Si je te balance dans la piscine maintenant, tu coules comme un caillou à la con ! T'en a trop pris mon vieux ! T'en a trop pris ! Trop pris ! Et n'essayes pas de lutter hein ! T'aurais des bulles d'air au cerveau, une rupture d'anévrisme, tu te ratatinerais et tu crèverais.
Les saints sont des gens comme nous, mais l'amour les pousse plus que nous.
Nu comme un plat d'argent, - Nu comme un mur d'église, - Nu comme le discours d'un académicien.
On fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C'est ainsi qu'on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu.
La réalité est presque toujours un démenti constant infligé à nos craintes comme à nos espoirs.
Comme nous ne sommes pas sûrs de notre courage, nous ne voulons pas avoir l'air de douter du courage d'autrui.
Le délire de mentir et de croire s'attrape comme la gale.
Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. C'est comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout des mots.
Je suis comme le poireau : pas du tout exportable.
En entrant dans le camp, c'était comme si Dieu était resté à l'extérieur.
Avec la plupart des gens, le disc-jockey se montre sympathique comme l'encre du même nom : d'une façon provisoire.
Comme deux passagers dans un bateau à la dérive, ils sont, dans le grand vent d'hiver, deux amants enfermés avec le bonheur.
On prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c'est comme si le matin d'hiver se faisait croissant de l'intérieur, comme si l'on devenait soi-même four, maison, refuge.
Perdre une inspiration c'est comme tuer un homme, car ce qu'on avait à dire pouvait sauver la vie de millier de personnes.
C'est comme un aveugle qui comprend qu'il ne sera jamais un grand photographe.
L'héridité est un phénomène auquel un homme croit jusqu'à ce que son fils se conduise comme un idiot.
Les vices sont comme les bestiaux, qui s'engraissent jusqu'à ce qu'ils soient bons pour la tuerie.
Tu te croyais laide ; mais si tu savais comme le plaisir pare pour une femme !
Tous les jours j'me couche aux aurores. Et j'pars au taf avec une gueule d'enterrement comme si j'étais croque-mort.
Procédure. Machine dans laquelle vous entrez tel un cochon et dont vous ressortez comme une saucisse.
On fabrique de la probité avec toutes sortes de vices, comme on fait du papier blanc avec des guenilles de mille couleurs.
Le véritable esprit est comme l'eau, il s'étend partout...
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Il y a deux sortes d'écrivains comme il y a deux sortes de chasseurs, ceux qui vont acheter leur gibier chez le marchand de comestibles, et ceux qui le rapportent de la chasse.
N'oublie pas de garder en des temps pénibles l'impassibilité, comme en des temps heureux un coeur sait tempérer la joie insolente.
Nous participons tous à la création. Nous sommes tous des rois, poètes, musiciens ; il n'est que de s'ouvrir comme un lotus pour découvrir ce qui est en nous.
Le malheur, comme la richesse, s'entasse sur plusieurs générations. Il suffit ensuite d'une seule personne pour consommer tout.
C'est curieux comme l'argent aide à supporter la pauvreté...
Les idées folles se prennent comme les maladies et celui qui en attrape une, les attrape généralement toutes.
La vie m'a tant giflé que la tête m'en tournait comme la vis d'un tabouret de piano.
La gêne du commandement fatiguera comme celle de l'obéissance.
Avec l'opéra, comme dans tout art de scène, pour être très demandé et bien payé vous devez bien sûr être bon, mais vous devez aussi être célèbre. Ce sont deux choses différentes.
Il en est du royaume des cieux comme d'un coton-tige ! Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !
Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d'étoffes s'assortir pour son argent.
Mais ce qui est proprement insensé, c'est que le mental considère comme le monde véritable celui de sa fabrication, qui n'a, je ne le redirai jamais trop, aucune existence d'aucune sorte, et c'est par rapport à ce monde totalement chimérique qu'il se permet de juger le monde réel.
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
Il vient un âge où le bonheur semble se retirer de la vie, comme ces lacs qu'un été trop long rétrécit entre leurs rives.
Comme si cela s'inventait, le bonheur ! Cela se trouve et se prend.
Comme les musées, les bibliothèques sont un refuge contre le vieillissement, la maladie, la mort.
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
La télévision n'est pas une marchandise comme les autres.
Si les dieux font maintenant le métier de proxénètes comme nous les mortels, je n'en donnerai plus une pièce de trois oboles.
Trop de personnes utilisent l'avortement comme moyen de contraception. Et c'est très faux. Je ne pourrais jamais, jamais avorter.
Comme Hamlet, je dois choisir entre le suicide et la mort.
Le vrai prix de mes lunettes, c'est 3300 euros, dont 500 euros de verres. C'est pas 15 000 euros comme le Canard Enchaîné l'a annoncé.
Je suis un Jedi, comme mon père l'a été avant moi.
Le cinéma, art collectif, demande des chefs qui mènent leurs troupes et les inspirent, comme des généraux au combat.
On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.
Le dessin a été, comme pour tout le monde, mon premier langage, celui qui apparaît avant la parole.
Le cinéma, c'est une dépendance, mais elle est tellement agréable que le plaisir l'emporte sur les mauvaises raisons, comme le besoin de fuir la réalité.