Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur. Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
L'amour a cette exigence : ou son objet t'échappe ou tu lui échappes. S'il ne te fuyait pas, tu fuirais l'amour.
Le dévouement d'un homme va souvent plus loin que lui.
- Ma question n'est pas : Qui es-tu ?, mais : Que m'apportes-tu ? - Ce que je t'apporte n'est autre que ce que je suis, lui fut-il répondu.
L'idiot se marie à crédit, et accuse sa jeune épouse de lui porter malchance.
Un de mes amis m'a dit de tirer en premier et de poser des questions plus tard. J'allais lui demander pourquoi, mais je devais lui tirer dessus.
Allah sait ce que porte chaque femelle, et de combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de Lui sa mesure.
Le romancier s'inspire de sa vie ou de celle des autres, il raconte des histoires vécues en lui ou autour de lui. Le reste est littérature, syntaxe et stylistique.
Ce qui m'intéresse chez une femme, c'est ce que je n'ose pas lui demander.
L'homme est une créature qui peut s'habituer à tout, et je pense que c'est la meilleure définition de lui.
Je ne m'intéresse pas vraiment à la beauté. Ce qui me touche, c'est quelqu'un qui se comprend lui même.
Il est un temps où le coeur exulte, il est un temps où il se referme sur lui-même, et c'est alors que la difficulté d'être commence !
Il faut mener un homme, tout homme, jusqu'à lui-même et lui apprendre à se construire.
En vérité, si un homme abandonnait un royaume et le monde entier et qu'il se garde lui-même, il n'aurait rien abandonné.
Celui qui t'empêche de te battre, donne-lui une récompense.
C'est tout autant un crime de tuer l'âme et la raison de vivre de quelqu'un que de lui tuer le corps.
Qui étreint deux choses, l'une lui échappe.
Un état est d'autant plus fort qu'il peut conserver en lui ce qui vit et agit contre lui.
Aimer un être n'est-ce pas lui dire implicitement : "Toi tu ne mourras point " ?
Un ami, c'est celui qui devine toujours quand on a besoin de lui.
Je plains un homme sans vache, je plains un homme sans mouton, mais question d'un homme sans cheval, dur pour lui de rester au monde.
Pie : Oiseau dont les dispositions pour le vol ont conduit certains à supposer qu'on pourrait lui apprendre à parler.
Entreprendre de consoler quelqu'un qui veut être inconsolable, c'est lui disputer la seule consolation qui lui reste.
L'homme a la conscience d'être Dieu, et il a raison, puisque Dieu est en lui. Il a conscience d'être un cochon et il a également raison parce que le cochon est en lui. Mais il se trompe cruellement quand il prend le cochon pour un Dieu.
Paradoxalement, seul un incroyant pourrait éventuellement prouver la vérité de Dieu. Le croyant, lui est trop occupé à aimer : il ne guette pas des démonstrations, mais des caresses.
Un enfant ne peut jamais se défaire des principes qu'on lui a inculqués, même de force, avant sa quinzième année.
Notre âme, c'est cet homme amoureux de lui-même.
Fais taire tes opinions, tes sentiments, tes humeurs. Efface ta personne. Alors ton guide intérieur, ne se causant plus aucun trouble à lui-même, te conduit à la chose essentielle qui est en toi : l'impassible nature universelle.
Tout être humain sans exception porte en lui un mystère qu'il ignore.
Les vaches quelle que soit leur couleur donnent le même lait. La rose, quel que soit le nom qu'on lui donne, émet la même odeur.
L'enfant c'est de l'argile, il prend toujours la forme qu'on lui donne.
Muhammad est le messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d'Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. [...]
Le poète pense en pièces détachées, idées séparées, images formées par contiguïté ; le prosateur s'exprime en développant une succession d'idées qui sont déjà en lui et qui restent logiquement liées.
L'homme en naissant porte en lui des droits sur la portion des fruits de la terre nécessaires à son existence.
Si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez lui le vôtre.
Je voulais être un homme : j'acceptais d'aller acheter la viande, mais c'était aux filles de la porter. L'homme doit être fort, actif. C'est lui qui doit assurer la subsistance des femmes et les protéger. Quelle foutaise !
L'Etat, lorsqu'il choisit les hommes qui le serviront, ne tient aucun compte de leurs opinions. S'ils veulent bien lui être fidèles et le servir, cela suffit.
Le problème du chrétien devant la vérité n'est pas de la découvrir, mais de lui ressembler.
Orgueil moderne : j'ai perdu l'amitié d'un homme que j'estimais, pour m'être acharné à lui répéter que j'étais plus dégénéré que lui...
Concentrez-vous davantage sur votre désir que sur votre doute, et le rêve prendra soin de lui-même.
Tous les arts sont comme des miroirs où l'homme connaît et reconnait quelque chose de lui même qu'il ignorait.
L'homme dépend de l'image de lui-même qui se forme dans l'âme d'autrui, même si c'est l'âme d'un crétin.
Quelque grief qu'on ait conter le mariage, on ne saurait lui refuser d'être une expérience.
Intégrer, cela veut dire absorber en soi un peuple jusqu'à ce que rien ne subsiste de lui qu'un souvenir et les mensonges odieux des manuels d'histoire.
Celui qui accompagne quelqu'un qui a la diarrhée n'a pas à lui dire : "dépêche-toi".
Je lui fermai la bouche d'un baiser derrière l'oreille.
Celui qui loue fait semblant de rendre, mais, en vérité, il veut qu'on lui donne !
Quand l'esprit croît, il accède déjà au pouvoir. Il est peut-être lui-même le pouvoir.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
Celui qui voit un besoin et attend qu'on lui demande de l'aide est aussi méchant que s'il l'avait refusée.