Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n'avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
On lui reprochait, étant vieux, de trop aimer les femmes. Que voulez-vous, mon cher, on n'est vieux qu'une fois !
L'obscénité n'apparaît que si l'esprit méprise et craint le corps, si le corps hait l'esprit et lui résiste.
Bon écoutes moi bien espèce de pompe à merde. Quand tu vas chez le dentiste, tu lui dis pas comment faut faire, tu lui fais confiance. Et bien là c'est pareil, tu nous fais confiance !
Dieu lui-même n'est pas sans péché puisqu'il a créé le monde.
Demander la Légion d'honneur au gouvernement, c'est une politesse à lui faire.
Et le vent n'est-il pas la voix de Dieu, autant que celle du poète qui ne l'a que par Lui ?
Le "séducteur" qui se vante d'initier les femmes aux mystères de l'amour : l'étranger qui débarque à la gare et propose au guide de lui montrer les beautés de la ville.
Dieu n'existe que dans nos esprits. Et, si l'homme peut concevoir Dieu, Dieu lui est alors inférieur, n'étant qu'un aspect de sa conscience.
Adieu, dit le mourant au miroir qu'on lui tend, nous ne nous verrons plus.
L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut, et fait ce qui lui plaît.
Rien n'est plus irritable que l'indépendance de l'adolescent. Si on froisse en lui ce droit qu'il vient de se découvrir avec ravissement, il se rebiffe et fait par révolte le contraire de qu'on lui commande.
Le dernier siècle de notre existence a laissé dernière lui plus d'ordures que nous n'en avions produites en plusieurs millions d'années.
Nul ne pense par lui-même sans un détour par les autres, et notamment par ce qui a été pensé avant lui.
L'originalité, la seule, de Jean Aicard aura été, au cours de sa sinistre existence de plagiaire, ce contraste d'une âme banale jusqu'au vil et d'un visage presque dantesque. Avec cela, une voix merveilleusement nuancée, pathétiquement timbrée, qui fait de tout [...] ► Lire la suite
On tait tout à l'homme qui se tait ; on lui rend son silence.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
Dieu ne juge pas : par lui les êtres se jugent.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Une fille qui, par le peu qu'elle laisse voir à un homme, le fait devenir curieux de voir le reste, a déjà fait trois quarts du chemin qu'il lui faut faire pour le rendre amoureux.
Il faut que cet homme soit un grand ignorant, car il répond à tout ce qu'on lui demande.
Qu'il soit poète, artiste, musicien, physicien ou mathématicien, le génie ne se résume pas. Il est lui-même un résumé, un raccourci, une voie que personne n'avait osé emprunter avant lui.
Les copains, qui étaient sept, firent un silence sept fois multiplié par lui même, autrement dit un des plus grands silence qu'il y ait jamais eu.
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
- Tends-lui ta main, Fred ! - Si je la lui tends, ce sera au travers de la gueule !
Le seul caractère qui distingue l'homme des autres vertébrés supérieurs est une timidité excessive, sa faculté de s'alarmer, et son incapacité de se lancer dans l'aventure sans une foule derrière lui.
Pour l'athée, l'hypothèse de l'existence de Dieu n'est pas à retenir : celle de l'existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
L'antispécisme, quant à lui, milite pour l'intégration de tous les êtres vivants sensibles dans une même famille de considération morale.
Est-ce qu'il peut changer ? C'est tout ce que je lui souhaite, mais est-ce qu'il a changé ? Je ne pense pas.
Il est plus important de savoir si Dieu croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Il y a des gens qui, toute leur vie, se contentent de dire : "Évidemment ! Parfaitement ! C'est horrible, admirable, extravagant, bien curieux." Par eux-mêmes ils n'ont aucune valeur, mais ils sont d'un grand secours à autrui : ils lui servent de verbes a
L'homme qui laisse après lui des fils n'est pas mort.
Pour courir sur de meilleures eaux, le petit vaisseau de mon génie hisse maintenant ses voiles, laissant derrière lui une mer si cruelle.
Un homme d'esprit fait toujours quelque profit de mal qu'on dit de lui.
Les autos ont remplacé les fiacres, et les camions, les charrettes à foin ; mais aucune invention n'a remplacé l'homme lui-même.
Le comédien sait très bien ce qu'il apporte, parfois de manière géniale, ne dure que le temps de la représentation. Seul subsiste me souvenir. L'auteur, lui, existe grâce à cette trace qu'est l'écrit.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.
La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas.
Qui charme toutes les sociétés, la moitié du coeur de tous les hommes est à lui.
Quand ce jeune camarade Yoweri Museveni a fait des erreurs, je le lui ai dit sans rendre les choses publiques. Mais il n'y a aucun moyen que je pense pouvoir garder le silence sur cette question des candidats présidentiels en [...] ► Lire la suite
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l'apparence de la raison.
Faire un pas avec le peuple, pas deux pas sans lui.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
Celui qui décide de vivre dans l'harmonie est le premier à profiter de cette harmonie, et celui qui se laisse aller à la colère, au désir de vengeance, se détruit d'abord lui-même.
Rappelez-vous le visage de l'homme le plus pauvre et le plus faible que vous ayez vu, et demandez-vous si cette étape que vous envisagez va lui être utile.
Le faisceau d'énergie qu'un acteur utilise et qui sort de lui, il le dirige vers lui-même car il est lui-même l'outil de son travail.
La vertu n'irait pas si loin, si la vanité ne lui tenait compagnie.
L'homme qui se croit Dieu tue le dieu qu'il porte en lui. L'homme qui ne pense plus aussi loin que Dieu tue la création qu'il porte en lui. L'homme qui ne se soucie plus de sa divinité ferme la porte à sa félicité.
Quand germe une pensée de guerre, opposez-lui une plus forte pensée de paix. une pensée de haine doit être neutralisée par une plus puissante pensée d'amour.