Dans les lettres comme dans la politique nous avons besoin d'une Déclaration d'Indépendance, et surtout - ce qui serait mieux - d'une déclaration de guerre.
Tout n'est pas politique, mais la politique s'intéresse à tout.
Le monde politique est une jungle.
La guerre étant, chacun le sait, la forme collective et violente de la conversation.
On ne peut pas s'attendre à résoudre des problèmes si tout ce qu'on fait c'est s'entretuer. Vous pouvez être en désaccord avec une certaine politique sans diaboliser la personne qui l'adopte.
Les après-guerre sont faites pour enterrer les morts et trouver quelques belles phrases.
La guerre est la multiplication du crime parfait.
Le monde appartient à ceux qui partent à sa conquête armés de confiance en eux et de bonne humeur.
A mon avis, les généraux qui meurent à la guerre commettent une faute professionnelle.
Méfiez-vous du chef qui frappe les tambours de la guerre afin de fouetter les citoyens dans une ferveur patriotique.
Un homme politique est quelqu'un qui aborde chaque sujet la bouche ouverte.
Nombreux sont ceux qui discutent de la guerre ; peu la font.
Actuellement, je reçois deux ou trois lettres par jour dans lesquelles des gens font la démarche de prendre une feuille, un stylo, et de m'écrire : « Monsieur Noah, quand allez-vous rentrer chez vous ? »
Autrefois, on emmenait sa secrétaire en voyage en la faisant passer pour sa femme ; aujourd'hui, avec le régime des notes de frais, on emmène sa femme en la faisant passer pour sa secrétaire.
Aujourd'hui les hommes de lettres prennent copie de leurs lettres afin que la postérité puisse sans trop de mal réunir leur correspondance.
Les hommes ne sauraient jouir de la liberté politique sans l'acheter par quelques sacrifices, et ils ne s'en emparent jamais qu'avec beaucoup d'efforts.
Mes enfants disent qu'ils se sentent comme devaient se sentir les familles juives en Allemagne sous le régime d'Hitler. Nous avons vraiment tout le monde contre nous.
Il y a tout simplement chez les hommes un besoin de ravager, un besoin de frapper à mort, d'assassiner et de s'enivrer de violence, et tant que l'humanité entière sans exception n'aura pas subi une grande métamorphose, la guerre fera [...] â–º Lire la suite
L'art de la guerre est de gagner du temps quand vos forces sont inférieures.
Il peut y avoir de bonnes idées à droite comme à gauche, mais pour être efficace, il faut une même politique pendant dix ou quinze ans.
L'état de guerre suspend la morale.
La guerre donne de l'avancement à ceux qui ne reculent pas.
La politique me passionne, mais dès qu'elle devient politicienne, elle cesse de m'intéresser.
Qui veut la guerre est en guerre avec soi.
Finalement, l'issue ultime d'une guerre tout entière ne peut jamais être conçue comme un absolu ; souvent l'État vaincu y voit plutôt un mal temporaire, auquel les circonstances politiques de l'avenir pourront remédier.
L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
Dans le régime des âmes, il faut une tasse de science, un baril de prudence et un océan de patience.
L'expérience de la guerre nous a légué un héritage d'inquiétudes. Nulle part ce sentiment de responsabilité n'est plus aigu que chez ceux qui ont participé au développement de l'énergie atomique à des fins militaires. La physique qui a joué un [...] â–º Lire la suite
Que c'est intéressant la guerre ! On peut être fier de la civilisation !
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
Chaque fois que j'entends un discours politique ou que je lis ceux de nos dirigeants, je suis horrifié de n'avoir, pendant des années, rien entendu qui ait semblé humain. Ce sont toujours les mêmes mots qui racontent les mêmes mensonges. [...] â–º Lire la suite