Ce qu'un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin.
Il faut qu'une femme soit bien décidément sotte pour n'avoir pas plus d'esprit qu'un homme qui en a beaucoup, touchant les affaires du coeur.
L'homme compense le poids du mal dont on lui a écrasé l'échine par la masse de sa haine.
On fait l'éloge d'un homme en disant qu'il est humain et d'une femme en disant qu'elle est inhumaine.
L'habitude de faire des compliments maintenait la langue d'un homme huilée sans aucune dépense.
Une larme n'est jamais seule. Elle porte en elle un océan, qui toujours la sollicite.
La guerre serait un bienfait des dieux si elle ne tuait que les professionnels.
Quand on a reçu un don, on a des obligations. Souviens-toi de la parabole des talents dans l'Évangile. Tu imagines la tête du père de Mozart si, à vingt ans, Wolfgang lui avait dit « J'arrête la musique, je voudrais être footballeur » ?
Une femme est franche quand elle ne fait pas de mensonges inutiles.
La libération ne peut résulter que d'une technique. Elle ne peut être obtenue que par des acteurs sociaux dont elle est le but conscient. Il n'y a pas moyen de faire l'économie de la volonté politique.
Ne sous-estimez jamais un homme qui se surestime.
La haine est un tonique : elle fait vivre, elle inspire la vengeance, mais la pitié tue, elle affaiblit encore notre faiblesse.
L'âme n'a pas le pouvoir de se voir elle-même mais, tout comme l'oeil, bien qu'elle ne se voie pas, elle saisit le monde extérieur.
Vous pouvez dire la grandeur d'un homme par ce qui le met en colère.
Rien ne nous arrêtera. La route vers les étoiles est raide et dangereuse. Mais nous n'avons pas peur... Les vols spatiaux ne peuvent pas être arrêtés. Ce n'est pas le travail d'un homme ou même d'un groupe d'hommes. C'est un processus historique que l'humanité réalise conformément aux lois naturelles du développement humain.
On reconnaît une vraie femme à ce que, assiégée, pourchassée, tentée peut-être même, elle est inaccessible.
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Pour «la came», cocaïne et morphine, le client verse directement la somme au chef de bande qui lui rapportera sa marchandise dans un délai de deux à cinq jours.
Une longue maladie semble être une halte entre la vie et la mort, que la mort elle-même peut être un réconfort pour ceux qui meurent et pour ceux qui restent.
La joie que nous inspirons a cela de charmant que, loin de s'affaiblir comme tout reflet, elle nous devient plus rayonnante.
Nous exigeons tous et voulons le respect, homme ou femme, noir ou blanc. C'est notre droit humain fondamental.
Chaque maison a son odeur à laquelle ses habitants ne prennent plus garde, sauf après une longue absence. Quand une maison n'a pas d'odeur, elle effraie ; on a l'impression qu'elle cache un secret, la maladie.
La manière chercheuse, anxieuse, exigeante, que nous avons de regarder la personne que nous aimons rend notre attention en face de l'être aimé trop tremblante pour qu'elle puisse obtenir de lui une image bien nette.
J'suis fait d'eau, de feu, de vent et de glace. Chez nous, on devient un homme dans l'effort.
Une femme n'est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant.
La jeunesse est belle. Dérision ! Elle est belle, confiante, aventureuse. Elle est riche de tous les espoirs, de toutes les ambitions. Elle est surtout naïve.
Qu'est ce qui fait d'un homme, un homme ? Un de mes amis se le demandait est ce que ce sont ses origines ? La façon dont il vient au monde ? Je ne pense pas, ce sont les choix qu'il fait pas comment il entreprend les choses mais comment il décide d'en finir avec elles.
L'on dit à la Cour du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'il apprenne que nous disons du bien de lui ; la seconde, afin qu'il en dise de nous.
L'étude de Bergson sur le rire, je devrais la lire, elle est on ne peut plus pertinente... en voici l'illustration. On s'amuse toujours plus ou moins des malheurs, des tares d'autrui. Le vrai civilisé, le sage ne rit pas...
Pourquoi Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?