Une destinée ne vaut pas plus qu'une autre, mais tout homme doit respecter celle qu'il porte en lui.
Dieu créa l'homme, puis il eut peur qu'il s'ennuyât il lui donna la femme. Peu après, pris de remords, Dieu eut peur qu'elle l'ennuyât, il lui envoya le tabac.
Malade, on voulut lui faire venir un médecin et il déclara : non, je veux un fossoyeur, car je déteste les intermédiaires.
Soyez aussi aimable, aussi honnête qu'il est possible, aimez la femme la plus parfaite qui se puisse imaginer ; vous n'en serez pas moins dans le cas de lui pardonner ou votre prédécesseur ou votre successeur.
Il y a tant d'aurores qui n'ont pas encore lui.
On parle à une femme, on lui dit des phrases en sachant bien qu'elle ne comprend pas, comme on parle à un chien ou à un chat.
Quand un Français dit du mal de lui, ne le croyez pas, il se vante !
Le dessinateur de presse est forcément contre tout. Il lui est difficile de dire du bien de quelqu'un
Dieu cherche, lui sans yeux, A voir enfin la lumière.
Tout être vivant a droit d'être en contradiction avec lui même.
Nous ne demandons pas au chrétien de ne point violer la loi chrétienne ; nous lui demandons, s'il la viole, de savoir qu'il la viole.
En cela, Berlioz était guidé par un instinct mystérieux, et ses procédés échappent à l'analyse, par la raison qu'il n'en avait pas. Il l'avoue lui-même dans son Traité d! instrumentation, quand, après avoir décrit en détail tous les instruments, énuméré [...] ► Lire la suite
Je me rends chez un homme qui m'est supérieur non pas avec la volonté de grandir en moi, mais avec la crainte de rapetisser en lui.
Le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Le repos est le plus grand bien: et si Dieu n'était pas le repos, je lui ferme les deux yeux moi-même.
Ni emprunteur ni prêteur, car le prêt se perd souvent lui-même et son ami, et l'emprunt émousse le bord de l'agriculture.
La nature n'abandonne personne au point de lui ôter tout moyen d'autodéfense.
Dans la condition où se trouve l'homme, Dieu se contente d'exiger de lui qu'il cherche la vérité le plus soigneusement qu'il pourra et que, croyant l'avoir trouvée, il l'aime et y règle sa vie.
L'état d'épouse n'existe pas pour lui-même ; ce n'est qu'un compromis entre l'état de jeune fille et celui de mère.
On ne décide pas de faire un livre, c'est lui qui commande.
La fortune n'élève personne sans lui faire payer très cher, à la fin, ses faveurs.
Laissé à lui-même, le libéralisme finira par s'autodétruire lentement.
L'influence de Liszt sur les destinées du piano a été immense ; je ne vois à lui comparer que la révolution opérée par Victor Hugo dans le mécanisme de la Langue française.
Pas même Dieu ne réalise ses désirs. Du moins, il faut l'espérer pour lui pardonner la vie qu'il nous fait mener.
Le monde laissé à lui-même devient plus féroce qu'une croyance.
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
Si quelqu'un te prête des jambes, tu vas où il lui plaît.
Il y a des choses qu'un homme a peur de se dire, même à lui-même, et tout homme honnête a un certain nombre de telles choses emmagasinées dans son esprit.
L'homme est le seul animal qui se moque de lui-même.
Un des plus beaux présents que la nature puisse faire à un comédien, c'est la mémoire : si elle lui est infidèle, le personnage qu'il représente disparaît ; on ne voit plus que l'acteur.
Un petit garçon n'a besoin ni de montre ni de calendrier. Il passe à table quand on l'appelle, va se coucher quand on lui dit. Les heures, les jours, les années ne portent pas de numéro.
Peut-être y a-t-il dans la vie de tout homme un échec, quelque affaire non résolue, qui a pour lui plus d'importance que tous ses succès ?
Berlusconi est jugé parce qu'il vit avec des femmes. S'il était homosexuel, personne n'aurait levé le petit doigt contre lui.
Comment la femme pourrait-elle échapper à ses penchants serviles et perfides quand l'éducation l'a façonnée dès l'enfance à étouffer son caractère pour se plier à celui du premier venu que le hasard, l'intrigue ou l'avarice lui choisiront pour époux ?
On ne choisit pas l'amour. C'est lui qui nous prend, nous subjugue, nous arrache à nous-mêmes. A-t-on du mérite à se donner quand on ne peut pas faire autrement.
La manière chercheuse, anxieuse, exigeante, que nous avons de regarder la personne que nous aimons rend notre attention en face de l'être aimé trop tremblante pour qu'elle puisse obtenir de lui une image bien nette.
Un type qui se trouve tout en bas de l'échelle, humilié de tous, trouve habituellement du réconfort à en trouver un autre encore plus bas que lui, et à l'humilier à son tour.
Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini.
Nous comprenons la Nature en lui résistant.
Pourquoi Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?
On n'est jamais si fortement tenté de croire aux dieux que lorsqu'on devient dieu soi-même. Mais celui qui fait croire en lui a tout à gagner et le dieu tout à perdre.
L'État contrôlant une femme reviendrait à lui nier sa pleine autonomie et sa pleine égalité.
Dieu -à Lui la Puissance et La Gloire- a dit :«...A l'exception Le Jeûne M'appartient; et c'est Moi qui accorde la récompense, car le serviteur jeûneur abandonne pour moi sa nourriture et son désir. Le jeûneur a deux joies : [...] ► Lire la suite
Il n'est de pire ennemi que l'obligé qui s'empresse de se brouiller avec celui qui l'a aidé pour se prouver à lui-même que l'autre n'y a été pour rien.
La rudesse du combat contre les choses pousse l'homme vers lui-même.
S'il y a un Dieu, il est caché, il est ailleurs, il est hors du temps, il n'obéit pas à nos lois et nous ne pouvons rien dire de lui. Nous ne pouvons décréter ni qu'il existe ni qu'il n'existe pas.
Que chacun devienne conjugal au-dedans de lui-même.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Luly a été un véritable fléau pour l'école française ; après avoir supplanté Perrin et Cambert qui durent s'exiler en Angleterre, il a régné sans partage pendant sa longue carrière, ne laissant de place à personne auprès de lui, et [...] ► Lire la suite
Tout homme de race, turc, arabe, noir, chinois, indien, a une dignité. Il sait vivre ; il a son style de vie ; il fait place aux hasards de la vie avec tranquillité, parce qu'il porte en lui de quoi leur répondre.