Nous sommes profondément blessés quand on ne nous respecte pas ; pourtant, au fond de son coeur, aucun homme ne se respecte beaucoup lui-même.
Un homme s'aperçoit qu'il n'est plus jeune quand une femme à qui il cligne de l'oeil vient gentiment lui demander ce qu'il a sous la paupière.
La photographie, c'est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu'elle ne doit pas faire.
Un homme devient sage à force de se rendre compte de ce qui lui arrive quand il ne l'est pas.
Chaque homme, chaque objet est à lui seul un prix, une étude, une propriété.
Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme.
La vie est un miroir dans lequel l'homme n'est jamais que le reflet de lui-même.
Il n'y a pas plus grande douleur que d'être un ange en enfer, alors qu'un diable est chez lui partout.
Une femme qui se vend, contre des promesses, est moins vile que celui qui les lui fait, si elles sont fausses.
Un fait n'est rien par lui-même, il ne vaut que par l'idée qui s'y rattache ou par la preuve qu'il fournit.
La sagesse est unique car elle possède la forme que nous lui donnons. Elle est secrète. Elle est sacrée car elle est le divin qui sourit en chacun de nous.
Honorez le médecin avant que vous n'ayez besoin de lui.
L'homme est plus intéressant que les hommes ; c'est lui et non pas eux que Dieu a fait à son image. Chacun est plus précieux que tous.
Face à un problème, il n'y a pas 36 solutions : il faut lui trouver une solution.
Celui qui commet de grosses erreurs a aussi en lui un gros potentiel de purification.
C'est lorsque l'homme n'est pas assuré de sa relation avec Dieu qu'il y a relation avec Dieu. Malheureux ceux qui croient être en relation avec lui car ils ne le sont certainement pas.
Tout groupe organique qui se développe égoïstement pour lui-même joue le même rôle dans la société que le cancer dans le corps humain.
Un égoïste est incapable d'aimer un ami ; mais il ne peut se passer d'amis : il ne s'aimerait jamais assez à lui tout seul.
Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu'on lui avait demandé.
Le degré le plus haut jusqu'où puisse s'élever un esprit médiocre, mais pourvu d'expérience, c'est le talent de découvrir les faiblesses des hommes qui valent mieux que lui.
Maint fou ne peut plus éteindre le feu qu'il a allumé lui-même.
Le militarisme domine et dévore l'Europe. Mais ce militarisme porte aussi en lui le germe de sa propre ruine. La concurrence des divers États entre eux les oblige d'une part à dépenser chaque année plus d'argent pour l'armée, la flotte, [...] ► Lire la suite
Le véritable et authentique athée est celui qui croit fermement et dur comme fer que Dieu lui-même ne croit pas en Lui.
Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Connais-toi comme l'orgueil de sa création, le lien unissant la divinité et la matière ; vois une partie de dieu lui-même en toi ; souviens-toi de ta propre dignité et n'ose pas descendre dans le mal ou la bassesse.
Puisque l'homme est mortel, la seule immortalité possible pour lui est de laisser quelque chose après lui qui puisse être immortel.
Dans sa grande ambition, à cause de son goût du pouvoir et de la domination, l'homme ne cesse de lutter pour regagner ce que l'homme ne cesse de lui ôter.
L'on dit à la Cour du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'il apprenne que nous disons du bien de lui ; la seconde, afin qu'il en dise de nous.
Faites bien attention de ne pas faire attention à lui.
Il parle une langue qui n'exige aucune tension d'esprit. Une discussion avec lui est un voyage à pied dans le désert.
De lui-même le peuple veut toujours le bien ; mais, de lui-même, il ne le voit pas toujours.
Deux choses seules sont capables de remplir les yeux d'un avare, la sobriété ou la terre qu'on jette sur lui après sa mort.
Pour l'homme, le désir est toujours à l'intérieur de lui. Il ne peut s'en débarrasser. Il en est l'esclave. Il est toujours seul face à ce maître exigeant.
En jugeant les autres un homme oeuvre en vain ; il se trompe souvent et tombe facilement dans le péché ; mais en se jugeant lui-même il oeuvre toujours à bon escient.
Nous nous attachons quelquefois plus à une femme par les infidélités que nous lui faisons que par la fidélité qu'elle nous garde.
La justice n'est jamais aussi brutale que lorsque le peuple l'exerce lui-même.
L'intellectuel est un objecteur de conscience et il est naturel qu'il ait une objection de conscience face au pouvoir qu'il a lui-même réclamé.
Même si le vieil arbre a l'air d'avoir séché sous le soleil, il en sait plus que la pousse du matin, alors confie-lui ton destin.
Rien ne fait autant honneur à une femme que sa patience et rien ne lui fait si peu d'honneur que la patience de son mari.
L'homme cultive les vices qui lui sont profitables ; mais il a besoin de les légitimer ; il ne veut pas les sacrifier : il faut qu'il les idéalise.
Celui qui désire, espère et croit en lui-même, celui-là est heureux de voir les autres espérer et croire.
On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime.
C'est Lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses anges, - afin qu'Il vous fasse sortir des ténèbres à la Lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants.
Peut-être justement le plus grand, le plus beau compliment à faire à un écrivain serait de lui dire qu'il ne vaut pas son oeuvre...
La pègre est de nature et de nécessité voyageuse, le sol honnête lui manque toujours sous le pied.
Le vrai homme de courage doit se dévouer lui-même au bien-être des autres et doit accepter de donner sa vie pour la lutte.
Si une nana te considère comme son frère et que tu rêves de sortir avec, répond lui direct : « Je suis contre l'inceste ! ».
Le faible d'esprit se complaît dans son propre jugement et regarde souvent derrière lui pour voir si on l'admire.
Il n'y a pas une seule personne à qui on puisse confier ses peines sans lui donner une maligne joie et sans s'avilir à ses yeux.