Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l'eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
La politique est comme le sphinx de la fable : elle dévore tous ceux qui n'expliquent pas ses énigmes.
C'est bien, de mépriser le monde et de s'en servir, mais comme c'est mieux de le mépriser tout simplement !
L'heure est comme une nef sur la mer du silence.
Un amour qui a passé par la jalousie est comme un joli visage qui a passé par la petite vérole : il est toujours un peu grêlé.
Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.
Les peines de jeunesse sont comme les orages de printemps : de courte durée et vite dissipées.
La tristesse va et vient comme les saisons.
L'âme n'a pas le pouvoir de se voir elle-même mais, tout comme l'oeil, bien qu'elle ne se voie pas, elle saisit le monde extérieur.
Dans la pratique quotidienne, les bienfaits de la consommation ne sont pas vécus comme résultat d'un travail ou d'un processus de production, ils sont vécus comme un miracle.
Armé comme un ange j'viens pour embrasser la paix.
Ça se voit dans tes yeux que tu l'aimes, je le sais parce qu'avant tu me regardais comme lui...
Tenir un journal. Une manière comme une autre de récapituler, de savoir où on en est rendu. Ça aide des fois à trouver la solution plus vite.
Les cornes, c'est comme les dents. Quand elles poussent, ça fait très mal ; mais une fois poussées, on mange avec.
Les jours filent comme les roues d'un véhicule : les bons jours ressemblent aux roues d'une voiture qui accélère, tandis que les mauvais jours ressemblent à des roues enlisées qui patinent dans un bourbier.
Si l'amour n'était pas ce mélange insoluble de crime prémédité et d'infinie délicatesse, comme il serait aisé de le réduire à une parole ! Mais les souffrances de l'amour dépassent les tragédies de Job... L'érotisme est une lèpre éthérée...
L'homme comme le Christ est fait de chaire, de sang et de passion.
Il ne faudra pas oublier les gestes, même esquissées, qui disent la tendresse, les gestes si souvent négliges, oubliés comme un repli du coeur.
Les relations sont comme des requins. Ils doivent continuer à aller dans des eaux plus profondes et plus froides, parfois dans des territoires plus effrayants et plus sombres... pour rester en vie.
Franchement, je me considère comme très chanceux, et ce serait vraiment déplacé de me plaindre.
Je ne crois pas en Dieu mais je meurs comme si je croyais en lui. L'intelligence a sa logique, et l'âme, ce je ne sais quoi qui dépasse ma compréhension.
Il est désormais possible de renverser l'opinion comme un mécanicien de locomotive renverse la vapeur.
Loin des calculs politiques, il s'est efforcé de penser la cité républicaine, guidé par deux exigences : l'universalité nécessaire des droits civiques et l'instruction comme accomplissement de l'individu.
Il faut que le soleil se montre à nous comme le miroir des roses pour demeurer le soleil ; l'ancolie, comme un rideau de sable.
Car la photographie c'est l'avènement de moi-même comme autre : une dissociation retorse de la conscience d'identité.
Il est grand temps que nous appréhendions l'égalité comme un spectre, au lieu d'y voir deux idéaux distincts et opposés.
J'aime bien courir dans un fossé plein de boue, tirer des balles. C'est comme ça que je suis. J'aime cela.
Incapable de faire des choix j'suis comme mes figurines, inutile, j'reste chez moi, j'baisse les bras.
Parce que moi quand je te regarde belle comme t'es, dans ta boutique là, avec tes ongles, avec tes bras, tes beaux yeus, tes petits seins, tes cheveux qui sentent bon comme quand on sort de la douche... Et ben pour moi, t'es une putain de princesse. Ma princesse.
Il est des intellectuels comme du soleil d'hiver. Il brillent mais prodiguent peu de chaleur.
Vis aujourd'hui avec tes amis comme avec ceux qui peuvent être demain tes pires ennemis.
Gardez foi en vous-mêmes, et vous garderez foi en la littérature. Comme toute valeur, la littérature ne vit que de foi.
Tout homme plongé dans l'obscurité écarquille les paupières comme si de plus de ténèbres absorbées pouvait naître la lumière.
Le fait de donner Dieu comme réponse à toutes les question peut paraître un refus de poser les questions.
Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur.
Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit.
Si on a qu'un marteau comme outil, tous les problèmes ne tarderons pas à ressembler à des clous à enfoncer dan le mur.
Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des coeurs mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux mais ne voient pas. Ils ont des oreilles mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants.
Le scélérat a ses vertus, comme l'honnête homme a ses faiblesses.
La vue d'un corps endormi peut-elle appeler autre chose que le meurtre comme suprême tendresse !
Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.
A 45 ans elle est encore belle comme le jour... Le problème c'est la nuit.
L'indulgence est comme le parfum de la vérité.
Entre le vice et la vertu, pour bien des hommes politiques comme pour bien des femmes, il n'y a que l'épaisseur d'une combinaison.
Le sport est élémentaire : objet, objectif, mettre objet dans objectif et gueuler comme des écartés.
Les moments heureux coulent plus vite que les autres (mon Dieu, comme la vie est mal arrangée !)
Ainsi être est plus général que vivre, vivre plus général que connaître, et la matière est quelque chose de plus général que la forme. Donc plus une chose est à l'état de suppôt, et plus elle procède d'une cause supérieure. [...] ► Lire la suite
Les femmes ont brûlé comme des phares dans toutes les oeuvres de tous les poètes depuis le début des temps.
J'refuse d'être traité comme une merde pour un salaire de merde, j'refuse de perdre mon amour sous prétexte que c'est la vie, qu'on peut rien y faire, j'refuse de croire que ma passion doit forcément rester un loisir et que je peux pas en vivre. La vie c'est ça et ça, pas ça ou ça.
C'est comme désamorcer une bombe dans une maison hanté construite sur un champ de mines avec des dizaines d'ours tout autour, et les ours ils sont armés de couteaux.