Dans une caravane, c'est toujours le gueux qui dort le mieux.
En amour, il faut parvenir à dire et à être qui on est en s'affranchissant de la peur d'être quitté.
Je veux savoir quelle est la différence entre l'essence d'un homme et d'une femme.
Je suis dans le présent. Je n'ai pas la recette du bonheur, mais le moteur, je crois, c'est simplement d'avoir envie.
J'aime le rap, il me doit tout. Mais souvent, il ne dit rien de positif pour aider les gens, et je n'aime pas ça. La musique a un puissant pouvoir et si vous n'en faites pas bon usage, ça n'est pas bien.
Le pire est de ne même pas rêver gagner.
J'adore Madonna. C'est la seule femme à qui j'ai demandé de m'épouser. Elle a refusé, bien sûr.
La politique n'est pas mon arène. La musique l'est.
Si l'on en fait un absolu, l'égalité est une absurdité puisqu'elle est radicalement étrangère à la nature.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Celui qui ne freine pas à la vue d'une voiture de police est probablement déjà à l'arrêt.
S'emparer de ce qui ne peut se défendre, c'est une lâcheté.
A en juger d'après les communiqués consacrés aux mendiants, la manière la plus simple de s'enrichir, c'est de devenir mendiant.
Tout le secret de l'art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de telle façon qu'on en fasse sentir encore mieux le désordre.
La dernière chose qu'on trouve en laissant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première.
Une huître, c'est un poisson fait comme une noix.
La recherche de Dieu est une entreprise toute personnelle.
On est orgueilleux par nature, modeste par nécessité.
Est-il, une fois l'amour deviné, de plus merveilleux agent de liaison que l'indifférence ?
Il existe une certaine réserve qui n'est pas de la modestie mais de la paresse à se faire valoir.
Elle est acariâtre et autoritaire : c'est un boulet. Il l'a épousée quand même : c'est une boulette.
Il est bon d'accoutumer aux grands événements quelqu'un qu'on destine aux grandes aventures.
C'est lorsque nous avons l'impression de donner le plus que nous sommes le plus égoïstes.
Les "hippies" ont eu une enfance sans grenier. C'est à dix-huit ans qu'ils découvrent les oripeaux.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Notre vie n'est précieuse que parce que nous avons le pouvoir d'en disposer, et que nul ne peut jamais exercer ce pouvoir à la place d'un autre, telle est la terrible économie de notre existence !
On est toujours responsable de ses malheurs.
Pouvoir sentir la faim et la douleur est un signe de vie.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
De toutes les productions de l'esprit, l'oeuvre théâtrale est la plus fragile et la plus brillante, la plus glorieuse et la plus humiliée.
L'honnêteté, c'est pour les imbéciles.
Il y a de l'espoir pour tout le monde, c'est ce qui fait tourner l'univers.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu'on l'honore, qu'on le prie, qu'on lui fasse des sacrifices. Sinon, Dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l'exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Il n'y a rien de définitif en nous, et qu'il est vain et futile d'essayer de rechercher qui on est : on ne découvrira jamais qui on est, ce qu'il faut c'est découvrir où on veut aller, ce qui est beaucoup plus intéressant.
Ecrire est le dernier des métiers manuels...
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
La différence sexuée est la première chose observable et sur laquelle la volonté humaine n'a pas de prise. Aucun moyen n'existe pour changer la donne : il y a du masculin et il y a du féminin.
La liberté de choix et d'intelligence en commun est contestée par l'exigence, en tous domaines, de réponses immédiates. Désormais, la vitesse est vraiment devenue notre milieu, nous n'habitons plus la géographie mais le temps mondial.
La fait du véritable artiste n'est pas de se complaire en ce qu'il fit, mais de le comparer tristement à ce qu'il avait voulu faire.
La vie est une avenue à deux voies.
La seule façon de conserver un avantage sur l'adversaire, c'est d'attaquer en premier.
Est-on sage, Est-on sage, Dans le bel âge De n'aimer pas?
Tout le monde s'imagine que le gigantisme est un facteur de joie et de satisfaction pour un metteur en scène. Ce n'est pas vrai. Le cinéma doit aussi définir, examiner et creuser l'éternel humain.
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
"Qu'est-ce qu'un fait ?" demande le journaliste. "Une fiction" répond le romancier.
La menace d'une crise environnementale est la « clé du désastre international » pour débloquer le nouvel ordre mondial.
C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant ?
La langue est un porc sauvage ; on ne peut la dompter.
L'amour est en quelque sorte la clé qui ouvre la porte qui mène à la réalité ultime.
Hitler voulait détruire la Russie - tout le monde doit se rappeler comment cela s'est terminé.