c'est être hétérogène, c'est être différent. Chaque couleur n'est elle-même que par le contraste avec la couleur qui lui fait face. Elle n'a de valeur que dans l'opposition.
La façon la plus sûre de ruiner un homme qui ne sait pas gérer son argent est de lui en donner davantage.
L'amour fit en lui ce qu'il fait en tous les autres ; il lui donna l'envie de parler.
Possible que l'individu trouve son profit et même son aise à se fondre dans la collectivité, mais ce ne serait qu'au détriment de celle-ci. Pour elle, et non pour lui, il doit se défendre contre elle.
La politique est un rude maître qui expose à bien des avatars ; le peuple récompense si mal ceux qui se dévouent pour lui !
L'indifférence que l'on porte à l'autre est sans doute la pire des raisons de lui être fidèle.
Insensé l'être humain qui va boire à la mare et oublie la fontaine qui jaillit chez lui !
De quoi un honnête homme peut-il parler avec le plus de plaisir ? Réponse : de lui-même.
L'homme a été mis par Dieu au milieu de la nature pour l'achever et la lui offrir.
La classe ouvrière est solidaire de tous les peuples à condition qu'ils ne lui piquent pas son boulot et qu'ils ne viennent pas la déranger.
On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit.
Aimez votre souffrance. Ne lui résistez pas, ne la fuyez pas. C'est seulement votre aversion pour elle qui fait mal, rien d'autre.
Un homme passe pour volontaire ; mais au fond, il n'a que l'habitude de vouloir. Le vouloir lui est le plus facile.
Quand un philosophe vous répond, on finit par oublier ce qu'on lui avait demandé.
Le propriétaire du pantalon, après s'être lavé les pieds, c'est lui qui le met.
Une femme qui zozote est d'autant plus charmante que, quand elle réclame un bijou, on peut se contenter de lui offrir un bizou.
Qui dit ce qui lui plaît entend ce qui lui déplaît.
L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.