Vous prenez un livre. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s'est dissipée, une sorte d'absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n'êtes plus maître de vous lever et vous en aller.
La musique a ce pouvoir magique : elle accompagne nos vibrations émotionnelles, particulièrement exacerbées à l'âge où les sentiments nous surprennent. Le temps aidant, tout cela se calme.
Quand une épouse devient belle-mère, elle rabâche ses vérités comme une vieille mule tourne la meule.
L'idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute consciemment, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique.
Pour créer la femme, Dieu s'est inspiré de la contrebasse : une petite tête sur un long cou, un encombrement maximal, elle ne vibre que lorsque vous lui frottez le ventre, et émet un son qui couvre tout.
La poésie est active dans toutes les formes de création. C'est elle qui en fait la beauté, laquelle est un éveil, un cri d'alarme.
La beauté intérieure est éternité quand elle est pure.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
L'homme est le bâtard de Dieu, un bâtard abandonné. Et vous venez lui demander d'aimer papa ?
Une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise. Elle peut seulement être légèrement sotte.
Tout être émet un climat, une humeur générale qui est sa longueur d'onde. Elle le suit pas à pas, quoi qu'il fasse, et s'inscrit dans la mémoire comme la synthèse de son passage.
L'intelligence qui vit d'elle-même thésaurise. Elle dessèche comme l'avarice.
Je savais que j'étais devenu quelqu'un de connu le jour où j'ai rencontré Simone Signoret, en 1985 au Festival de Cannes. Elle est morte quatre mois plus tard.
La liberté que nous cherchons n'est pas une contrée lointaine, elle est en nous.
La nature ne produit rien de beau, rien de laid, la nature, bonne fille, produit. C'est l'homme qui décide, en fonction de critères qui peuvent varier selon son humeur et les époques, ce qui autour de lui est beau ou laid.
Aucune civilisation n'a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.
Quiconque a Dieu avec lui n'est jamais moins seul que quand il est seul.
Ce qui doit dégoûter de la science, c'est que jamais elle ne nous apprendra ni l'origine du monde, ni le premier principe des êtres, ni leur destination.
Une femme peut tout faire, elle peut penser, parler, chanter, se taire quelquefois.
Je la détestais, donc je pensais à elle jour et nuit.
Un renard qui n'avait jamais vu de lion finit cependant par en croiser un. À le voir pour la première fois, il fut saisi d'une telle terreur qu'il faillit en mourir. À leur deuxième rencontre, le renard eut peur, mais [...] â–º Lire la suite
Il n'est pas de chagrin qu'un livre ne puisse consoler, disait Montaigne et Montaigne avait toujours raison.
Tant que la méchanceté n'a pas mûri, elle est prête à tout moment à se transformer en hystérie.
Il y a une façon de regarder un endroit affreux sous un certain angle qui lui permet de prendre une beauté parce qu'il est ce qu'il est.
La mode est un tel conte de fées et c'est un tel fantasme. Et il s'agit de métamorphose et d'une sorte de changement de soi et de jouer un rôle que vous voulez que les gens voient.
La réalité est vivante parce qu'elle est capable de devenir meilleure, et qu'il lui reste du temps pour se rêver plus belle.
"J'ai peur de la peur." C'est elle qui pousse les peuples à la révolution, au fanatisme, au terrorisme, et les dirigeants au totalitarisme et à la guerre.
Lire un livre prêté lie.
Quand un homme a prouvé qu'il a du talent, il lui reste à prouver qu'il sait s'en servir.
Mieux vaut laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez.
Celui qui fut nourri dans les bois ne parle que de forêts.