Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
Je voulais te dire des mots solaires, te baigner de parfums doux comme des songes.
Mais tout fat me déplaît, et me blesse les yeux ;Je le poursuis partout, comme un chien fait sa proie,Et ne le sens jamais qu'aussitôt je n'aboie.
L'étreinte poétique comme l'étreinte de chair,Tant qu'elle dure,Défend toute échappée sur la misère du monde.
Les poètes travaillent dans le noircomme des rapaces nocturnes ou des rossignolsau chant si doux,et ils craignent d'offenser Dieu.
Le plus souvent ce qu'ils vous veulent, les épistoliers, que vous vous penchiez avec respect sur un livre qu'ils ont écrit, l'histoire de leur existence. Unique, certes, comme toutes les existences ! Leurs pérégrinations sexuelles ! Surtout les dames, ça [...] ► Lire la suite
Si nous renoncions à notre liberté comme prix de la sécurité, nous ne serions plus la grande nation que nous sommes.
L'homme est une plante qui porte des pensées, comme un rosier porte des roses et un pommier des pommes.
Traduire de la poésie, c'est comme vouloir empailler un clair de lune.
Si jamais l'humanité en arrivait à ne plus opérer qu'avec des vérités éternelles, des résultats de pensée ayant une validité souveraine et un droit absolu à la vérité, cela voudrait dire qu'elle est au point où l'infinité du monde intellectuel [...] ► Lire la suite
Pourquoi certains humains sont-ils comme des sauterelles futiles à gratter le sol, antennes frissonnantes, énormes ganglions se nouant, formant des noeuds coulants des noeuds carrés, à l'infini ? ils passent leur vie à alimenter une fournaise, lèvres toujours brûlantes, yeux [...] ► Lire la suite
Nous pouvons discuter le tango et nous le discutons, mais il renferme, comme tout ce qui est authentique, un secret.
Tout ceci doit être considéré comme écrit par un personnage de roman.
Vous portez votre honneur comme on porte une armure, Stark. Vous vous figurez à l'abri, dedans, alors qu'il ne sert qu'à vous alourdir et à rendre pénible chacun de vos gestes.
Aujourd'hui, je suis regardé comme le président d'une belle France.
Je t'ai aimé comme j'ai pu, tu crois qu'un autre y arriverait mieux ?
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
La pensée se forme dans l'âme comme les nuages se forment dans l'air.
Le cadeau, c'est comme la caresse : il faut le renouveler, on ne s'en lasse pas.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
La demoiselle qui était futée comme une Bretonne, mit toute sa sollicitude à le servir et lui fournit à crédit et en confiance tout ce qu'il lui fallait.
Les vicieux du siècle en sont comme les saints : qu'il faut cent ans pour les canoniser.
Ta chance monte et descend comme des balançoires et des ronds-points.
La retraite ? Je ne suis absolument pas pressée ! J'ai un futur sympathique jusqu'au jour où je serai mangée par mon boa, comme dans ma chanson, et que la vie s'arrêtera !
Je suis persuadé que les écrivains du futur assureront la relève comme l'a fait chaque génération depuis Homère...
Je n'ai jamais compris comment on peut écrire un livre à deux. C'est comme si on se mettait à trois pour faire un enfant.
Les fonctionnaires sont un petit peu comme les livres d'une bibliothèque. Ce sont les plus hauts placés qui servent le moins.
Les proverbes sont le fruit de l'expérience de tous les peuples, et comme le bon sens de tous les siècles réduit en formules.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on monte avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que de penser avec les pieds comme il arrive souvent.
Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l'épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu'elle est aveugle à ce qu'elle détruit et myope à l'égard du monde qu'elle risque de faire.
La nature de l'homme est initialement bonne et généreuse. Ce sont les injustices de la société qui le poussent à l'égoïsme et à la cruauté. Nous devons redevenir innocents comme des enfants.
En science comme en religion il faut être attentif aux signes. Nombre de grandes découvertes sont la conjonction du hasard et de l'acuité d'observation et d'interprétation des signes.
Je me sentais juste comme si je ne serais plus jamais heureuse, et comme si j'étais tombée dans un grand trou noir.
- Loups garous, chasseurs, kanimas... C'est comme une effrayante fête d'Halloween à chaque pleine lune. Sauf pour toi, Stiles. En quoi te transformes-tu ? - L'Abominable Homme des neiges. Mais c'est plus comme un truc d'hiver, tu sais.
Confier la terre aux humains c'est comme confier un Western à Woody Allen.
Il n'y a point d'homme pour l'homme : nous vivons aux aguets les uns des autres, comme fait le chat de la souris.
Il ne faut pas des sots aux gens d'esprit, comme il faut des dupes aux fripons.
Les moeurs, c'est comme l'argent : il n'y a que la menue monnaie qui change de ville à ville. Ce qui a de la valeur et ce qui importe reste le même.
On n'étouffe pas l'amour comme on étouffe un lion, et les plus vigoureux athlètes ne sauraient rien y faire.
Son arsenal anti-émeutes... Il a un tas de trucs comme ça: Pour assourdir, pour aveugler, pour faire éternuer, pour faire pleurer...
Il surveillait les mouvements de la pensée de son frère, comme il eût surveillé les coups de bêche d'un chercheur de trésors.
La chance n'est pas comme un pagne qu'on met et qu'on enlève.
Les femmes c'est comme les fonds, c'est pas facile à lever.
Quand on ne comprend pas sa femme, est-ce qu'on peut demander, comme au cinéma, des sous-titres ?
Le regard, la voix, la respiration, la démarche sont identiques ; mais comme il n'a pas été donné à l'homme de pouvoir veiller à la fois sur ces quatre expressions simultanées de sa pensée, cherchez celle qui dit vrai, vous connaîtrez l'homme tout entier.
Les médecins c'est comme les épouses ; elles ne sont jamais là quand on en a besoin.
La nécessité de mourir n'est supportable qu'à celui qui la regarde comme telle.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.
Vis comme si tu n'avais besoin de rien de plus.
Il l'aimait bien mais à petites doses. Il fractionnait son coeur comme des parts de gâteau.