Je ne l'ai pas mis au monde pour que derrière une mitrailleuse il guette ses semblables. S'il y a de l'injustice dans le monde, je ne lui ai pas appris à s'y associer.
L'homme est toutes choses ; et s'il lui en manque uneEn vérité c'est qu'il ne connaît pas sa propre richesse.
La Meije a 3998 mètres. Il lui manque 2 mètres pour faire les 4000. C'est la poisse !
Et dans le jour mourant qui frotte d'un éclat glacé le dos ciré des chaises, il me semble que je vais voir, penchées sur lui, toutes les ombres de nos morts, pour qui l'horloge égrène son rosaire.
Le Coran n'enseigne nulle part l'intolérance; il reconnaît la mission de Moïse, celle de Jésus-Christ; il dit que Dieu a donné à chaque peuple la loi qui lui convient, mais qu'il a envoyé Mahomet aux Arabes. Quoi de plus conciliant?.
Vous prenez un livre. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s'est dissipée, une sorte d'absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n'êtes plus maître de vous lever et vous en aller.
La haine, comme l'amour, se nourrit des plus petites choses, tout lui va.
Si vous calomniez quelqu'un, vous éveillez le mal soit en lui, soit en vous.
L'optimiste, c'est celui que se moque de ce qui peut lui arriver tant qu'il ne lui arrive rien.
L'homme connaît tant d'autres choses ; il ne se connaît pas lui-même.
Les seules victoires qui rendent l'homme heureux sont celles qu'il remporte sur lui-même.
Rien n'est plus désagréable qu'un homme se cite lui-même à tout propos.
Malheur involontaire disparaît de lui-même.
Voulez-vous connaître le caractère d'un homme ? Attendez qu'il lui arrive quelque disgrâce ; vous verrez bientôt alors, ou toute sa grandeur ou toute sa faiblesse.
L'amour est un trésor si inestimable que vous pouvez acheter le monde entier avec lui et racheter non seulement vos propres péchés mais aussi ceux des autres. Allez, et n'ayez pas peur.
Les jeunes auteurs d'aujourd'hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n'y a que cela qui mérite d'être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.
Il n'existe pas d'animal plus mesquin, stupide, infâme, pitoyable, égoïste, méchant, envieux et ingrat que le public. Il est le plus grand des lâches, car il a peur de lui-même.
La postérité rend à chacun l'honneur qui lui est dû.
C'est le bon moment pour venger les morts, tous ces innocents ; avoir enfin Al-Achid en face-à-face, lui laisser juste le temps de comprendre ce qui lui arrive, lui mettre deux balles dans la poitrine, et une autre dans la tête !
La seule chose qui mérite d'être écrite est le coeur humain en conflit avec lui-même.
Elle avait connu l'enfer et réussi à s'en sortir. Il lui suffisait de la regarder pour savoir que c'était une battante.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Oui, l'amour est "extase", mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu.
Quand on méprise l'orgueilleux, les ailes lui tombent.
Le plagiaire est un individu qui ne donne le meilleur de lui-même qu'après l'avoir pris à un autre.
Le monde se lasse facilement de ceux qui ont commencé à se lasser de lui.
Celui qui se sait coupable croit toujours qu'on parle de lui.
A tout moment, Gilbert regardait sa montre. Cette attente angoissante lui crispait le coeur; il eût voulu entendre le signal, partir tout de suite, en finir.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu'un cyprin doré d'âge patriarcal garde apparemment jusqu'à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
Le riche, quand il a été bon avec un pauvre, lui demanderait volontiers un certificat de charité.
Le sot voulait lui soigner l'oeil, il l'a rendu aveugle.
J'ai toujours un faible pour la Russie, particulièrement pour la Sibérie. C'est une région vraiment à part. Quand vous roulez et que vous croisez une personne, vous vous arrêtez pour lui demander s'il a besoin de quelque chose. Les gens sont vraiment solidaires.
Claude (Claude François) n'était pas quelqu'un de facile. Personne n'était heureux autour de lui.
Le seul voyage qui vaille est celui que nous faisons là où nous sommes, toutes écoutilles au vent, quand notre but n'est pas de conquérir le monde mais d'être conquis par lui.
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
Plus un homme est astucieux et séducteur, plus il lui est facile d'arriver par le mariage à la fortune.
Non, la terre n'appartient pas qu'aux hommes, ni même d'ailleurs à tous les êtres vivants qui la peuplent. Elle n'appartient qu'à elle-même. Elle est la Mère, et toutes les espèces lui appartiennent.
Comment parler à nouveau une langue baignée de sang juif ? Ce dilemme, avec toute sa gravité, n'entama pas le sentiment que mon allemand n'était pas la langue des Allemands mais celle de ma mère. C'était clair : lorsque je [...] ► Lire la suite
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
L'homme est un être chargé de continuer Dieu là où Dieu ne se fait plus connaître par lui-même.
Il a toujours profondément méprisé la nature humaine, en raison même de l'échantillon que lui renvoyait son miroir.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
Le Paris de l'Occupation a toujours été pour moi comme une nuit originelle. Sans lui je ne serais jamais né.
L'homme a sa loi ; il se l'est faite à lui-même ; la femme n'a pas d'autre loi que la loi de l'homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave. [...] Une réforme est nécessaire.
Il l'aime plus que les autres, mais il lui faut les autres pour s'en rendre compte.
Chacun n'a qu'un certain nombre de mots en lui.
La violence avec laquelle s'est affirmée la suprématie des valeurs blanches, l'agressivité qui a imprégné la confrontation victorieuse de ces valeurs avec les modes de vie ou de pensées des colonisés font que, par un juste retour des choses, le colonisé ricane quand on évoque devant lui ces valeurs.
Sans Elvis, je ne sais pas où serait la musique populaire. C'est lui qui a tout déclenché et ce fut certainement le début pour moi.