La mémoire est une fiction. Elle est comme une mosaïque, faite de tessons.
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
L'information est le pouvoir. Mais comme tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux.
Je suis et resterai résident fiscal en France et à ce titre je remplirai, comme tous les Français, mes obligations fiscales.
Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine.
Publier un livre de poésie, c'est comme jeter un pétale de rose au fond du Grand Canyon et attendre l'écho.
Ce qui est étonnant, ce n'est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l'esprit d'un animal féroce et méchant comme l'homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l'homme.
On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté.
La vie est un exil : chaque homme vit en lui-même comme en pays étranger.
C'est à une fête infinie que nous invitent les plus humbles choses - les fruits comme les pierres, les herbes comme les astres - et il nous faut, pour en jouir, apprendre ce toucher immédiat de l'esprit dont les peintres ont le privilège.
Attendre le courrier comme on attend le Père Noël est un trait commun à tous les écrivains.
L'Etat est comme le corps humain. Toutes les fonctions qu'il accomplit ne sont pas nobles.
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
Libre, oui, tu l'es comme moi, mon égal, oui, mais mon frère, c'est autre chose.
Nous vivons la mort par intermittence et la vie comme un contrat que nous n'avons pas signé.
Nous vivons comme nous rêvons : seuls.
La paix était mon but, mais point du tout mon idole : le mot même idéal me déplairait comme trop éloigné du réel.
L'indépendance, c'est comme un pont : avant, personne n'en veut, après, tout le monde le prend.
Les larmes, c'est comme une rosée qui empêche le coeur de faner, une rosée qui l'aide à refleurir comme avant.
Jouer dans des films, c'est comme être dans un cirque. Il y a beaucoup de gens, des camions, de la nourriture gratuite, des représentations et parfois des applaudissements.
L'amour de loin, c'est comme un compte en banque, on n'en jouit pas.
Quand la gravité n'est que dans le maintien, comme il arrive très souvent, on dit gravement des inepties.
La peinture peut être traduite, comme la musique, comme les objets, comme tout ce qui n'appartient pas au langage. Mais traduite par équivalences, par des mots, des rythmes, des sonorités.
Les souvenirs sont façonnés par l'oubli comme les contours du rivage sur la mer.
Tour à tour inquiètes et sereines Les années s'écoulent sans bruit Laissant comme un manteau de laine Sur tous les hivers de nos vies.
Le silence est comme une nudité de l'âme, qui s'est libérée de la parure des mots.
Lacanau a des fantômes dans ses vagues. Immense plage, violente, somptueuse, la mer en mise en plis géante. Comme les côtes de Mauritanie. Le fracas ordonné des vagues, l'une après l'autre, lourdes et puissantes. Une musique de la nature qui t'emmène et te ramène. La lune éclaire le mystère. La nuit des temps.
Vis la vie comme elle vient.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l'utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
Le livre n'est pas. La lecture le crée, à travers des mots créés, comme le monde est lecture recommencée du monde par l'homme.
Un virtuose nous fait entendre la musique non pas comme elle est écrite, mais comme il la sent.
Un auteur est peu propre à corriger les feuilles de ses propres ouvrages : il lit toujours comme il a écrit et non comme il est imprimé.
Une phrase trop chargée d'adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
Si les gens pouvaient voir dans mon coeur, j'aurais presque honte - tout y est froid, froid comme de la glace.
Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne.
La publicité est comme le poison : elle n'est dangereuse qu'avalée.
Les serments, comme les personnes, perdent leur force en vieillissant.
Le retour à la bestialité est possible dans une société comme la nôtre. En raison de la désorganisation des mentalités, des crises d'hystéries généralisées, tout cela aggravé par les crises économiques.
La vérité est parfois amère. Mais comme tous les médicaments, il faut l'avaler.
Je me souhaite d'avoir encore 100 ans devant moi. Il y a tellement de choses à préparer pour essayer de faire que l'avenir soit meilleur. C'est un peu comme mettre sa pierre à l'édifice. On ne peut pas mettre la [...] ► Lire la suite
C'est une antiquité Damon, comme toi.
J'me sens comme une pute de Bangkok après une perm' de marines.
C'est comme les cochonneries, les histoires de bravoure, elles plaisent toujours à tous les militaires de tous les pays.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l'âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l'âme jusqu'au ciel
Un acteur c'est comme un piano. Il doit être bien accordé, mais il ne faut pas taper dessus trop fort.
Là, les yeux au plafond, pendant que mon cigareExhale un lent nuage azuré qui s'égareComme dans un brouillard matinal, je revoisTon sourire, ton beau sourire d'autrefois.
L'artiste doit voir toutes choses comme s'il les voyait pour la première fois. Toute sa vie il doit voir comme il l'a fait quand il était enfant.
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l'ensoleillement dont ils ont joui.
Le rire châtie certains défauts à peu près comme la maladie châtie certains excès.
Crédit perdu est comme miroir en miettes.