Rien n'est plus désagréable qu'un homme se cite lui-même à tout propos.
Il n'entend pas ce qu'on lui dit, à force d'écouter ce qu'il va dire.
Être débarrassé de Sarkozy, l'idée devrait m'exciter. Il n'était pas encore président, j'en avais déjà marre de lui.
Personne ne fit de discours sur sa tombe. Personne n'avait soupçonné qui il était. Et qui sait ? lui-même non plus peut-être. C'était pourtant un bien puissant magicien.
C'est le bon moment pour venger les morts, tous ces innocents ; avoir enfin Al-Achid en face-à-face, lui laisser juste le temps de comprendre ce qui lui arrive, lui mettre deux balles dans la poitrine, et une autre dans la tête !
Tout pouvoir qui cultive l'hypocrisie de sa perfection ne tombe pas seulement dans le ridicule et dans les excès de la dévotion à lui-même ; il détruit l'espoir de la nature humaine en la continuité du progrès.
Si l'on ouvre toute grande la gueule à un âne, et qu'on lui dise : "Maintenant, toi aussi tu as droit à la parole" , que peut faire le pauvre animal, sinon braire ?
L'homme est le chef-d'oeuvre de la création, mais c'est lui qui le dit.
Le cadeau n'a rien à voir avec son prix, il tient tout entier dans l'intention et la beauté du geste. Si humble soit-il, il est comme un émissaire de la personne et garde sur lui son empreinte.
Tu as beau le nier, mais qui demeure en soi entend Dieu lui parler, même en dehors du temps en dehors de l'espace.
J'ai une admiration sans borne pour Neil Young, sa carrière est exemplaire. Il a tout fait, tout essayé. Il n'a jamais donné aux gens ce qu'ils attendaient. J'aimerais vieillir comme lui. Je voudrais être considéré comme un songwriter, pas juste comme le leader de Nirvana.
Le Paris de l'Occupation a toujours été pour moi comme une nuit originelle. Sans lui je ne serais jamais né.
Il n'y a que Dieu qui ait un assez grand fond de gaieté pour ne pas s'ennuyer de tous les hommages qu'on lui rend.
L'argent ne doit pas coûter plus cher que ce qu'on retire de lui.
Avant d'employer un beau mot, faites-lui une place.
Un vrai humoriste ne rit pas, il fait rire. Le public, qui n'est pas aussi bête qu'il le pense, n'a plus besoin de rire si l'humoriste a ri avant lui. En riant, il commet une faute professionnelle.
La jeunesse masculine ne manquait ni de santé, ni de courage, mais d'allant et de passion. Ce qui lui faisait défaut, c'était ce jardin pour la culture de la volonté que constitue le sport organisé.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Voulez-vous connaître le caractère d'un homme ? Attendez qu'il lui arrive quelque disgrâce ; vous verrez bientôt alors, ou toute sa grandeur ou toute sa faiblesse.
Le sujet amoureux s'angoisse de ce que l'objet aimé répond parcimonieusement, ou ne répond pas, aux paroles qu'il lui adresse.
Si lui y marche avec nous, ça va débouler rouge. Des bassistes comme ça on en fait plus, on a perdu l'moule ! [...] Une bête j'te dis : à l'époque où on était avec les Bulldozers, son pseudonyme c'était Bazooka, tel'ment qu'y bastonnait. Non, même avec des moufles y peut jouer les doigts dans l'nez.
Mais l'inconnu est «l'homme des foules» et il est vain de le suivre, car il restera toujours un anonyme, et l'on n'apprendra jamais rien sur lui.
Il faut que chacun garde le rang que le sort lui assigne ; il n'en est point d'assez bas pour humilier un bon esprit.
Quand ton enfant réclame une lame de rasoir, donne-la-lui.
Un tas de colis devant lui comme un éventaire de camelot, le fourrier appelait les lettres en souffrance, au milieu d'une cohue de soldats qui jouaient des coudes et s'écrasaient les pieds. C'était à notre porte, entre le lavoir communal, [...] ► Lire la suite
Le fou a un point de ressemblance avec le meurtrier : il n'appartient pas à ce monde. Un véritable fanatique peut mettre à mort qui lui plaît.
Qui de lui écoute entend plus de mal que de bien.
L'homme est un être chargé de continuer Dieu là où Dieu ne se fait plus connaître par lui-même.
Et dans le jour mourant qui frotte d'un éclat glacé le dos ciré des chaises, il me semble que je vais voir, penchées sur lui, toutes les ombres de nos morts, pour qui l'horloge égrène son rosaire.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
- Écoute moi très attentivement Naomi, tu dois porter un message au seigneur Chien D'Azerbadjian, c'est lui qui a mont ticket pour les toilettes ! - Oh putain ils te donnent quoi ? Je peux en avoir ?
La musique est un formidable langage qui, lui, peut circuler sans être traduit.
Michel Houellebecq est devenu un provocateur breveté, un faiseur qui n'agit qu'en fonction de ce qu'on attend de lui.
Si les femmes ne craignent pas la mort, ça doit être à cause de leur coquetterie. Peut-être qu'elles s'imaginent qu'en faisant de l'oeil au diable, en arrivant chez lui, il leur fournira un laissez-passer pour le purgatoire !
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
Que la pitié et la terreur soient titillées en modération, passe encore. Mais la sensation de vouloir vomir de compassion et d'anxiété lui semblait contraire à la véritable catharsis, d'autant plus qu'il n'arrivait jamais à sortir que du vent.
Quand on méprise l'orgueilleux, les ailes lui tombent.
On ne fait pas l'amour, c'est lui qui nous fait.
Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d'exister mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l'univers me deviendrait complètement étranger, je n'aurais plus l'air d'en faire partie.
Le rêve est la part de l'homme qu'on ne peut lui prendre.
En conséquence, comme le mal principal est pour [Bakounine] l'État, il faudrait avant tout supprimer l'État et le capital s'en irait alors de lui-même au diable; À l'opposé nous disons : Abolissez le capital, concentration des moyens de production entre quelques mains, et l'État tombera de lui-même.
Celui qui agit toujours bien envers les autres, le malheur ne s'approche pas de lui.
À celui qui ne veut pas porter la selle, qu'on lui mette le bât sur le dos.
Si le pauvre va trouver le riche, Le riche lui tourne le dos ! Mais si c'est le riche qui va chez le pauvre, Le pauvre lui rend honneur et le fait entrer.
Celui qui se sait coupable croit toujours qu'on parle de lui.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
Si elle était possible, chacun de nous voudrait que les pactes qui lient les autres ne le lient pas lui-même ; tout homme se regarde comme le centre de toutes les combinaisons du globe.
Le divin est peut-être cette qualité de l'homme qui lui permet de supporter le manque de Dieu.
L'optimiste, c'est celui que se moque de ce qui peut lui arriver tant qu'il ne lui arrive rien.