Il n'est pas difficile d'être malheureux ou mécontent ; il suffit de s'asseoir, comme fait un prince qui attend qu'on l'amuse.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
Faut-il que les hommes soient bêtes de fabriquer des machines pour se tuer... comme si on ne claquait pas assez vite tout seul !
En matière d'art comme ailleurs, pour qui veut s'élever, mieux vaut battre des ailes que d'écraser ses concurrents...
L'héritage de mes parents en moi est comme une gigantesque tumeur cancéreuse : tout ce qui est en moi souffre, ma misère, mon tourment, mon désespoir, c'est moi.
Et, comme d'habitude, c'est le silence qui hurle.
Il faut estimer comme un bien le moindre mal.
Il en est de certains artistes comme du duc de Guise : ils paraissent plus grands couchés que debout.
Le patron est comme tout le monde, il ne sait pas grand chose.
Il y a des gens qui donnent un conseil comme on donne un coup de poing. On en saigne un peu, et on riposte en ne le suivant pas.
Je pense à mon atelier comme à un potager où les choses suivent leur cours naturel. Ils grandissent, ils mûrissent. Vous devez greffer. Vous devez arroser.
C'est bien singulier comme nous restons enfants en certaines choses. C'est fort heureux quant aux sentiments.
En art comme en amour, l'instinct suffit.
De tous temps, la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte.
Quand on s'habitue à chercher son bien-être dans ses propres efforts, on s'élève dans sa propre opinion comme dans celle des autres.
Bouger comme le papillon, frapper comme la guêpe.
Les cieux sont comme un livre où tout homme peut lire.
Dans les lettres comme dans la politique nous avons besoin d'une Déclaration d'Indépendance, et surtout - ce qui serait mieux - d'une déclaration de guerre.
Pour être un grand homme dans les lettres, ou du moins opérer une révolution sensible, il faut, comme dans l'ordre politique, trouver tout préparé et naître à propos.
On voyait particulièrement sur la carte un fleuve, un grand fleuve puissant, qui ressemblait à un immense serpent déroulé, la tête dans la mer, le corps au repos, infléchi sur de vastes distances, la queue perdue au fond du pays.Remonter [...] ► Lire la suite
Je mets mon vit contre ta joue,Le bout frôle ton oreille,Lèche mes bourses lentement,Ta langue est douce comme l'eau.
Le bac, c'est comme la lessive : on mouille, on sèche... et on repasse.
Nos raisons et nos discours humains, c'est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c'est elle qui y donne la façon et le prix.
Connais-toi comme l'orgueil de sa création, le lien unissant la divinité et la matière ; vois une partie de dieu lui-même en toi ; souviens-toi de ta propre dignité et n'ose pas descendre dans le mal ou la bassesse.
Tu es comme le voleur qui n'est pas le moins du monde désolé d'avoir volé, mais qui est terriblement, terriblement désolé d'aller en prison.
La plupart des gens pensent que Marv est fou. Il a juste eu la malchance pourrie d'être né au mauvais siècle. Il serait tout a fait a sa place sur un champ de bataille moyenâgeux, fendant un crâne à coups [...] ► Lire la suite
Je ne peux écrire que si j'ai des lecteurs. C'est exactement comme un baiser - vous ne pouvez pas le faire tout seul.
La démocratie a deux excès à éviter : l'esprit d'inégalité, qui conduit à une aristocratie, ou au gouvernement d'un seul individu ; et l'esprit d'extrême égalité qui le conduit au despotisme, comme le despotisme d'un seul individu finit par la conquête.
La possibilité que le oui et le non, le bien et le mal, soient également indifférents à Dieu ne peut être concevable pour des têtes faites comme les nôtres, car enfin Dieu doit bien servir à quelque chose.
L'invention, c'est le progrès d'une pensée qui change au fur et à mesure qu'elle prend corps. C'est un processus vital, quelque chose comme la maturation d'une idée.
La véritable amitié est comme la santé, la valeur de celle-ci est rarement connue jusqu'à ce qu'elle soit perdu.
La sagesse de la femme est, comme celle de l'homme, toujours courte par quelque endroit.
Pendant une bouffée de silence, épaisse comme une brume, je viens d'entendre choir sur la table voisine les pétales d'une rose qui n'attendait, elle aussi, que d'être seule pour défleurir.
Tu ne peux pas couper les ponts avec une personne en faisant comme s'il n'y avait jamais rien eu. Enfin, si tu peux, mais ça fait de toi un sans-coeur, une sorte de grand monstre sans âme, que je pensais connaître, mais non.
Les gens sont comme ça, méchants avec ceux qui perdent.
La politesse est sage : la grossièreté, par conséquent, stupide. Se faire, sans nécessité et avec intention, des ennemis en commettant des impolitesses, c'est de la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa maison.
Je ne montre jamais quoi que ce soit, je n'en parle jamais avant que ça ne soit fini. C'est comme une mayonnaise qui ne prend pas si on la regarde.
La mémoire est une fiction. Elle est comme une mosaïque, faite de tessons.
Les hommes fuient comme la peste les femmes malheureuses qui se moquent d'eux.
Je veux vivre comme un cristal, je m'en briserai, peut-être.
Valérie est morte. Et ce qui me rend encore plus triste, c'est que c'est comme si de rien n'était. Il a continué a y avoir du vent dans mes mollets.
Le théâtre est comme la messe ; pour en bien sentir les effets il faut y revenir souvent.
Le cancer m'a fait surmonter des peurs sans importance, comme vieillir.
Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
La voiture est étrange : à la fois comme une petite maison et comme un vaisseau sidéral.
Le cheval, comme chacun sait, est la part la plus importante du chevalier.
L'amour arrivait comme un coup de poing et très rarement. Le plus souvent pour les mauvaises raisons. Simplement, les gens se fatiguent de refouler leur amour et un beau jour ça sort parce que ça a besoin d'aller quelque part. Ensuite, d'habitude, commencent les ennuis.
Comme Jésus, nous appartenons au monde et ne vivons pas pour nous mais pour les autres. La joie du Seigneur est notre force.
La beauté est comme une valeur qui a cours partout et auprès de tous ; sous cet aspect, elle est comme une fortune.
C'est à une fête infinie que nous invitent les plus humbles choses - les fruits comme les pierres, les herbes comme les astres - et il nous faut, pour en jouir, apprendre ce toucher immédiat de l'esprit dont les peintres ont le privilège.