Le passé, c'est comme une assiette brisée: on aura beau essayer d'en recoller les morceaux, on ne pourra jamais lui rendre son aspect d'antan.
La gloire, c'est comme un cigare qu'on mettrait dans la bouche par le bout allumé. D'abord ça brûle, et puis, on ne sent plus que la cendre.
La peinture remonte des coups de pinceau comme un poème naît des mots. Le sens vient plus tard.
En été comme en hiver, qui quitte sa place la perd.
La vie c'est comme une lanière de sandale : avant qu'elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire
Pour tous ceux qui ont peur, qui sont solitaires ou malheureux, le meilleur remède est à coup sûr de sortir, d'aller quelque part où l'on sera entièrement seul, seul avec le ciel, la nature et Dieu. Car alors seulement, et [...] ► Lire la suite
- Pour fêter notre anniversaire de rencontre, déjà deux semaines ! Je t'offre ceci ! [une statue est dévoilée] - C'est beau, c'est comme une reproduction de moi, mais en pierre ! - Ça s'appelle une statue. - Non, je ne crois pas, mais j'adore !
Les paroles d'honneur... c'est comme la neige... ça fond devant le soleil !...
La techno prend les danseurs comme un courant marin emmène un banc de petits poissons et les entraîne dans un paysage fabuleux... au gré de ses méandres.
Le regard des autres vous effleure en permanence, certains jours, il est à la surface, et certains jours, il vous fait mal, mal à la peau, comme si on était légèrement brûlée.
Qu'importe injures un jour se dissiperont comme volute Gitane.
Comme si ce n'était pas assez difficile d'être un homme ! Il faut être une femme en plus. Cette condition humaine aggravée.
Il n'y a que les sots qui se croient supérieurs aux autres. Il faut les ignorer comme s'ils n'existaient pas.
Quatre-vingts ans ! Plus d'yeux, plus d'oreilles, plus de dents ; plus de jambes, plus de souffle ! Et c'est étonnant somme toute comme on arrive à s'en passer.
De beaux fragments tout ruisselants Leurs déroulements indolents L'un après l'autre Au fur et à mesure que je me les rappelle et que j'y pense Des vrais poèmes Ce que nous appelons poèmes n'est qu'image Les poèmes de l'intimité de [...] ► Lire la suite
Comme le ver mange le vêtement, et la pourriture le bois, ainsi la tristesse de l'homme lui ronge le coeur.
Tout comme l'homme, les animaux ressentent le plaisir et la douleur, le bonheur et le malheur.
La solitude est comme le feu : on s'approche et l'on se réchauffe ; on s'approche un peu plus et l'on se brûle.
Quand un homme pleure, des tas de mots comme "force", "fierté", "virilité", des châteaux forts avec tours et oriflammes s'effondrent.
Votre nom est suspendu dans mon coeur comme la langue d'une cloche.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
En nationalité, c'est tout comme en géologie, la chaleur est en bas ; aux couches inférieures, elle brûle.
À présent, je soupçonne que, tout comme les cerfs vivent dans la peur mortelle des loups, une montagne vit dans la crainte mortelle des cerfs. Et peut-être à plus juste titre, car si un cerf tué par des loups peut [...] ► Lire la suite
La bouderie en amour est comme le sel ; il n'en faut pas trop.
La vantardise est le défaut des institutions comme des individus.
L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut... C'est sortir de l'humanité que de sortir du milieu.
Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette.
Nous allons vers une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme certain et ne retient comme critère ultime que son propre ego et ses propres désirs.
J'adore profondément la profession, et je travaille sur chaque film comme si c'était le premier - et le dernier. Donner le meilleur de moi-même.
L'art de la guerre est, comme celui de la médecine, meurtrier et conjectural.
Une vie, c'est fait avec l'avenir, comme les corps sont faits avec du vide.
Ecrire l'histoire est une façon comme une autre de se libérer du passé.
Employée comme moyen d'extériorisation d'un souci créateur, [la photographie] est autre chose qu'une simple copie de la nature. Autrement les "bonnes" photos ne seraient pas si rares.
Tout se calme à la longue, notre joie comme notre peine. Tout s'en va avec le temps.
Quelle est la valeur de cette vie dont les meilleurs moments nous apparaissent toujours comme des périodes d'évasion, de fuite de soi ?
Le noir est comme un bûcher éteint, consumé, qui a cessé de brûler, immobile et insensible comme un cadavre sur qui tout glisse et que rien ne touche plus.
J'aimerais aller dans le sommeil comme j'avance dans l'amour : avec l'impossibilité d'en revenir, brûlant jusqu'au dernier tous mes vaisseaux chantants.
Pour la femme comme pour l'ascenseur, tu mets ton doigt où t'habites.
Comme les vagues se dirigent vers le rivage de galets, ainsi font nos minutes, hâtez-vous à leur fin.
J'ai bouclé mes bagages car je pars aujourd'hui, j'aime te regarder quand tu dors, je n'ose pas te réveiller pour te dire au revoir... Souris moi, embrasse moi, jure moi que tu seras toujours là, sers moi dans tes bras comme pour me retenir... L'avion est près à partir, j'sais pas si j'pourrais jamais revenir !
Les traditions ? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.
Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain.
Il suffit de savoir que la concurrence n'est autre chose que l'absence d'une autorité arbitraire comme juge des échanges, pour en conclure qu'elle est indestructible. La force abusive peut certainement restreindre, contrarier, gêner la liberté de troquer, comme la liberté [...] ► Lire la suite
Tout au long du XVIIIe siècle, à l'intérieur et à l'extérieur de l'appareil judiciaire, dans la pratique pénale quotidienne comme dans la critique des institutions, on voit se former une nouvelle stratégie pour l'exercice du pouvoir de châtier. Et la [...] ► Lire la suite
Idées de suicide : c'est gentil comme tout ces petites bêtes-là, et si faciles à nourrir. Elles mangent tout : des chagrins, des dents arrachées, des blessures d'amour-propre ou non, des déficiences sexuelles, des larmes pas pleurées...
Nos fantasmes, comme nos rêves, prennent par osmose les formes des circonstances qui nous sont les plus familières.
On était comme frère et soeur, Georges !
Peu d'êtres savent voir les choses comme elles sont. Les uns aperçoivent seulement ce qu'ils veulent voir, les autres ce qu'on leur fait voir.
L'amitié est indispensable à l'homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi.
Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris.