Nous sommes tous des mortels, et chacun est pour lui-même.
Le bonheur et le travail s'élevaient avec le soleil, radieux comme lui.
Quand un philosophe vous répond, on finit par oublier ce qu'on lui avait demandé.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
Contre la bêtise, Dieu lui-même est impuissant.
Il faut que la queue du diable lui soit soudée, chevillée et vissée à l'échine d'une façon bien triomphante pour qu'elle résiste à l'innombrable multitude de gens qui la tirent perpétuellement.
Interpréter, c'est appauvrir, diminuer l'image du monde, lui substituer un monde factice de "significations".
Il n'arrive jamais de grands événements intérieurs à ceux qui n'ont rien fait pour les appeler à eux ; et cependant le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
On ne peut rien apprendre à un homme, on peut juste l'aider à trouver la réponse par lui-même.
Le propriétaire du pantalon, après s'être lavé les pieds, c'est lui qui le met.
Le sot a un grand avantage sur un homme sensé ; il est toujours satisfait de lui-même.
Je suis tout pour lui : sa femme, sa confidente, son assistante personnelle, son amie.
Quiconque peut apaiser la conscience d'un homme peut lui retirer sa liberté.
J'aurai été dans la cellule de Mandela pour lui dire tiens le coup, tes idées seront président du Sud-Africa.
Aucun cheval de course n'est capable de filer aussi vite que l'argent qu'on a mis sur lui.
Aujourd'hui, l'homme n'a qu'à appuyer sur un bouton et le monde lui appartient. Pourtant il se sent désespéré.
La crainte est utile quand elle est modérée et Dieu la permet afin qu'on ait recours à lui.
Celui qui invoque l'histoire est toujours en sécurité, les morts ne se lèveront pas pour témoigner contre lui.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Vaut-il la peine de s'évertuer durant vingt ans pour arriver au doute, qui pousse de lui-même dans toutes les têtes bien faites ?
Le partage d'argent est ce qui lui donne sa valeur.
Il n'est pire misère, parce qu'on veut faire le bonheur d'un peuple, que de croire en lui.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
Quand un ami vous prend une maîtresse, il ne faut pas se brouiller complètement avec lui, afin de le connaître encore à l'époque où on lui en sera reconnaissant.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Celui qui veut faire un emploi sérieux de la vie doit toujours agir comme s'il avait à vivre longuement et se régler comme s'il lui fallait mourir prochainement
Un écrivain allemand a prouvé que la pitié que nous feignons d'avoir pour le peuple n'est que la peur que nous avons de lui.
Une loi ne peut pourra jamais obliger un homme à m'aimer, mais il est important qu'elle lui interdise de me lyncher.
Le sentiment de pouvoir du père traditionnel est lié au fait que la maisonnée dépend financièrement de lui. Si sa femme s'arrondit, c'est son pouvoir qui s'agrandit.
L'homme "sain" n'est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les contradictions : c'est celui qui les utilise et les entraîne dans son travail.
La pub nous traque, nous matraque, nous a à l'usure, finit toujours par obtenir qu'on lui dise "oui" juste pour avoir la paix.
Un homme courtois doit, avant d'entrer dans la mort, faire passer sa femme avant lui.
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
La mort ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
Si le Christ avait pu prévoir ce qu'on lui ferait dire après son départ, il n'aurait jamais osé parler en paraboles.
Dommage qu'on ne puisse trouver le bonheur sur la route qui mène à lui.
Le faisceau d'énergie qu'un acteur utilise et qui sort de lui, il le dirige vers lui-même car il est lui-même l'outil de son travail.
Qui n'a point de ressources en lui-même, l'ennui le guette et bientôt le tient.
Il y a deux femmes dans la femme. La première est un animal, doux, dévoué par nature ; la seconde un animal fou, méchant, trouvant un âpre plaisir aux souffrances de ce qui lui est associé dans la vie.
Ce dont la jeunesse a besoin, c'est qu'on lui dise qu'il y a un bateau en construction dans sa propre cale sèche mentale, et que ce bateau est destiné à prendre la mer.
L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise:Oui je t'aime malheureux.
Bon écoutes moi bien espèce de pompe à merde. Quand tu vas chez le dentiste, tu lui dis pas comment faut faire, tu lui fais confiance. Et bien là c'est pareil, tu nous fais confiance !
Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.
Une destinée ne vaut pas plus qu'une autre, mais tout homme doit respecter celle qu'il porte en lui.
Si on aime vraiment quelqu'un et si on se soucie de lui, on peut survivre de nombreuses difficultés.
Vous pouvez mettre des ailes sur un cochon, mais vous ne ferez pas de lui un aigle.
Celui qui n'a pas besoin de rien tout lui manque.