Il n'y a que Dieu qui ait un assez grand fond de gaieté pour ne pas s'ennuyer de tous les hommages qu'on lui rend.
Dans le monde des affaires, il est inutile d'avoir des idées originales à moins de pouvoir également vendre ce que vous créez. La direction est incapable de reconnaître une bonne idée sauf si elle lui est présentée par un bon vendeur.
A la femme chaste, Dieu suffit.
On a eu la gentille pensée de lui mettre dessus une lourde dalle de marbre, un presse-mort, pour être bien sûr qu'elle ne s'en ira pas.
Les actes de Dieu qui paraissent injustes à l'homme sont probablement ceux qui sont les plus justes. L'homme ne peut comprendre la justice parce qu'il est lui-même trop peu capable de justice.
Je pratique l'autodérision. La dérision n'a d'intérêt que si on se l'applique à soi même. Sinon, c'est de la cruauté.
Un beau souvenir est un bien si précieux qu'il ne faut rien négliger pour lui épargner les coups dont il est sans cesse menacé !
Il faut finir par se convertir à l'homme, un jour ou l'autre, et au bon Dieu ensuite.
Le divin est peut-être cette qualité de l'homme qui lui permet de supporter le manque de Dieu.
Un homme passe pour volontaire ; mais au fond, il n'a que l'habitude de vouloir. Le vouloir lui est le plus facile.
La cloche appelle l'église mais elle-même n'y va pas.
Notre tête ne serait-elle pas assez grande pour contenir à la fois la mémoire et imagination ?
Mais si le diable parle parfois, dieu se tait, toujours. Il faut trouver les réponses seul.
Il est des moments, dans la vie d'un homme, où il se sent à l'abri de Dieu lui-même.
Si l'on donne à quelqu'un le conseil qu'il a déjà l'intention de ne pas suivre, il vous en veut tout de suite, et si l'on lui donne le conseil qu'il suivra certainement, il vous en veut plus tard.
Le destin n'aime pas qu'on lui force la main.
Ah ! la guerre !... En chaque foyer, on lui donne deux sens distincts : calamité ou rédemption dépendant du bord où l'on s'est placé pour la considérer.
L'esclavage prend de graves proportions lorsqu'on lui accorde de ressembler à la liberté.
Vous devez considérer la possibilité que Dieu ne vous aime pas.
Il n'y a aucune commune mesure entre les libertés qu'on veut obtenir de plus fort que soi et celles qu'on refuse d'accorder à plus faible que soi.
Si un de vos amis a des ennuis, ne lui demandez pas si vous pouvez faire quelque chose. Réfléchissez à ce que vous pouvez faire et faites-le.
L'amour de certaines mères est comme une corde passée au cou de l'enfant : au moindre mouvement de celui-ci vers la vie, le noeud coulant se resserre.
Vois comme Dieu fait bien les choses quelquefois ! Le pigeon n'est fameux qu'au temps des petits pois.
Une femme n'est rien par elle-même ; elle est ce qu'elle paraît à l'homme qui s'en occupe : voilà pourquoi elle est si furieuse contre ceux à qui elle ne paraît pas ce qu'elle voudrait paraître. Elle y perd son existence.
Cette manne tombait du ciel, et c'était l'aliment dont Dieu les avait pourvus dans le désert, et qu'il prenait soin lui-même de leur distribuer chaque jour à proportion de leurs besoins.
Au moment de briser la vie de quelqu'un, c'est difficile de savoir de quelle manière on lui fera le moins de mal.
Il est assez facile de définir ce que le Commonwealth n'est pas.
La solitude n'est possible que très jeune, quand on a devant soi tous ses rêves, ou très vieux, avec derrière soi tous ses souvenirs.
Qu'est-ce que Dieu fait donc de ce flot d'anathèmes Qui monte tous les jours vers ses chers Séraphins ?
Les religions ne devraient pas exister. Dieu n'en voulait pas d'ailleurs, c'est écrit dans la Bible. Il était contre toutes les guerres
C'est une honte, cette conception du mariage ! La femme, propriété du mari ! On ne lui laisse même pas le droit de s'appeler de son vrai nom ! Elle doit porter, imprimée au fer rouge sur son front, la marque de propriété du mari ! Comme une bête !