Chaque homme est, en naissant, assorti d'un monstre. Les uns lui font la guerre et les autres lui font l'amour.
L'homme qui laisse après lui des fils n'est pas mort.
La façon de gâcher la vie de quelqu'un est de lui donner ce qu'il veut.
Il est plus important de savoir si Dieu croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Un petit garçon n'a besoin ni de montre ni de calendrier. Il passe à table quand on l'appelle, va se coucher quand on lui dit. Les heures, les jours, les années ne portent pas de numéro.
Dieu créa l'homme, puis il eut peur qu'il s'ennuyât il lui donna la femme. Peu après, pris de remords, Dieu eut peur qu'elle l'ennuyât, il lui envoya le tabac.
On n'est jamais si fortement tenté de croire aux dieux que lorsqu'on devient dieu soi-même. Mais celui qui fait croire en lui a tout à gagner et le dieu tout à perdre.
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
La fortune n'élève personne sans lui faire payer très cher, à la fin, ses faveurs.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Un type qui se trouve tout en bas de l'échelle, humilié de tous, trouve habituellement du réconfort à en trouver un autre encore plus bas que lui, et à l'humilier à son tour.
Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini.
Tout homme de race, turc, arabe, noir, chinois, indien, a une dignité. Il sait vivre ; il a son style de vie ; il fait place aux hasards de la vie avec tranquillité, parce qu'il porte en lui de quoi leur répondre.
Si quelqu'un te prête des jambes, tu vas où il lui plaît.
L'homme est le seul animal qui se moque de lui-même.
Quand un Français dit du mal de lui, ne le croyez pas, il se vante !
Il y a tant d'aurores qui n'ont pas encore lui.
Je me rends chez un homme qui m'est supérieur non pas avec la volonté de grandir en moi, mais avec la crainte de rapetisser en lui.
Pas même Dieu ne réalise ses désirs. Du moins, il faut l'espérer pour lui pardonner la vie qu'il nous fait mener.
Il n'est de pire ennemi que l'obligé qui s'empresse de se brouiller avec celui qui l'a aidé pour se prouver à lui-même que l'autre n'y a été pour rien.
Il y a une parenté entre les hommes qui se sont assis près d'un feu mourant et ont mesuré la valeur de leur vie par lui.
Ah oui j'oubliais, il a un régime très strict, il mange n'importe quoi, à n'importe quelle heure et en grande quantité et puis enlevez lui le rose du jambon, il aime pas !
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
La manière chercheuse, anxieuse, exigeante, que nous avons de regarder la personne que nous aimons rend notre attention en face de l'être aimé trop tremblante pour qu'elle puisse obtenir de lui une image bien nette.
Peut-être y a-t-il dans la vie de tout homme un échec, quelque affaire non résolue, qui a pour lui plus d'importance que tous ses succès ?
L'homme doit trouver toute sa joie dans la possession de lui-même.
Berlusconi est jugé parce qu'il vit avec des femmes. S'il était homosexuel, personne n'aurait levé le petit doigt contre lui.
L'écrivain souhaite des lecteurs qui lui ressemblent et lui soient tout juste inférieurs : à son image, mais plus naïfs.
Pour juger de quelqu'un, il faut lui avoir vu jouer le dernier rôle.
L'État contrôlant une femme reviendrait à lui nier sa pleine autonomie et sa pleine égalité.
L'homme ne peut rester lui-même qu'en travaillant sans cesse à s'élever au-dessus de lui-même.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Soyez aussi aimable, aussi honnête qu'il est possible, aimez la femme la plus parfaite qui se puisse imaginer ; vous n'en serez pas moins dans le cas de lui pardonner ou votre prédécesseur ou votre successeur.
Chaque jour pendant notre relation, peu importe où j'étais dans le monde, je recevais un télégramme de Frank disant qu'il m'aimait et que je lui manquais.
On ne choisit pas l'amour. C'est lui qui nous prend, nous subjugue, nous arrache à nous-mêmes. A-t-on du mérite à se donner quand on ne peut pas faire autrement.
Hé, si tu lui fais du mal, j't'arracherai les nichons moi-même !
T'as fait un bon boulot sur mon frangin. Y a pas plus mort que lui.
On ne feuillette pas le temps, c'est lui qui effeuille nos vies.
Luly a été un véritable fléau pour l'école française ; après avoir supplanté Perrin et Cambert qui durent s'exiler en Angleterre, il a régné sans partage pendant sa longue carrière, ne laissant de place à personne auprès de lui, et [...] ► Lire la suite
Il voudrait qu'on lui donne autant de fromage que de pain.
Quand tu verras Dieu, redonne-lui vite l'adresse du monde : je crois bien qu'il a dû la perdre...
La rudesse du combat contre les choses pousse l'homme vers lui-même.
Un des plus beaux présents que la nature puisse faire à un comédien, c'est la mémoire : si elle lui est infidèle, le personnage qu'il représente disparaît ; on ne voit plus que l'acteur.
L'imaginaire porte en lui un mépris de la réalité.
Le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Comment la femme pourrait-elle échapper à ses penchants serviles et perfides quand l'éducation l'a façonnée dès l'enfance à étouffer son caractère pour se plier à celui du premier venu que le hasard, l'intrigue ou l'avarice lui choisiront pour époux ?
C'est Lui qui vous a créés de terre, puis d'une goutte sperme, puis d'une adhérence puis Il vous fait sortir petit enfant pour qu'ensuite vous atteigniez votre maturité et qu'ensuite vous deveniez vieux, - certains parmi vous meurent plus tòt, - et pour que vous atteigniez un terme fixé, afin que vous raisonniez.
On n'a vraiment pas besoin de savoir pour aimer, et le temps que l'on dépense à tenter de connaître l'être qu'on aime, c'est tout le temps qu'il lui faut pour mourir.
Il ne peut y avoir de Créateur, tout simplement parce que son affliction devant le sort de sa création lui serait inconcevable et insupportable.
La nature n'est pas définitive : on peut toujours lui ajouter.