La haine, comme l'amour, se nourrit des plus petites choses, tout lui va.
Le bonheur, ce n'est pas une note séparée, c'est la joie que deux notes ont à rebondir l'une contre l'autre.
Le sourire provient d'une vibration qui associe la joie et la terreur, l'émerveillement et l'effroi.
Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.
La prison elle-même est une formidable éducation sur le besoin de patience et de persévérance. C'est avant tout un test d'engagement.
La musique n'a pour ainsi dire point de réalité ; elle n'imite pas, elle exprime. La musique est à la fois une science comme l'algèbre, et un langage psychologique auquel les habitudes poétiques peuvent seules faire trouver un sens.
La conscience écologique vient d'une menace, non d'une espérance ; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
La feinte charité du riche n'est en lui qu'un luxe de plus ; il nourrit les pauvres comme des chiens et des chevaux.
Le désir qui naît de la joie est plus fort que le désir qui naît de la tristesse.
Le cancer de tout ce qui est beau est bien l'habitude. Car elle infiltre ses silences.
La beauté ne se discute pas, elle règne de droit divin. Elle fait prince quiconque la possède.
On dit qu'une conviction est solide quand elle résiste à la conscience qu'elle est fausse.
La science peut mener à la découverte de l'énergie atomique mais elle ne peut pas nous préserver d'une catastrophe nucléaire.
La spéculation est plus dangereuse quand elle semble la plus facile.
Tu sais, faire un home run avec une fille, c'est que tu l'as baisée, que tu lui as rentré ta nouille...
Je ne crois pas que la justice règne jamais parce que l'injustice n'est pas dans les lois, elle est en chacun de nous.
Un jour, quelqu'un m'a dit « la merveille est dans l'instant ». Je vais bientôt mourir. Et pourtant, la peur ne me domine plus. La vie est pleine de ressources. Les gestes, les sourires, la joie partagée. Je me souviens de tout. [...] ► Lire la suite
La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l'âme, si elle n'échauffe le coeur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat.
Mais, quand on a vaincu, la passion expire, Ne souhaitant plus rien, on n'a plus rien à dire.
Le devoir de qui aime les hommes est peut-être de faire rire de la vérité, faire rire la vérité, car l'unique vérité est d'apprendre à nous libérer de la passion insensée pour la vérité.
Vous ne devez pas vous battre trop souvent avec un ennemi, ou vous lui apprendrez tout votre art de la guerre.
Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît.
Vous pouvez conduire un cheval à la rivière, mais il boira quand et ce qu'il lui plaira.
Avec deux fois son esprit, elle devait voir les choses à travers ses yeux - l'une des tragédies de la vie conjugale.
Le bonheur, cette joie aiguë qui bouleverse le coeur, cette espèce de spasme de l'âme.
Un homme passe pour volontaire ; mais au fond, il n'a que l'habitude de vouloir. Le vouloir lui est le plus facile.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
La méditation. Elle force à réfléchir quiconque a la foi et même celui qui ne l'a pas.
Une puce ne peut pas piquer une locomotive, mais elle peut rendre fou le machiniste.
La colère ressemble au feu dans une heure de vent ; elle brûle les habits destinés pour le temps d'hiver.
La discipline est l'âme d'une armée. Elle rend impressionnante les nombres réduits, procure la réussite au faible, et la considération à tous.