Chacun sait qu'on ne trouve personne quand on cherche, mieux vaut ne pas avoir l'air de chercher, se comporter comme si de rien n'était.
Rien ne nous vieillit comme la mort de ceux que nous avons connus depuis notre enfance. Je suis aujourd'hui plus vieux d'un mort.
Une idée nouvelle, c'est la plupart du temps une banalité vieille comme le monde dont nous éprouvons soudain personnellement la vérité.
On doit à chaque fois écrire comme si l'on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l'on faisait ses adieux et les dire aussi bien que si l'on faisait ses débuts.
Pour la plupart de nos contemporains, les mathématiques sont administrées et ingurgitées comme un médicament.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Aucun être humain n'est pareil; nous sommes comme des flocons de neige, aucun de nous n'est le même mais nous sommes tous COOL.
Si la physique n'avait d'autres inventions que celles de la poudre et du feu grégeois, on ferait fort bien de la bannir comme la magie.
Tôt ou tard, les hommes qui pensent et qui écrivent gouvernent l'opinion ; et l'opinion, comme vous le savez, gouverne le monde.
Comme les plaisanteries, les meilleures oeuvres ne sont-elles pas les plus courtes?
L'économie regorge de trucs qui vous donne le goût de reculer loin loin loin, de courir comme un dément et de vous planter la tête la première dans le mur qui vous attend flegmatiquement.
Si certaines femmes baisent comme elles conduisent, elles courent à la césarienne.
À l'époque de Pascal, on considérait l'enfance comme un temps perdu ; le problème était d'en sortir au plus vite.
Moi à la base, je voulais faire prêtre mais comme je suis trop timide pour aborder les enfants...
J'essaie de ne jamais être gouverné par la peur ; c'est comme ça que je choisis les choses.
Ma chère et douce mamanAussi gentille que je puisse l'espérerMa chère et douce mamanAujourd'hui comme tous les jours tu es la mère rêvéeNe sachant que faire pour te remercier, j'ai écrit ce poème qui traduit ma pensée.
Le sexe est la grande histoire de notre vie. La seule chose qui véritablement nous "déborde" comme le dit si bien Philip Roth. Vis-à-vis de lui, nous nous engageons comme dans le mariage: pour le meilleur et pour le pire.
Le lien avec autrui ne se noue que comme responsabilité, que celle-ci, d'ailleurs, soit acceptée ou refusée, que l'on sache ou non comment l'assumer, que l'on puisse ou non faire quelque chose de concret pour autrui.
Je les ai reçus en plein coeur,Vos petits mots semés de fleurs,Que je gardais comme un trésor,Aujourd'hui je les goûte encore.
L'amour, ça fait mal. C'est comme ça, c'est scientifique. La solution ? Une bande de supers copines, Titanic et du Nutella.
La supériorité comme cause de l'impuissance : être incapable d'une sottise qui peut être "avantageuse".
Les diplomates sont là pour commencer les guerres comme les soldats pour les finir.
L'homme ne s'aperçoit pas qu'on l'étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes "d'expression de sa personnalité".
La véritable intensité, comme la beauté, n'est pensable que dans les parages de la mort.
Comme le langage, la musique nécessite une écriture.
On ne produit pas et on n'échange pas des films, des livres, des musiques comme des machines à laver ou des ordinateurs.
L'amour est comme une guerre de tranchée : on ne voit pas l'ennemi, mais on sait qu'il est là et qu'il vaut mieux ne pas sortir la tête.
Devant nous fuse un jet d'eau dont elle paraît suivre la courbe. "Ce sont tes pensées et les miennes. Vois d'où elles partent toutes, jusqu'où elles s'élèvent et comme c'est encore plus joli quand elles retombent. Et puis aussitot elles [...] ► Lire la suite
Les heures de la nuit sont lentes et funèbres.Frère, ne trembles-tu jamais en écoutant,Comme un bruit sourd de mer lointaine qu'on entend,La respiration tragique des ténèbres ?
J'aime le style français des années 30 et 40. Les stars du cinéma français comme Jean Gabin et Yves Montand avaient un style tellement naturel et sans effort.
A l'instinct et depuis toujours faire comme ça. De l'extérieur souriant, amoureux et paisible et dedans l'envie de se vomir.
S'il existe un phénomène tel que le mal absolu, il consiste à traiter un autre être humain comme un objet.
Beaucoup de ses mérites, le saint les doit à son expérience comme pécheur.
Les nobles sont comme les livres : il en est beaucoup qui ne brillent que par leurs titres.
Il faut user de sa langue avec certaines gens comme on se sert d'éperons pour les chevaux ; rarement, mais toujours vigoureusement.
On ne parle jamais de l'intelligence d'une mère, comme si c'était amoindrir son affectivité, la distancer. Mais l'intelligence, c'est : tout ce qui nous permet de vivre souverainement avec un être.
Dans la brume un cor sonna ;Ton âme alors frissonna,Et, sans crise,Ton coeur défaillit, mourant,Comme un flacon odorantQui se brise.
Je suis moulue comme un grain de blé.
J'aurai trente et un ans le prochain anniversaire. Ma jeunesse s'en est allée comme un rêve ; et je n'en ai jamais fait grand usage. Qu'ai-je fait ces trente dernières années ? Petit précieux.
C'est comme, vous savez, comment en temps de crise, les gens se rassemblent ou se désagrègent ? On a l'impression de s'effondrer.
Les opinions sont comme des cons, tout le monde en a un.
Elle n'est pas attirée par ma noirceur comme Lila ni aveuglée par elle comme Rita, elle n'a pas l'air d'en avoir besoin comme Lumen, elle m'accepte, avec mes qualités et mes défauts tel que je suis, alors pourquoi je m'acharne [...] ► Lire la suite
L'instrumentalisation de la liberté religeuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l'ordre établi, l'accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d'un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés.
Les romans ne renferment pas la vie, ils n'en racontent que la surface ridée, comme celle d'un lac.
Comme les mythes et les suppositoires, aphorismes et maximes ont leur temps. Il faut s'en pénétrer avant qu'ils ne se défraîchissent.
C'est drôle comme les bienheureux avaient le plus de malédictions.
Je dois être pris comme j'ai été fait. Le succès n'est pas le mien, l'échec n'est pas le mien, mais les deux ensemble me font.
L'amour se vit sur la paille comme sur le duvet.
Les relations amoureuses, c'est comme chevaucher un taureau. On s'accroche, parfois on est secoué, on tombe et on remonte.
Ce n'est pas parce que c'est comme ça que ça ne changera jamais.