En général, il faut se redresser pour être grand : il n'y a qu'à rester comme on est pour être petit.
La poésie, c'est un peu comme la blédine. On aime ça avant de pouvoir en parler.
On écrit souvent son premier livre comme un testament.
C'est étonnant comme toutes les célébrités littéraires gagnent à être vues en caricature !
Le Goncourt, c'est un peu comme l'élection de Miss France. Sans avenir.
Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. C'est comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout des mots.
Parfois, la musique, les films et les livres sont les seules choses qui nous permettent de sentir que quelqu'un se sent comme nous.
Je fais des petits zinzins, comme ça, qui me vont, comme une autre ferait une robe qu'elle coupe sur elle. Bon moi je sais pas coudre, alors je fais ça.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
Un dictionnaire est comme une montre ; il vaut mieux en avoir un mauvais que pas du tout, mais le meilleur n'est jamais tout à fait exact.
Le temps est la mesure des affaires comme l'argent l'est des marchandises.
Il en est du mérite comme de l'innocence : il se perd dès qu'on s'en repaît.
Les enfances se ressemblent toutes, dans leur grandeur comme dans leur misère originelles. On ne connaît guère mieux son enfance que les enfances inconnues et secrètes des autres enfants.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.
L'Elephant Man a quelque chose à l'intérieur de lui, qui pousse dans son corps. Il n'était pas un être humain parfaitement accompli mais il avait quand même des qualités très spirituelles. C'était comme si deux choses se passaient en lui, une dans son corps et l'autre qui gardait sa personnalité si innocente et bonne.
Les lois sont comme les proverbes : on en trouve toujours une qui justifie la violation de l'autre.
Les idées folles se prennent comme les maladies et celui qui en attrape une, les attrape généralement toutes.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Les célibataires devraient être considérés comme les ennemis de leur nation car ils l'affaiblissent en refusant de leur apporter un sang neuf. Ils devraient être privés de tous leurs droits civiques et condamnés à un impôt triple.
La bêtise c'est comme une sorte de fumier pour les légumes, alors que l'intelligence, ce serait plutôt de l'engrais pour les fleurs.
Approcher Autrui, c'est encore poursuivre ce qui déjà est présent, chercher encore ce que l'on a trouvé, ne pas pouvoir être quitte envers le prochain. Comme caresser. La caresse est l'unité de l'approche et de la proximité.
Les esprits, comme les corps, tomberont souvent dans un état boutonneux et mal conditionné par simple excès de confort.
Divorcer, c'est comme être renversé par un camion. Si on en réchappe, on regarde bien à gauche et à droite avant de s'engager de nouveau.
En histoire comme en physique, ne prononçons que d'après les faits.
Il en est des bêtes comme des hommes, on ne peut pas en aimer plusieurs.
Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.
Mon fils, étudies, car petit comme tu es, même à la police on ne te veut pas !
Le camarade Mao, qu'il ait traversé « une mer de vagues déferlantes » ou escaladé « un col de montagne imprenable comme le fer », a toujours tenu sa route sans hésiter, donnant un brillant exemple au parti communiste chinois.
Je n'ai eu aucune éducation. Je me suis élevé tout seul. Je le regretterai toujours. En face de vrais intellectuels, je me sens encore parfois comme un petit garçon.
Je suis comme ma mère, je change souvent de coupe de cheveux.
J'ai un secret Peux tu le garder ? Jure que tu garderas celui-ci. Bien enfermé dans ta poche, Et l'emporter dans ta tombe. Si je te le montre, Alors je sais que tu ne répéteras pas ce que je dit, Pourquoi [...] ► Lire la suite
L'amour construit la beauté, mais qui comme toute beauté, a tôt fait de mourir.
Les grands coeurs sont comme les ruches trop grandes que le miel ne peut remplir et qui deviennent le nid de vipères.
Le style est comme les ongles : il est plus facile de l'avoir brillant que propre.
Notre âme tire sur notre chair comme un navire sur son ancre.
Une huître, c'est un poisson fait comme une noix.
Je suis comme les petits ruisseaux ; ils sont transparents parce qu'ils sont peu profonds.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
À travers la perception d'un objet, quel qu'il soit, je sens comme une espèce de préjudice causé à ma pensée. Le monde où je vis est accablé par le poids de la lumière, de cette lumière dans laquelle je ne [...] ► Lire la suite
C'est terrible quand les gens ne connaissent pas Dieu, mais c'est pire quand les gens identifient comme Dieu ce qui n'est pas Dieu.
Mes passions étaient toutes rassemblées comme des doigts qui faisaient un poing.
J'aime un poulet rôti bien rôti et des oeufs cuits de différentes façons, comme au plat ou brouillés. C'est réconfortant pour moi.
Quand les hommes supérieurs se trompent, ils sont supérieurs en cela comme en tout le reste. Ils voient plus faux que les petits ou les médiocres esprits.
Il en est des enfants comme des champignons ; ils ne sont pas tous également bons.
Comme on connaît ses seins, on met un soutien-gorge.
L'homme âgé sécrète la lucidité comme une vésicule malade trop de bile.
Les pays sont comme les fruits, les vers sont toujours à l'intérieur.
Nous parlons de tuer le temps, comme si hélas ! ce n'était pas lui qui nous tuait !